PLUIE
l’urique ou par un sulfate. On recueille le sulfate du plomb; on le lave avec très-peu d'eau, parce qu'il n’est pas absolument insoluble; on le fait sécher et rougir légèrement, puis on le pèse. 100 de sulfate correspondent à 68.39 de plomb.
On peut voir, à l’article Alliage , comment on sépare le plomb de l’élain, de l’antimoine, du bismuth, de l’argent, du cuivre, etc.
PLUIE. La quantité de pluie se mesure par la hauteur à laquelle elle s’élèverait si elle était retenue sur la surface où elle tombe. En général, cette quantité moyenne annuelle augmente à mesure que la latitude diminue, de sorte qu’elle croit avec la température des zones.
Le nombre moyen des jours pluvieux suit une marche inverse , en sorte qu’il pleut plus, mais moins souvent , à mesure que l’on avance vers l’équateur. Ainsi, entre le 12“' et le 43“* degré de latitude nord, le nombre moyen annuel de jours pluvieux est de 78; il s’élève à 105 du *3“' au t6"“; il est de 134 à la latitude de Paris, et de 161 du 51"* au 60“' degré nord.
La quantité de pluie qui tombe en un même lieu est plus grande en été qu’en hiver, bien qu’il pleuve plus souvent dans celte dernière saison; et, dans nos climats, la pluie nui tombe en juin, juillet et août, équivaut à celle que fournissent les neuf autres mois de l’année.
La pluie tombe en plus grande abondance le jour que la nuit; et dans un même lieu la quantité de pluie que l’on recueille est d’autant moindre que la jauge est plus élevée au-dessus du sol : ce qui semble indiquer que les gouttes augmentent de volume en traversant les couches inférieures de l’air où clics condensent de nouvelles vapeurs. Cependant on croit qu’il tombe plus de pluie dans les pays montagneux que dans les plaines.
Quantités moyennes de pluie recueillies en différents points du globe.
inèt.
mèt
Cap français (Si- Dotningue). .
Douvres
La Grenade (Antilles)
Parties élevées des Alpes
Tivoli (Saint-Domingue). . . .
l’état de pluie , neige
et
Carfaguana.
grêle)
] tomba y
Viviers
Calcutta.
Rome
Kendal
Lyon
Hospice du Saint-Rcrnard. . .
Liverpool
Gènes
Manchester
Joyeuse
Genève
Disc
Lille
Milan
Utrecht
Naples
La Rochelle
mit.
Paris (dans la cour de l'Observatoire). (*) 0.56
Paris (sur la terrasse de l’Observatoire) (*) 0.53
miü.
Le bassin de la Seine . . . (**) 0.53
Marseille 0.47
Pétersbourg 0.46
Upaal 0.43
II n’est nullement démontré que les défrichomenls, la destruction des forêts, diminuent la quantité de pluie qui tombe annuellement. Ainsi M. Flaugergues a trouvé que la quantité de pluie avait augmenté à Viviers depuis 17 78, quoique l'on ait détruit la plus grande partie des forêts qui couvraient l’Ardèche. Cependant M. Il ou s. < tuyau! t remarque qu’à partir de Panama , en se dirigeant vers le sud, on rencontre un pays couvert de forêts épaisses où les pluies sont presque continuelles, tandis qu’au delà de Tumbes , vers Payla , où les forêts ont disparu, la pluie est presque inconnue, à ce point, dit-il, que, se trouvant à Payla, les habitants affirmaient qu’il n’y avait pas plu depuis dix-seplans.
Pénétration. D’après 3IariotleJ les terres labourées ne sc laissent pénétrer par les fortes pluies d’été que de 0m.16 ; et, suivant Lahircj dans la terre recouverte de quelques herbes, la pénétration n’a jamais lieu jusqu’à O™. 65.
D’après le même, une masse de terre nue de 2m.60 d’épaisseur, après quinze années d’exposition à toutes les intempéries, n’avait pas laissé pénétrerune sculegoutle d’eau jusqu'à la plaque de plomb qui la supportait.
Buffbn ayant examiné, dans un jardin, un tas de terre de 3 mètres de haut qui était resté intact depuis plusieurs années, reconnut que la pluie n’avait jamais pénétré au delà de 1“.30, chiffre bien distant de celui de Mariolte.
Il en est tout autrement du sable et des terrains où les roches sc montrent à nu. Suivant M. AragOj le sable se laisse traverser comme un crible; et quant aux roches, tous les mineurs savent que l’eau augmente dans les galeries les plus profondes quelque temps après qu’il a commencé à pleuvoir à la surface. Enfin, d’après M. Àrago , les sources qui, sur nos côtes maritimes, jaillissent à toutes les hauteurs des falaises verticales du calcaire crayeux, augmentent beaucoup immédiatemement après la pluie.
Dalton évalue au ^ de leur poids la quantité de pluie des terres de jardin qui en sont saturées.
POIDS ET MESURES. Je classe sous ce titre les tables de conversion des mesures anciennes en mesures métriques, et je m’ahs-
(*) Cet excès a été observé annuellement depuis 13 années.
(**) On compte qu’un tiers seulement de la quantité de pluie qui tombe dan9 te bassin de la Seine s’écoule par le fleuve ; le reste s’évapore, entretient la végétation ou s’écoule dans la mer par des voies souterraiuc9 (M. Vausse).
tiens de reproduire les tables de conversion inverse, que l’on peut considérer aujourd'hui comme à peu prés inutiles, la pratique des ingénieurs no les conduisant que bien rarement à transformer des mètres en pieds, pouces, lignes, ou des kilogrammes en livres. Je me dispense également, et sans plus de scrupule, de présenter le tableau des mesures légales que tous connaissent. J’y trouve d’ailleurs cet avantage, que je suis en même temps dispensé de définir scientifiquement le mitre, cet archétype passé à l’état de Protée, depuis que la géodésie lui donne autant de valeurs différentes qu’elle mesure de méridiens différents. Le rapport du mètre à la longueur du pendule à secondes a été, il est vrai, déterminé par Borda avec une exactitude qui suffirait toujours pour retrouver le premier (p. 1258), si jamais, « par l’effet des révolutions dont l’his- « toire offre tant d’exemples, ce prototype venait à s’altérer ou à se « perdre; » mais la science repousse cette assimilation, objectant que « la gravité n’exercera peut-être pas toujours la même puissance « dans les siècles futurs! »
S’il en est ainsi, il ne nous reste plus à transmettre à la postérité que cette définition aussi exacte qu’elle est vulgaire : Le mètre est la longueur d’une règle en platine, déposée aux Archives, aujourd'hui rue du Chaume, presque en face de la rue de Rambuleau. ,
Si l’on pouvait supposer que notre monnaie parvint jusqu'à eux, à travers les révolutions et les changements dans l’intensité de l’attraction terrestre, nos descendants retrouveraient encore le mètre avec beaucoup d’approximation, en alignant suivant leurs diamètres
19 pièces de 5 francs -j— 1 1 pièces de 2 francs, opération plus facile que celle qui consisterait à mesurer la distance du pôle à l’équateur.
La combinaison suivante donne encore la longueur du mètre avec une moindre somme :
20 pièces de 1 franc-}- 20 pièces de 2 francs. Conversion des toises, pieds, pouces et lignes en mètres.
TOISES en mètres.
PIEDS
en mètres.
POUCES en mètres.
LIGNES en mètres.
Autres mesures linéaires exprimées en mètres.
Aune de Pari) . . lm. 18815
16 aunes font à peu près. 19m
Brasse des marins l'n.G24
Mille marin. — Il correspond à I minute de degré ou 1851'". 85
iieus marine de 2 'au degré 5555“.5 Mille romain, cité dans
Pline 1476“.4
Mille romain moderne. . 1489“.l Mille de Slrabon, suivant
Cassini 1493”
Stade des anciens Romains 1I44”.6
Nceud. Les nœuds ou divisions et comme le sablier qui mesure I que nœud correspond à 0m.5144 par heure (p. 1210).
Lieue commune en France
de 25 au degré 4141”. 45
Lieue de poste 3898”. 1
On la compte souvent pour 4000“.
Lieue d’une heure de chemin 4872“.5
Mille arabi'|uc au temps
des Croisades 2214“.5
Stade égyptien , d’après
Freret et Leroy .... 222”.2
Stade d’après l’astronome
Nouet 230m.7
Stade de Plolémée 158” .7
c la ligne de Loch ont 15m.4321, temps marche 30 secondes, chaar seconde ou à un mille marin
Mesures carrées anciennes en mètres carrés.