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TERRASSEMENTS

TERRASSEMENTS. Du volume des déblais et des remblais. La surface du terrain est connue par des points de nivellement placés dans une suite de plans verticaux ordinairement parallèles entre eux. On suppose ces points réunis par des droites qui sont considérées comme les sections du terrain par les plans et qui forment ce qu’on nomme les profils en travers. D’un profil à l'autre, la surface du terrain est censée formée par une surface gauche décrite par une droite qui se mouvrait parallèlement à un plan vertical donne en touchant constamment les lignes du terrain. Cela pose et la surface du projet étant toujours considérée comme plane, on n’a h cuber que des solides dont nous avons donné la mesure pages 852 et 853, quand ils ne rentrent pas dans la classe de ceux qui ont des formes géométriques définies.

De la durée du travail journalier. J’estime, dit Vauban , qu’on peut régler le travail comme ci-après : le commencer à 5 ou 6 heures du matin et travailler jusqu’à 8 ; le quitter depuis 8 jusqu’à 9 et le reprendre de 9 à 12 ; le discontinuer jusqu’à 2 et le reprendre ensuite et le continuer jusqu’à 6 ou 7 heures du soir, de manière à avoir 1 0 heures de travail et 3 heures de repos par jour. On pourra soutenir le travail sur ce pied huit mois de I année, savoir: mars, avril, mai, juin, juillet, août, septembre et octobre; pour lesautres mois qui sont d’hiver on pourra réduire le temps du travail à 7 heures, pendant lesquelles je suis persuadé que les ouvriers ne feront guère plus de demi-journée d’été à cause du froid et du mauvais temps.

Il recommande en outre de chômer tous les dimanches, mais non les fêles, « comme étant très-certain, dit-il, qu’on ne gagne rien au travail des dimanches, par la raison que tout homme qui a travaillé six jours tout de suite a besoin de repos le septième. »

De la fouille. On répète depuis Vauban, en transformant ses toises en mètres, qu’un homme à la tâche peut lever à la pelle et charger sur une brouette de 12 à 15 mètres cubes de terre dans une journée, et l’on réduit ce nombre à 10 lorsque la terre doit être jetée horizontalement à 2ra au moins cl A1» au plus, ou lancée verticalement à de hauteur.

Quant au nombre de piocheurs qui feront tête à un pelleteur, il dépend de la nature du terrain, et l’on a vu à Y article B rouet te qu’on le déterminait ainsi :

On fait piocher un homme pendant a minutes, puis on compte le nombre b de minutes que le pelleteur emploie pour lever la terre

piochec, et le quotient - indique le nombre de pelleteurs correspondant à un pioebeur. Dans une terre moyenne, un piocheur entretient deux pelleteurs, cl pour qu’ils ne se gênent pas l’un l'au-

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