‹ Aidez-le à bien travailler le latinChapitre 15 sur 235 · MARQUANT LE SUJET · texte numérisé non relu

MARQUANT LE SUJET

« Je ne veux pas parler de moi. » (= au sujet de) [110] « Que faut-il penser de lui ? » [U1]

Ces trois points sont de première importance, et dès la 6e ! 2° De introduit le complément du verbe d'une façon obligatoire :

il forme avec le verbe un bloc inséparable ; on dit que le verbe se construit avec de.

[Cf. plus haut : Compléments du verbe, 2° : c)]

Le bloc correspond quelquefois à un bloc semblable avec génitif en latin, par ex. : « se souvenir de quelque chose. » [112]

Plus souvent le latin s'écarte tout à fait du français :

Exemples : « Il manque du nécessaire. » [113]

« Il ne s'est aperçu de rien. » [114]

« Il jouissait d'une bonne santé. » [115]

Avec l'infinitif :

Je lui ordonne de se taire. » [116]

Il a essayé de passer. » [m]

Il avait besoin de parler. » [118]

• Pour en finir avec la préposition de, il restera :

1° à reconnaître certains gallicismes, expressions particulières au français, qui se rendront par des latinismes divers :

Ex. : « de son propre mouvement.» [119] « d'heure en heure », etc. [120]

2° à savoir que DE + nom se rend parfois au moyen d'un adjectif, de même qu'en français dans l'exemple suivant :

« Elais-je en présence d'un homme de génie ? » [121] l'expression de génie équivaut à l'adjectif génial.

Ainsi trouvera-t-on :

clamor pavidus = des cris de peur navis Alexandrina = vaisseau d'Alexandrie.

La préposition A.

Moins difficile que de, la préposition A présente pourtant quelques particularités gênantes.

Distinguons d'abord trois emplois où cette préposition marque :

1° l'attribution : (voir plus haut) (2e complément du verbe) « Laisse une part à ton frère » (DATIF en latin) [*»] (6e) « Vous me l'accorderez » (= à moi) (vous = tu) [123]

2° la possession :

« Ce livre est à moi » (GÉNITIF possessif en latin) [m]

N. B. — Cela est tout différent d'un latinisme enseigné dans les premiers mois, et dont le mot à jnot est :

« un livre est a moi » (emploi de est propre au latin) c'està-dire : « j'ai un livre ».

Page 1