ACTE SECOND
conséquent, que nous soyons d'accord. J'ai besoin de ton approbation.
HÉLÈNE
Que de scrupules, mon Dieu !
Il ne s'agît pas de scrupules ! Si je suis seul à faire ce geste, je nous diminue tous les deux.
HÉLÈNE
Alors?
HENRI
Alors, je te demande si tu ne crois pas que l'expérience a assez duré, s'il n'est pas temps de lui signifier qu'il est de trop ici ?
HÉLÈNE
Et tu prétends que ce soit m
HENRI
Oh I moi ou toi ! Ce n'est pas là Ce qui importe, encore une fois, agissions d'accord, et qu'il st sommes d'accord.
HÉLÈNE
Je refuse de m'associer à ui que rien ne justifie. Je n'ai pas à Challange.
Parbleu ! Tu te sens adorée ! Ça ne t'oflfense pas, toi ! Au contraire ! Mais que l'attitude de ce monsieur soit une insulte à ton mari, c'est une chose que tu ne sens pas, qui ne t'atteint pas ! Ça t'est égal I Crois-tu que tu peux être assez femme !
HÉLÈNE
Que t'importe son attitude ? Tu es sûr de moi, j'imagine ! Il doit te suffire que, moi, je soià ce que je dois être !
HENRI
Tu n'es pas ce que tu dois être I Tout serait fini depuis longtemps si tu avais, quand je te l'ai dit, affirmé ton indifférence et ton dédain. Mais cet homme dont tu ne peux pas ignorer les intentions, tu le flattes, tu lui souris !
HÉLÈNE
Tu dis ?
HENRI
Vous faites des promenades ensemble !
HÉLÈNE
Oh ! c'est arrivé une fois ! Je devais aller à Boutiers. Il m'a offert de m'accompagner.
Devant toi, d'ailleurs I