SCENE II
Les Mêmes, NOÉMI *.
NOÉMl, a la cantonade.
Non, c'est inutile, mademoiselle... à présent, je n'y tiens plusl... Mon Dieu! est-il possible 1
m'"^ SAONIER.
Tu n'y tiens plus... à quoi donc?
ISOÉMI.
Ah! je vous cherchais, maman ; vous ne savez Lv is ce qui m'arrive?
Quoi donc?
NOÉMI
Je n'aurai pas ma robe de bal.
H. el M""^ SAUNIER.
Pas de robe de bal!
NOÉMI
Ah! mon Dieu, non !... M"« Justine me manque de parole '.
M™<= SAUNIER
Cependant, tu as essayé le corsage hier.
NOÉMI
Oui, mais j'avais demandé des manches à la Rachel... eh bien, pas du tout, elle m'apporte des manches à la duchesse... une mode qui est passée depuis près d'un mois.
M™« SAUNIER
C'est une horreur !
SAUNIER
Des manches à la duchesse!... Nous ne pouvons pas mettre cette robe-là !
M™e SAUNIER.
Assurément.
SAUNIER
Cependant, mon ent'fint, il ne faut pas trop se désoler... Si la robe est jolie...
NOÉMI
Jolie... certainement, elle eût été jolie le mois dernier.
SAUNIER
Eh bien, alors I
* Saunier, ^ocmi, M"" Saunier.
NOEMI.
O mon Dieu! mon père, si vous le désirez, je m'en contenterai. . mais savez-vous ce qui arrivera?... pour peu qu'il y ait ce soir ici quehju'nn habitué au bon goût des bals parisiens, j'aurai tout de suite, à ses yeuï, un air de province. . M"« SAUNIER embrassant Noémi au front, avec tin cri.
Ma Bile un air de province !
SAUNIER, de même.
Elle, que nous avons envoyée exprès à Paris... et c'est la couturière qui est cause de tout cela '
M"' SAUNIER, désolée.
Je disais aussi, tout va trop bien jusqu'à présent, il m'arrivera quelque contrariété... car c'est vrai, je n'ai jamais eu de bonheur, moi.
SAUNIER
11 y a des gens à qui tout réussit, mais nous ..
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