SCENE V
Les Mêmes, LE COMTE"*.
LE COMTE, saluant.
Madame...
M"'" SAUMEU.
Monsieur le comte.
LE coMi E, à Saunier.
Pardon, je vous ai fait attendre peut-être... ( Apercevant Fanny qui a pris des papleis sur l.t tabla à droite et qui se retire; il salue.) Ah ! mademoiselle... [Fanny salue et .sort.) Elle est charmante ""!... Eh bieni le jour de la bataille électorale approche, mon cher hôte...
SAVNIEU.
Oui...
M'"« SAUNIER, bas à Noémi.
Tape donc plus fort !
Cliailul, Saunier, Faniij-, Nuenii, M"" Saunier. Fauny, Saunier, M"'« Saunierl Koenii.
■■* Fanny, Saunier, le Comte, M""» Saunier, Noenu. *"* Saunier, le Conile, M"' Saunier, Mocmi.
LK COM1E, s'apercevuni de la présence de Noémi. Ah! mais pardon, je vous ai inlerromi»iis.. . vous écouliez mademoiselle.
M™« SADNIER.
En effet...
isoÉMi, feignant la surprise.
Ah ! monsieur le comte...
LE COMTE
Ahi mademoiselle... continuez, de grâce '.
IVOÉMI.
Dispensez-m'en... je n'oserais devant un juge comme vous.
SAl'NIER.
Allons, mon enfant, monsieur sera indulgent.
NOÉMl.
Oh! mon père, si vous vous mettez aussi contre moi. je me retire.
LE COMTE
Quoi, mademoiselle ..
NOÉMI
Pardon, monsieur, ma sœur m'attend.
SAUNIER
Mais du tout.
M""' SAUNIER, bas.
Silence...
Not-mi salue et sort , le Comte remonte la srcii.' il la suit des veux.
SADNIER, bas.
Mais pourquoi s'en va-t-elle?
M'"^ SACNIER. bas.
C'est une ruse de coquetterie.
SAUNIER, bas.
Ah! bien, c'est très-adroit!
51'"^ SAU>MER. bas.
Elle a reçu une si belle éducation I
LE COMTE, revenant '*.
On n'a pas plus de grâces!... vous êtes vraiment une heureuse mère, madame.
Monsieur... il est vrai que Noémi n'est pas mal... qu'elle a quelques talens.. .nous avons fait tant de sacrifices pour son éducation I SAUNIER, lui faisant signe.
Heml
M""^ SAUNIER
Quoi?
SAUNIER, bas.
On ne dit pas ça
LE COMTE
J'ai été à même d'apprécier, à Paris, les brillantes qualités de M"^ Noémi, mais j'ignorais qu'elle eût une sœur aînée également douée...
■ .SauuiiT, M""' Saunier, le Comte, Nocmi. ■■ Saunier, 1V1™« Saunier, le Comte.
M"e SAUNIER.
Oui, Fanny est une bonne enfant ,. mais elle n'a pas l'organisation de sa sœur.
SAUMKK, bas.
Chut donc!... lu dis des bêtises.
M"'<^ SAUNIER, de même.
Comment?. .
SAUNIER, uu Comte ' .
Pardon, monsieur le comte... vous parliez des élections... cela vous occupe beaucoup...
LE COMTE
Oui... j'avoue que je ne puis penser à autre chose... tant et de si douces espérances se rattachent au succès... j'ai toujours peur de ne pas réussir.
SAUNIER
Allons, monsieur le comte, ducourage... nous sommes-là pour vous seconder...