PAS H Y
Le voici! Mais, mon Dieu, qn'avci-vmi* donc?
quel air irisle! N’allez pas avoir ci l air-la nu bal. au moins. .
c.eorgkH.
Je lâcherai...
f A ns v.
Vous me ferez danser, n’est ee pas, moi sieur tïeorges ?
GKONGKS.
Si vous le permettez.
| FANNY
1 Je l'exige.
GBOBGkS.
Que vous êtes bonne!
FANNY
Parce que je veux danser ?
gbohgks.
Non... parce que vos paroles m’encouragent, nie consolent
fanny, *e rapprochant.
Yous consolent... mais qu'avez-vous?... Pou»quoi être toujours inquiet?
GBOKGB3.
Vous me le demandez, quand vous savez a quel ! point je vous aime!
I FANNY
Eh quoi ! c’est donc bien triste, monsieur, d'être amoureux?
GSOnGVS.
Oui, quand c'est, comme moi, un simple commis sans rortune, sans famille, sans nom même.
FANNY
Qu’importe? n'êles-vous pas le protégé de mon
I * (rtorg* s, Fanny.
parrain?... Mon père ne vous a-t-il pas toujours témoigné combien il vous estimait?...
GEORGES
Sans doute; il semblait deviner mes prétentions, les encourager même; mais à présent je crains...
FAHHY.
Vous craignei ?...
GEORGES
Il veut m’éloigner.
Vous?
GEORGES
Vous savez que votre maison expédie un navire aux États-Unis...
FAHHY.
La Bellone? elle est en rade.
GEORGES
Le subrécargue est tombé malade; et votre père m'a annoncé, hier au soir, que s’il ne pouvait en trouver un autre avant le départ du navire, ce serait moi qui le remplacerais.
FÀHHY.
Et vous avez consenti 7
GEORGES
Croyant ce départ éloigné, j'espérais que quelqu’un viendrait s'offrir, et je n’ai pas voulu irriter M. Saunier par un refus, inutile peut-être; mais, ce matin, j’ai appris que personne ne s'était présenté pour la place vacante, et que la Bellone pouvait partir d’une heure à l’autre.
FAHHY.
Oh ! mon Dieu ! mon Dieu t
GEORGES
J’étais bien résolu à m’expliquer avec votre père, car je ne pouvais supporter l’idée de partir sans emporter l’espoir que vous seriez un jour à moi... Ne pouvant me décider À parler, j’ai du moins osé écrire.
A mon père?
GEORGES
Oui. J’ai glissé une lettre parmi celles qu'il doit lire en rentrant.
FAHHY.
Ah ! mon Dieu î voilà le cœur qui me bat aussi à moi... Les peureux sont gens terribles, leur mal est contagieux... Allons... mais donnez-moi donc du courage !
GEORGES
Je le voudrais.
FAHHY.
Écoutez, monsieur Georges. Mon parrain vient d'arriver, il faut tout lui confier.
GEORGES
Vous ?’
FAHHY.
Non, vous... Il va venir, je me sauve...