‹ Aix ancien et moderne, ou Description des édifices sacrés et profanes ... d'Aix; précédée d'unChapitre 10 sur 72 · BERTRAND · texte numérisé non relu

BERTRAND

Ce prince, iils de Geoffroi, prit le parti de l'empereur Henri IV, contre le pape Grégoire VIL

On croit que dans le onzième siècle, les comtes habitèrent le prétoire bâti à Aix , ptès de la tour du mausolée. Les maisons construites auprès des trois tours, depuis les 4»"*® et 5."^^ siècles , et celles situées aux environs du palais des comtes, formèrent un bourg qu*on appela. fille Comtale.

(1) RufB , Hist, des comtes de Provence ^ pag. 38. (a) Sur son eiuplacenienl csl bâtie Téglise de Sairtl*Jérc*me , encore appelée le Saint-Esprit.

( :^5) GÊRBERGE et GILBERT le Bon, son ëpoux.

On dortjecturé que Gerbérge était fille du cûtnte Gebitroî , et qu'elle avilit succédé à son frère Bertrand , îhort sans postérité , vers l'aniiée i loo. — On îgndi^e de quelle màisiôfi était Gilbert son époux.

Ce fut sous leur règne qu'eut Heu la première croisade prêchée par Pierre Y ermite.

Les Bains d'Aîx acquirent de la célébrité , pour les maladies du goitre et les écrouelles. Cette réputation se soutiut jusques vers Tannée i245 (i).

Les templiers s'établirent dans la ville Comtale. £q iié^^ des juifs furent autorisés à habiter le bourg Saint-Sauveur. On appela leur quartier la Juiverie , (. et ensuite la Fue Venel ).

Les troubadours étaient déjà connus dans ce siècle. Leurs poésies respiraient la plus a?mabic naïveté , parée des grâces d'un langage doux et d'une cadence harmonieuse. Les Seigneurs et \^i princes cheï'chaient à les attirer dans leurs cours. Lés troubddourà parctmraient aîiîsi lès pi^ôVîttcés , eu chairtant sur la h^rpe, les belles et léfs combats. Ce n'étdicfnt pas dés hommes délicats , cduiàfit àt's^ j6Ui*s étf'émiitéis dàlis lés fâtes et les Voluptés du dieu auquel iYs ctosarcraiismt jflus paitîcûïîèl'ement leurs Véris ; c'étôiéi^t des gûc^n^ien^ hla^tlstnimes qui ttiafiîdeAt Tépée aVec aUllàrît de valetir , qùHs mettaient de déïîciateSSe à châritér là beauté. Ott périt plàder daàs lé dxytrzîème siècle les ^remlSfes ctrtir^ 6U pàAemens itàmôur, Ce^ côbts Ju'géaieht ordinairement des questions de galanterie , telles qUe C^étle-cî : ifuei est V amant le plus heureux d^ celui à qui sa belle jette un regard d* amour ^ de celui à qui elle serre tendrement Ui mai^nê , e»a# enjim de celui à qui elle préése

(i) M. Robert , Essai histor, et me l. sur les eaux therm, (VAix.,

(a6) amoureusement le pied ! Dans les plaidoyers auxquels ces ridicules questions donnaient lieu, on perdait de vue le vrai sentiment, pour ne faire briller que Tesprit. On place le commencement du parlement d'amour d'Aix, le premier de la Provence, à Tannée 1162 (i). Les autres cours d'amour étaient celles d'Avignon , de Romanil > de Signe et de Pierrefeu.

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