‹ Aix ancien et moderne, ou Description des édifices sacrés et profanes ... d'Aix; précédée d'unChapitre 15 sur 72 · DARAGON · texte numérisé non relu

DARAGON

Alphonse roi d'Aragon disputa la Provence à Raymond Y, tromte de Toulouse , dont le fils devait épouser Douce, seul enfant de Raymond-Bërengcr II. Alphonse réussit.

( '.8 ) Après avoir scrumis Nice , il laissa la souveraineté de Ia Provence d'abord à sou fcère Béreng^ III , dont le règne ne fut que de trois ans y et ensuite à son autre frère SancBe d'Aragon.

Sous le règne d'Alphonse , Benedictus, prévôt du chapitre de notre dame du siège des archevêques d'Aix , entreprit dp rebâtir l'église Saint-Sauveur , détruite par les sarrasin» en: l>'anaée ySi, I^stst^u^ d'Hières archevêque d'Aix, seconda' Ben«dietu^ daos son projet , et. tous les deux firent paraître une bulle par laquelle ils engageaient le» iidèlea à contribuer aux frais delà reconstruction projeté/?^ Cette bulle produisit un grand effet» Chacun s'erapre&jUL de foùpnir aux frais de la dépense , et la nouvelle égjise conserva k même dédicace que rancienne« £lle fut ternûnée sur la â» du onzième siècle. Benedictus se servit de» miiraiiies d'un temple romain qui était primitivement ei» ciet endroit;.» pour défendre l'habitation de se3 cha;nûinea. Un grand nombre d'habitons s'établirent tout prè^; et q» peu de temps , il s'y éorma un bourg dont le qhapitre eut)» juridiction. temporelle, Il fut nommé Iç^bou^^ ^aint^ André ou SaintSauveur, La ville comtale &'acçri;it aussi beaucoup à cette époque. Ces deux bourgs se jjoign^eiit et ne formèrent qu'une seule ville.

On place à la Un du douzième siècle l'établisseineot des Jréres ipùntifes ou feseurs de ponts ( pontes /acerç ). Us étaient religieux militaires « hospitaliers et probablement laïques. Leur premier établisseipept fut ^ ua passage dangereux nommé malus passus, où ik bâdreiijt une maisoiji et un pont. Depuis qu'ils l'habitèrent, ce lieu fut appelé bonus passas, lia eaoerçaienl l'hospitBUté envers \e$ vqyor geurs , les secouraient et les escortaient à main armée , lorsque la route présentait quelque danger. Ils construisaient des ponU et des bacs^ des cliaussées» -des cbemips etdes digues. Ils entretenaient les canaux. L*ét4ibiissemerït des jf. i^ï^e»,p \t plus rapproché de la ville d'Aix , eM la .petîtç ichpp^Uç

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<l€ la Madeleine , >'iilgàiremetit dite de /*/ Chèvre ^ près du bac de IMirabeeu , et en 'delà de la Dui*ance^»). La poésie provençale était déjà en estime à celle époque (a).

A'LPHGNSE n.

Gulliàutne, comte de Toulouse , profitant ;dè l'absence de Pi eue, roi d'Aragon, frèpe et protecteur du jeune Alpbcinse H , comte de Provence , vint commettre des dëgats dans le comté , et notamment à Aix. Alphonse demanda 'des secours à Pierre , pour se délivrer de ùt dangereux ennemi , Piètre ^it'condrire la paix, et iretoitma 'dans ses états , mais à peine étàit-il parti , que :1a < guerre commença. Af{ihorfse*'Tut 'fait prisonnier. rPierre retint tt avec le 'secours ties bàbttans d*Aix , il parvint à âëlivi'er àon frère. En reconnaissance de . ce service , Al[fbbil8e atéorda à ses Sujets d*Aix , le droit de pâturage et celui de couper du bob josepi'à cinq lieues auibotÉr de la ville.

Ce prince favorisa les ^troubadours , <et fut troubadour lui-même. ^11 mourut en 1^09, dansda 'Sicile < où ; il avait accôm{>àgné sa soeur iqui ' allait < épouser le roi de. se pays. On lui éleva un tombeau à Aix, dans l'église S.^>Jean.

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