LOUIS II
Louis II , âgé (le 8 ans , succéda en i4oo , à son père Louis I , sous la tutelle de Marie de Blois sa mère. De grands trouilles agitèrent son règne. Le général napolitain SpinoUi fut envoyé par Charles de la Paix qui disputait la succession de Jeanne . à la seconde maison d'Anjou. SpinoUl s'empara ; de plusieurs villes. La terreur qu'il inspirait en porta d'autres à entrer dans sou paiii ^ de ce nombre fut Aix.. Il s'j forma contre le comte de Provence , une ligue connue sous le nom à* union (TAix^ Le quartier général était dans cette dernière ville. Une trêve avant eu lieu, plusieurs places qui avaintété entraînées contre leur gré dans le parti de Charles , rentrèrent sous l'obéissance de Louis. Aix le reconnut à son tour, à condition .qu'il révoquerait l'ordonnance de Louis I, qui transférait à Mai^eille , les cours souveraines de justice. Charles étant mort; Ladislas son lils fut recpnnu souverain
( 57 ) du royaume de Naples. Cela n'empêcha pas le parli que
Louis avait dans cette ville , de grossir , au point que ce prince crut pouvoir s'y rendre avec une petite escadre seulement. Il reçut Thommage de lu noblesse; mais Ladida» l'obligea bientôt de retourner en Provence où de nouveaux troubles l'attendaient.
La Reine Jeanne , pour se rendre agréable au saint père ,
avait cédé des biens considérables au comte Roger de
Beaufort , parent du pape et père de Raymond*de-Turéne.
Elle avait en même temps prohibé toute revendication
de la part des agens ie son domaine. Malgré une pareille
déclaration , Louis I s'empara de ces biens. Raymond-
de-Turène ne se plaignît pas d'abord. Sous Louis II ,
il fit des démarches auprès de Marie de Blois qui
traîna sa décision en longueur. Raymond ne respira dès
lors que vengeance. Il leva une armée et commença par
faire des incursions dans les terres du pontife dont il se
plaignait aussi. Il vînt ensuite en Provence où il mit tout
à feu et à sang. Plusieurs châteaux furent saccagés et
brûlés. Pour se faire une juste idée des horreurs qui
accompagnèrent cette guerre, il suffit de savoir que le
pillage était la seule paye des * troupes de Raymond-de-
Turéne.
Une trêve de deux ans eut lieu. Pendant ce temps le pape d'Avignon termina son différent avec Raymond , muoyennant quelques concessions. Après l'expiration de la trêve , la guerre recommença avec plus d'acharnement. Raymond s'étant noyé dans le Rhône , sa mort mit fin à ces dissensions.
Louis avait épousé lolande d'Aragon y la plus belle personne de son temps. Il l'aima beaucoup. Dégoûté de la guerre et de ses vicissitudes, il refusa de prendre les armes pour faire valoii* ses droits sur le royaume d'Aragon , et préféra se consacrer, au bonheur des provençaux dont il se fcsait adorer.
Louis II 9 institua l'uni vcrsitc d'Aix , le 5o décembre
(38) i4i5 , et traiisparta y par son ordpxipence dit 14 aotàt 1415, le pouvoir 4e )Mger ei) dernier ressort, du ju^e mage, ^ une Cour de parleipent.
$ouâ non règne, on ressentit à Aix un violent tremblement de terre , l'église des prêcheurs fut pre5.que ^ly^ tièrement détruite,
LVtublilse^ient de Tl^ospice des h^drop^ues à^A^Xy eut lieu en 14^9» ^^^ l'invoc^fion â^e S.* Ëu^pe.
LOUis m.
Louis III , $b du précédent , pps^éd^ de grandes
qualités. Il éjtait bon » juste et vaillant II alla k ^sç\m
où , après bien de» traverses , il fut reconjnu s^j^y^f §îfi.
Le roi d'Aragon q9*il avait vaincu , voulut prplit^ 4^
son absence, pour attaquer Marseille. I^ pHt cette v^Ue,
la livra $^u pUllige et en bràla une partie* Aix. eayajjr^
des secours ^^^ ipi^rseilLai^ , et le roi d'Aragon se vit
t)bligé de pre^d^e Ja fuite. A Tpcoî^^i^ dp pette gUfyfre
et en 14^1 9 lUçiMÎs III piormit à la ville d'4ix d'éc^rtfW
ses arme^l de Sicile, dç Jé|:His^len:> çt d'A^joitr Ir»ouis 19%^^^
en C^labre.
RENÉ ï^ bon Rçf.
René d'Anjou, frère de Louis III , épousa Isabdlie, Aile de Charles de LoiTaine. Pâi* oe matk^ H devint héritier de Charles ^ mais Antoine de YîAidéVnont ^ eonsin d'Isab^llo, lui dîspnta la Lorraine. Le Bott 4e6 ailmes favtma d*iabord Refië ; mais ce prince fut ensuite battn et ùit prisonnier. L'empereur Sigismond voii^lM tenM^wcr K» différent; René obtint la liberté sur parole. L'anan* gement n'ayant pu avoir lieu , le roi reprit ses fers avec son fils. Pendant là captiva de René, isaibefll^ fesait son séjour à Aix. £^e i^ait adorée des proveiHçftuK, â cause de sa bonté et de la sagesse de ses règlemeiis.
La pcstr fit quelques ravages dans celte vifte. A la cessation du fléau , la reine tint son parlement et partit avec ses cnfans, pour allei' prendre possession de Naples.
(59)- La présence et les t^^m^s ^e cettç prkicesse lui en ouvrirent les portes^ > mais plus tard , le sort ^e 4^clara contre elle.
René obtint sa délivrance moyennant la somme d'-environ deux mil^ons de notre mi:|^naie. Son ^ivée â Aix lût maraiiëe p^r des fttes briU^^r^cs. On 1^ reçut chanoine en èrande cérémpuje.
Les états lui avant propurë des (loinmes çt de l'argent ^
il se rendit à Naples où il réussit aabord. La fatalité
de sa destinée le força ensuite d'en sortir et d'abandonner cette ville à son ennpppi Al^o^$^ roi d'Aragon. Il fut reçu dans ses états de Provence avec les plus grands, ti^snoignage» d^amoui;. & oUa à la jC^uf jdQ fi'jcari'Çi^ , p^^ à Ai^fiep pi il inâftitii» Fordce dm Çrw^ajif. .Ç^ &j$ flfà^. ç^^t^ vâllfiqii'il perdit. soA épouse dpn^ U qio0: r^^g^a T^ç^ii^ppiip.. Les florentins l'appelèrent à leur secoiUi:^^ §o^ 1§l pi^j^ssfs de l'aider à rlçeonqpiécir ses létats: apri^ 1^ ^YPÎJP «ç^pqjirus^ ftené £a fut indi^nfiment tv^bu Jl jpetpmm^ M ^f^ï!^ ^
eamtfi de Lav^l , Aài^ le MfiitXRi
Les. gé»oi« se compffrlèrtmt à li/^^jr^ 4e ftçpë , ^ la m&me meoûà^ qiie les âiDientios. U ^^ i§ p^n^ 1^ dpfd^^ de perdre spn fib le duc de.C^^r^ qw.l»5>Mrièlt^4l^ï»5ÇlçW»f • Bfo kirs il cenoni^ à £faple» , Qt p^r U^çH^gr ^ fi^fS^ r ^ £xa jsa résidence à Ai>:. Le plivMik il^ ;c^U^ y^^j^ lui pkttsait beaucoup, tA ce bon roi datais slx^ ip}^\f ^^ Ifiltrics-^pateiites , d'une de se$ mm^Qnji de çan^]^§^^ A*A^' 6e «prince accorda beaucoup jdc priyil^e^ eH¥^ bf^îl^Wf il leur permit d'avoir leurs ^terres e» fr^aç-^^u , i;'est* à-dire 9 exemptes de toutes charges féodales. Sa coutume constante était de ne percevoir les impôts que sur le produit des récoltes. René ctMvait . iS^Dec imecès les sciences et la littérature. Il est auteur de plusieurs ouvrages en prose et en vers. Il entretenait des correspondances avec les savans de son temps , entre autres avec le vénitien Antoine Marcel. Lm -iAvU ne' lui étaient |»as .non plus iitrângfif/s i jl éuh peintre et musicien. On lui attiibue les airs qu'on avait
ebutumc d'exécuter aux jeux de la Fête-Dieu. On sait que ce prince avait institué ces représentations qui attiraient annuellement à Aix un nombre considérable d'étrangers.
René mourut dans cette ville en 1480, âgé de 75 ans, laissant un peuple inconsolable de sa porte. D'après ses intentions , on transporta son corps à Angers , et on le plaça à côté de celui d'Isabelle de Lorraine , sa première femme.