‹ Aix ancien et moderne, ou Description des édifices sacrés et profanes ... d'Aix; précédée d'unChapitre 24 sur 72 · CHAPITRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIÈME

PERSONNAGES CÉLÈBRES NÉS A AIX (i).

ADA^fSON ( Michel ) , célèbre natui^aliste , né le 7 avril 17^79 d*un père écossais d'origine* Mécontent du système de Linné, Adanson avait étudié à quatorze ans 9 les plantes du jardin royal, et tracé le plan de quatre nouveaux systèmes. Il résolut de voyager dans l'intérêt de la science , et choisit le Sénégal dont l'insalubrité avait toujours éloigné les voyageurs. Il fit part à l'académie des sciences, de ses découvertes aux iles Canaries et aux Açores qu'il avait visitées en passant. L'académie le nonuna son correspondant, quoiqu'il n'eût alors que 25 ans. Adanson passa cinq années au Sénégal ^ occupé à des recherches botaniques, à des observations météréologiques, suivies jour par jour, et à la levée de plans détaillés. Il dressa une carte du cours du Sénégal jusqu'alors inconnu , et recueillit les vocabulaires des langues de diverses peuplades nègres. Il conçut au Sénégal, un plan immense déclassement, dans lequel il comprenait toutes les espèces d'existences physiques , animées , mortes et intellectuelles. 11 fit paraître en 1767, le premier volume de son yoj^age au Sénégal^ avec une carte. On a en outre de lui un Mémoire sur le Baobab , un autre sur les arbres qui produisent la gomme dite d* Arabie ^ ce qui lui valut le titre d'académicien titulaire. Il publia ensuite un ouvrage en deux volumes , intitulé : Familles des plantes. Ce savant continua cependant à travailler à son grand ouvrage.

(i) Lorsque nous ne serons pas assuré que les personnages soient nés à Aix, nous ferons précéder leurs noms d'un astérisque *.

C66) On dit qu*il effraya racadëmie , en lui soumettant, comme base seulement de cet immense travail, cent vingt volumes manuscrits et soixante et quinze mille figures. On a de lui des Mémoires profonds sur V invariabilité des espèces de plantes. -— Sur la météréologie. — Sur les mouvemens spontanés de (/uelifues plantes. -— Sur les tarets. — Sur la commotion produite par la torpille et le gjrmnotus* -— Sur la tourmaline. Il fournit divers articles de botanique ^ au supplément de Fencyclopédie. Il avait proposé au gouvernement français , en 1755 , un plan pour Tabolition progressive de la traite des nègres, mais on n'y donna aucune suite. Adanson entreprit de nouveaux voyages qui lui procurèrent de nombreuses 'découvertes. Il devint membre de l'institut et obtint une pension de 6000 fr* que l'empereur voulait doubler. Ce prince le nomma chevalier de la légion d'honneur. Adanson mourut le 5 août

ADAOUST ( PiERRC'AvGusTE d' ), poëte, né le 10 février lySi. Après avoir servi dans la marine, il revint à Aix où il se livra à la poésie, il fot . un des membres fondateurs de la société académique de cette ville. Il a laissé les poésies suivantes : Ode sur V électricité , dédiée à Franklin, précédée d'un Précis sur V électricité. — Les quatre élémens , poëme. — Traduction de Vart, poétique dHorace. — f d. de la première églogue de Virgile. — V égoïste sans le vouloir et L'amant timide^ comédies.

— Fables» — Paraphrases , Imitations des psaumes.

— Ode sur la raison. — Ode sur le retour des Bourbons. Ode sur le rétablissement de la statue d^Henri IV, Oes poésies ont été pour la plupart publiées séparément ou font partie des recueils de la société académique d'Aix

ALBERTUS ( Ratmondvs ), appelé aussi ALDEBERTUS

ou ALfiERIGUS , florissait en iiSy. C'était un chanoine

d'un grand savoir* Il composa l'histoire de la première

.^-iU^is^dC; sous ce jfttP* '- Chronicon Hjrerosoljmitcmvm qu'ij

( 6? ) divisa en xii livres. Il la commença au concile de Clermont,

tenu Fan logS , dans lequel on résolut la guerre contre

les infidèles, et il la finit en l'année 1118, au règne de

Baudoin III , roi de Jérusalem. Elle comprend vingt-quatre

années. Cette histoire est très-estimée , à cause de son

exactitude. Reinecius la fit imprimer en 1 584 ^ Helmstad ,

sans nom d'auteur, et Bougars Ta insérée dans son recueil

des historiens des croisades , intitulé : Gesta Dei per

^ancos,

AUNE ( Léon ) fit les campagnes d'Italie pendant la révolution, et se distingua dans l'armée française par son intrépidité. Il mourut sous le consulat. Les journaux du temps - ont parlé de ses faits d'armes.

» Je trouve en note perdue , dit l'auteur du mémorial de Sainte-Hélène (i) , que l'empereur disait que la plus belle lettre militaire qu'il eût jamais lue , était sous son consulat, celle d'un soldat du midi, nommé Léon. Un si haut témoignage suppose quelque chose de remarquable. )>

n est vraisemblable que Napoléon parlait de Léon Aune qui chérissait l'état militaire et qui était doué d'une grande imagination. Napoléon aimait beaucoup Léon qui lui sauva la vie dans une affaire où il s'était exposé comme un simple soldat Le premier consul avait contribué à son établissement et signé son contrat de mariage.

BARRAS (Sébastien) , peintre et graveur, né en 1670. Le plafond de la grand'salle de l'hâtel d'Éguilles, représentant V olympe et Vhistoire des dieux ^ d'après P. de Cortonne , lui fait honneur. Il a gravé dans la manière noire.

BEC (Fortuné -François -Xavier de), ancien officier au corps royal de l'artillerie, membre de la société académique d'Aix, fit une étude particulière des mathématiques,

(i) Tom. ^, pag. 299.

(68) et chercha surtout à vendre utiles les connais3ances doni son 'esprit était orné. Il mourut en 1826. Il a composé ungrand nombre d*opuscules dont nous citerons quelques-; uns. Principes généraux de gnomoniifue. — Méthode pour calculer la capacité des futailles , au moj'en d*une table ifui facilite les opérations , et en assure V exactitude^ vas. — Dissertation sur la forme de la terre , ms. — Mémoire sur le moj'en de suppléer à V analyse infinité simale , par Pemploi de l'algèbre ordinaire^ ms. Ces diverses pièces avaient été lues dans les séances de la société académique d*Aix. Manière approximative et facile de calculer la longitude par le passage de la lune au méridien ^ sans avoir égard à la réfraction , ni à la parallexe , imprimé dans le premier recueil des Mémoires de la société académique d*Aix , année 181 9.

BEISSON (FRANcofs-JosEPH-ÉTiENifE), graveur au burin et élève de Wille , naquit le 10 décembre 1769, et mourut à Paris 9 en 1820. Ses gravures lui assureront toujours une place parmi les bons artistes. Ses principaux ouvrages sont : S}^ Cécile , d'après Raphaël. — La vierge dite au donataire. — Les filles d^ Athènes tirant au sort , pour être livrées au Minautore ^ grande composition d'après Pejron. Plusieurs portraits.

BELLEVUE ( de Bello visu ) ( Jacques de ) , jurisconsulte du i4-"^^ siècle , est auteur des ouvrages suivans : De usu feudorum, *^In novellas Justiniani const, Aliasq, legum partes comment, — De excommunicatione. — /)«■putationes varias. — Praticà juris in sext, décret. — De foro competen. C. Rom. C contrahentes, — Praxis ju^ diciaria in criminalibus.

BÉLIjISSEN ( Laurent ) , maître de musique de l'académie de Marseille , né en 1660. Il est auteur de plusieurs messes , motets , etc.

BERTIER ( Josepb- Etienne ) , oratorîen , né en 1710. Il était correspondant de l'académie des sciences et membre

(69) de la sociëté royale de Londres. Bertier ne prit aucune

part aux disputes qui s'étaient élevées entre sa compagnie

et celle des jésuites. Il mourut à Paris en 1785 , laissant

plusieurs ouvrages , entre autres , une Dissertation , dans

laquelle il examine si Tair passe dans le sang. Lettres

sur r électricité — La physique des corps animés , et la

physique des comètes.

BOISSON DE LA SALLE ( Joseï»h-Amédée-Xavier ) , membre de la société académique d*Aix , a fait une Notice historique sur M, d'Adaoust , insérée dans le deuxième recueil des Mémoires de l'académie d'Aix. Essai sur lés comtes de Provence y i vol. in-8.** Il a laissé manuscrits, les ouvrages suivans : Histoire littéraire d'Aix, — Précis historique sur les Troubadours , lu à là séance publique de 1817, de la société académique d'Aix. Notice historique sur les tournois , lue à celle de 18 18. Notice historique sur Madeleine de f^enel^ sous-gouvernante des enfans de France ^ lue à celle de 1819. Notice sur le jeu de Momus , institué a Aix , par le roi René , lue à celle de 1822. — Notice historique sur les différens titres du roi René ^ lue à celle de 1825.

BOUCHE (Honoré), né en 1598. Il fut charge de Toraison funèbre de Peiresc , qu'il prononça devakit le pape Urbain VIII , en 1 659 ; et en 1643 , i! fit celle de Louis XIII. Son principal ouvrage est la C haro graphie et t Histoire de Provence, 2 vol. in-folio. lien a composé d'autres qui n'ont pas été imprimés , savoir : Traité sur les maladies les plus communes en Provence. — Recueil de vers français j latins et provençaux, — Correspondance épistolaire , avec les savans de V Europe. — Sermons , Panégyriques j Oraisons funèbres, — La philosophie du chrétien. — Discursus varii de astronomid.

* BOUCHE (Charles-François), descendant du précédent. Étant avocat au parlement d'Aix , il adgpta les principes de la révolution, et fut nommé député aux états jgénéraux.

( 70 ) par le tiers-état. En 1789, il se montra en même temps ardent défenseur de la liberté nationale et dévoué au roi. On le chargea des affaires d'Avignon. Ce fîit en cette qualité qu*il demanda la réunion du comtat avec la France. Bouche fut élu président des Jacobins , puis président des Feuillatis et ensuite membre du tribunal de cassation. Il mourut en 1 794. Il est auteur de V Essai sur Vhistoire de Provence, — Tableau général de la Provence. — Histoire de Marseille. '^ Droit public du comté ^ État de Provence^ sur la contribution aux impositions. Cet ouvrage eut plusieurs éditions.

BOUGEREL ( Joseph ) , né le 25 février 1680. Après avoir fait ses études à Aix , il entra dans la congrégation de l'oratoire de cette ville 9 et y remplit avec distinction divers emplois. Il se fit remarquer , lors de la peste de 1720 à Marseille , par son dévouement durant la contagion. Ayant été ensuite à Paris , il composa quelques ouvrages qui furent insérés , soit dans les œuvres de Thomassin et du père Niceron, soit dans différens journaux , soit enfin dans les mémoires du père Desmolets. Il en publia plusieurs lui-même , et mourut à Pans en 1 765.

Les ouvrages imprimés du père Bougerel , sont : Projet de Vhistoire des hommes illustres de Provence^ i7o8,in-8*., réimprimé dans TEurope savante , dans la Bibliothèque française , dan$ les Nouvelles littéraires et dans la continuation des mémoires de littérature et d'histoire. Éloge de LouiS'Antoine de Ruffi , historien de Marseille , dans la continuation des mémoires de littérature et d'histoire du père Desmolets, tome i , partie i.'^. Il en parut une 2.^® édition plus exacte , dans les mémoires du père Niceron , tome I. Lettre de ikf*** , en lui envojrant une dis^ sertation sur le dieu Pet^ de M. Terrin , dans la continuation des mémoires de littérature et d'histoire. Lettre du, père Bougerel ^ prêtre de Moratoire , à Af.*** , en lui envojrant une lettre et une ode de Malherbe qui

( 7' ) n*ont point été imprimées , avec des notes , cont. des

mémoires de littérature et d'histoire , page 149 > bibliothèque française. Vie du père Louis Thomassin , prêtre de Moratoire , à la tête de Tëdition de la discipline ecclésiastique, réimprimé dans le 5.°^^ volume du père Nîceroil. Mémoire pour servir à ^histoire des Juifs , depuis leur arrivée en Provence , Jusqu'à leur entière expulsion ^ avec fuelipies détails sur les sjrnagogues qui subsistent encore dans le conUat vénaissin^ et une lettre de Vabbé RenaUdot au père le Long , prêtre de Moratoire , à Voccasion de cet ouvrage. Desmolets, continuation des mémoires, etc., bibliothèque française. Lettre à MM, les échevins et Ueutenans généraux de police de la ville de Marseille , en leur envojrant V inscription qui fut placée à la façade de tMtel-de-ville de Marseille (i). Boy. , 1726, in-4.® "Desmdiets , cont. , etc. , tome 3 , page 290 , bibliothèque française. Lettre de ikf.*** à M. G, en lui envojrant une dissertation de M, Oudinet de V académie des belles lettres^ inscriptions et médailles, sur trois médailles d'Hermontj's^ dé Mendez et de Jolape. Desmolets, cont. , etc. , tome 4» page 167. Lettre du père B,*** sur une ode provenu cale de M. Galaup de Chasteuil , où Von trouve quelques détails sur ceux de cette famille qui se sont fait con^ naître par leur mérite. Desmolets , cont. , etc., tome 8, page 298. La vie du père Charles Lecointe , prêtre de l'oratoire; mémoires du père Niceron , tome 4 9 page 269. Vie du père Gérard-Dubois , prêtre de l'oratoire: Mémoire du père Niceron, tome 5, page 25 1. Vie de Titelivei mémoire du père Niceron , tome 5, page i56. Vie de Corneille^Tacite , Niceron, — Vie de Pline V ancien , îd. , tome 7 , page i5o. Le père Bougerel avait

(i). C'est celie qu^on y voit encore aujourd'hui.

réuni beaucoup de matériaux pour augmenter ces trois vies. Mémoires pour la vie du père Pierre Lebrun , prêtre de V oratoire. Journal des savans , fnars 1729. Éloges des pères Jean-Joseph Maure et Charles René au , prêtres de V oratoire Mercure de France , mars 1 728 , pag^ 552 et suivantes. Lettre à M, de la Roque , auteur du Mercure de France^ ou relation de ce qui s'est passé à Marseille j le i.^' mai 1726, à la réception de 1t, A, 4e Fortia de Pilles^ gouverneur viguier de cette ville , avec la généalogie de sa famille. Mercure dé juin 1 726. Le père Bougerel s'était plaint des altérations que M. de la Roque y avait faites en l'insérant dans le Mercure. Lettre à M. Desmaiseaux , membre de la société rojrale de Londres , ou justification de M. Arnauld d^Andilljr ^ contre les accusations d^un prétendu favori de S. A. R, ( Gaston d'Orléans. ) Bibliothèque raisohnée de l'Europe , imprimé à Amsterdan , la 1 /* partie , au tome 5 9 page 356 et la 2."^^, au tome 6, page 71. Cet ouvrage eut beaucoup de succès. Éloge his^ torique de l'abbé Joachin Legrand , Paris , Jacques Guériny 1755, în-12 , réimprimé dans le 26."*® volume des mémoires du père Nicerop. Vie de Pierre Gassendi prévôt de l église de Digne et professeur de mathéma^ tiques au collège rojal^ Paris , Vincent, 1736, in- 12. Lettre à M. Gibert ^ professeur de rhétorique au collège Mazariiiy syndic et ancien rhéteur de V université de Paris j où Von trouve un abrégé de la vie de M. Gibert , cano-nisle j son cousin ^ Paris, Vincent, 1737, in-12. Lettre de M.*** à M. de la Roque ^ au sujet de la défense de la lettre /î., i.**^ Mercure de juin 1741* On trouve dans cette lettre , les viçs de Joseph Mervesin, de François de Remerville - Saint-Quentin et de Jean-Henri Lombard de Gourdon, président au sénat de Nice. Idée géographique et historique de la France ^ en forme d'entretiens . pour l'instruction de la jeunesse , Paris , Njons , 1 747 »

( 73 ) a volumes in- la. Mémoires pour servir à V histoire

de plusieurs hommes illustres de Provence , Paris , Hérissant, 1752, in- 12.

Les ouvrages que le P. Bougerel a laissés manuscrits , sont: Mémoires pour servir à Vhistoire des hommes illustres de Provence , selon V ordre chronologique , depuis lafon^dation de Marseille , avec des dissertations , 5 vol. in-f.*. Cet ouvrage est le fniit de quarante années de recherches et de travaux. L'auteur avait parcouru toute la Provence » pour puiser des renseignemens certains. Il le termina à Paris où il trouva dans les dépôts publics de précieux documens. Ce grand travail que les savans attendaient et dont il avait publié quelques vies , pour faire connaître au public la manière dont il Tavait traité , était enfin terminé* Le P. Bougerel en proposa la publication par la voie de la souscription* Ce moyen réussit au delà de ^& espérances. Le manuscrit était livré à rimprimeur, lorsqu'une attaque d'apoplexie frappa le père Bougerel qui mourut trois jours après. Le maouvrit est demeuré dans la famille de ce savant oratorien. Lêûs écrivains de V oratoire ou bibliothéciue , des auteurs qui ont été dé cette congrégation^ un volume in-4«*^ Ziettre ou dissertation sur Guillaume Guérin^ avocat génénU au parlement de Provence ^ à M, Hé/uâulty président au parlement de Paris , de l* académie française^ un volume in- 12. Relation du combat de quinze ga^ lères de France , contre quinze galères d'Espagne , livré devant Gênes ^ le i,** septembre i658 , par Pierre-Antoine Mascaron, avocat , augmentée considérablement , et adressée à M. Thomassm de Mazaugues, — Fragment des aventures dé Jean VHermite , pilotte réal des galères de France. — Le Parnasse provençal ^ ou les poètes qui ont écrit en langue vulgaire , depuis environ le milieu du seizième siècle. — Recueil concernant la Provence et les provençaux » cinq volumes in-folio. Recherches sur

les galères de France. — Histoire- de Vacadémie rojrale' d^ Arles , a%*ec la liste des académiciens.

BOYER ( Jbah-Baptiste ), marqais d*ARG£NS, ëcrivain célèbre , ne en 1704* U est auteur des ouvrages suivans : Mémoires du marquis d'Argens. -^ Mémoires du marquis de Vaudeville. -^ Mémoires de la comtesse de Mirai. — Le mentor cavalier. «^ Mémoires de M.^^^ de MainvUle.^-^ Mémoires du comte de Vaxire. — Le philosophe soli^ taire. '^Le fortuné Florentin.'^ Les aventures de Rosaline,^^ Mémoires secrets de la république des lettres. — La phi^ losophie du bon sens. —~ Les aventures de la comtesse de Bressol. ^^Les lettres cabalistiques. — Réflexions historiques et critiques sur le goût. — Mémoires pour servir à Vhistoira de V esprit. — U amour vainqueur des préjugés.'^

Mémoires du chevalier de — Lettres philosophie

ques. — Lettres morales et critiques. — Les enchqinemens de Vamour. — Réflexions critiques sur les écoles de peinture. — - Critique du siècle. -— Ocellus Lutanus , engrec et en français. — Timée de Locre^ id. •— Les lettresjuives. — Mémoires de Meilcourt.

BOYER ( Jean-Baptiste ) , seigneur d'Éguilles et conseiller au parlement d'Aix , célèbre amateur de tableaux. Il possédait un beau cabinet de peintures qu'il lit graver^ par Jacques Coëlmans et Sébastien Barras. Il travailla luimême à quelques planches. Sa mort arriva en 1709.

BRUIS ( David-Augustin ) , auteur comique , né en^ 1640 9 a fait le Grondeur , le Muet ^ ^Important de cour ,. la Force du sang , V Avocat Patelin. H était lié avec le poëte Palaprat , et coopéra à plusieurs de ses pièces. Il' est aussi auteur de Vhistoire du fanatisme de notre temps , 4 volumes in- 12.

BRUEYS ( Claude ) , auteur du jardin des muses pro^ vençales , recueil de bonnes pièces en vers provençaux y imprimé en 1622.

CABASSUT ( Jean ) , oratorien , né en 1604. U est au-

(75) leur de juris cananici theorid et praxis., — Notice de

rhistoire ecclésiastique y des conciles et des canons,

CAMPRA (André), musicien-compositeur et surintendant de la musique du roi , né en 1660. Il est auteur de plusieurs messes et motets qui eurent beaucoup de réputation.

CLAPIERS ( François de ) , seigneur de Y auVenargues , jurisconsulte , né en 1624 » mort en i588. Il a publié les ouvrages suivans : Conclusiones et centuriœ causarum in sommé rationum. — De imperio et jurisdictione , etc.-— De provinciœ phocensis comitibus» ~ Généalogie des comtes de Provence , depuis 677 jusqu*au règne d^ Henri IV.

COLONIA ( Andréoe), canoniste, né en 16179 auteur des ouvrages suivans : éclaircissemens sur le légitime commerce des intérêts. - — Éloge du roi. — • Lettre de Théopiste à Théotine , contenant un éclaircissement nou-^ veau f théologique et nécessaire sur la distinction du droit et du fait. — Le calvinisme proscrit par la piété héroïque de Louis le grand.

COLONIA ( DomM iQUE de ) , jésuite , né en 1660. Il est auteur de la rhétorique latine , en cinq livres. De Germanicus j Annibal^ Juha j tragédies, la foire dAusbourg ou la France mise à Vencan , ballet allégorique. Panégirique latin de Villeroi^ archevêque de L(yon. — La religion chrétienne autorisée par le témoignage des anciens auteurs pajrens. — Antiquités de la ville de Lyon. — - Histoire littéraire de Lyon. — Bibliothèque janséniste.

COLONIA ( Josepu-François-Jules de ) , mort en 1767 , avec la réputation du plus habile avocat de son temps.

COTOLENDI ( Charles) traduisit de l'espagnol en français, Voyages de Pierre Texeira. ~ Relation du voyage du même Texeira^ depuis les Indes jusqu'en Italie. ^^Vïe de la duchesse de MonJtmorencj-. — Vie de S.*^ François de Sales. — Traduction française de la vie de Christophe Colomb. ^'^ Méthode pour assister les malades ,

(76) traduite du latin de Polancus, --* Dissertation sur les

œuvres de Saint Évremond. — Saint^Evremoniana , ou

dialogue des nouveaux dieux,

DANDRÉ-BARDON ( Michel-François ), né en 1700, réussit également dans la peinture , la poésie , la lîttërat*ire et la musique. Les tableaux de cet artiste se ressentent des défauts de Tépoque; mais on y remarque du dessin, une bonne composition et une belle ordonnance. Les principaux tableaux de ce maître, sont : Le jugement d^Au^ guste , tableau de 52 pieds de longueur , qui ornait le palais de justice d*Aix. Tullie fesant marcher son char sur le corps de son père , peint à Paris pour sa réception à Tacadémie. Uu grand sujet allégoricfue , chez M. d*Albertas , à Aix. La naissance et V enfance , tableaux gravés par Balechou. Christ en Croix , dans l'église de Saint- Jérôme , à Aix. Neuf grands tableaux allégoricjues et histo^ ricfueSj qui ornaient la grand*salle de Thôtel-de-ville d'Aix.

Les ouvrages littéraires de Dandré-Bardon sont : Précis sur la vie de Carie Vanloo , un volume in- 12. Tndté de peinture , suivi d^un essai sur la sculpture et d^un catalogue raisonné des plus fameux peintres , sculpteurs et graveurs de V école française, deux volumes in* 12. Le déménagement , Ode sur les fureurs de V amour et Le cabinet de Doris, Ces trois pièces de poésie ont été insérées dans le Mercure de France. Le passage du Var , poëme dédié au maréchal de Bélisle, Paris, 1750.

Dandré-Bardon a composé aussi divers morceaux de musique qui furent exécutés à Marseille et à Aix. Il était membre des académies de Paris , de Marseille , de Rouen et de Toulouse.

DUBREUIL ( Joseph ) , jurisconsulte , né le 22 juillet J747> Jeune encore, il entra dans la carrière du barreau et s*y distingua par des talens et un désintéressement peu commun. Il eut la gloire d'être préféré à de nombreux

( 77) concurrens 9 pour Tassessorat de sa ville natale. Élevé en

1786» à la dignité de procureur du pays, il s'occupa avec succès des moyens d*extirpcr les nombreux abus qui s'étaient ^[lissés dans l'administration qui lui était confiée. Il recueillit à cet effet les anciens règlemens sur l'administration économique des communautés de Provence. Il avait eïirichî ce travail de notes explicatives qui démontrent la profondeur de ses connaissances et l'excellence de ses vues. Dubreuil fut obligé de fuir, lorsque la révolution éclata, n rentra dans ses foyers , en l'an neuf , et reprit Teieercice de sa profession d'avocat. Il éclaircit alors plusieurs points douteux de droit, par des ouvrages qui jouissent d'une réputation méritée. Dans la suite il refusa des places éminentes qu'il pensait ne pouvoir remplir utilement pour son pays. L'amour de la patrie lui fit accepter la place de maire pendant les cent jours , où tout fesait craindre les horreurs de la guerre civile. On se rappelle les touchaBtes proclamations dans lesquelles il ne cessait d'exhorter les habitans à la concorde. Dubreuil mourut le 6 juia- 1824* n a publié les ouvrages suivans : Exposition des principaux règlemens concernant l* administrât ion des commvmautés de Pros^ence , pour servir d* instruction mtxdites communautés , publié par ordre dé rassemblée particulière des procureurs du pays, — Observations sur ifuelques coutumes et usages de Provence , recueillis par Bomy, — — Essai sur la simulation , sur la sépara^ iian des patrimoines , sur les obligations de la femme mariée et tautorisation maritale, — Observations sur des ijuestions de droit» — - Analyse raisonnée sur la législation des eaux,

DESOIVGUES ( TaéoDORE ) , poëte satyrique , surnommé le fabuliste phrygien , parce que , comme celui-ci , il était mordant et bossu par-devant et par derrière. Il embrassa arec enthousiasme les principes républicains. Il avait loué Bonaparte, et il lançait des épigrammes contre Napoléon.

(78) Dësorgues mourut à Charenton. Il a laisse les ouvrages suivaas : Rousseau ou l'enfance , poëme , suivi des trani^ téverains et de poésies françaises y 1775, in-8.* Épiire sur V Italie y suivie de quelques autres poésies relatives au même pays , 1797 , lu -8.® Chant de guerre [contre r Autriche y précédé des trois sœurs , 1 779 , in - 8.* Voltaire ou le pouvoir de la philosophie , 1 779 , îii-8,* Les fêtes du génie ^ précédées d^ autres poésies lyriques^ 1800 , in-8.® Chant funèbre des guerriers morts à la bataille de Marengo^ 1800 , în-8.^ Hommages à la paix , 1801 , in-8.*' où se trouve une comédie intitulée : Le pape et le muphti ùu la réconciliation des cultes. — ► Hj'mne à Vêtre suprême , dans Tâlmanach des muses.

DUPÉRI£R(SciPiON^, né en i588 de François Dupérier , savant à qui Malherbe avait adressé une de ses odes. Scipion se livra au barreau et y obtint de grands succès. On a de lui , les Questions notables, — Maximes de droit. — Recueil de plaidoyers. — Décisions tirées de Dumoulin. — Recueil d*arrêts. — Consultations,

DUPÉRIER ( Charles ) , son cousin , fut un poëte latin célèbre. Il réussit principalement dans Tode. Sa mort arriva en 1692.

ÉMÉRIGON ( Balthazard-Marie ) , avocat , et aute&r d'un livre sur les assurances et les contrats à la grosse , ouvrage imprimé plusieurs fois et qui jouit d'une juste célébrité. Émérigon avait aidé Yalin dans son commentaire sur l'ordonnance. Il mourut en 1785.

ESPARIAT (Jean ) , né le 17 septembre 1747 9 mérite de trouver place parmi les hommes dont la mémoire doit être conservée par un trait de patriotisme. Nommé maire d'Aix , le 24 février 1790 , il prouva qu'il était digne de remplir cette magistrature toute paternelle. Le 20 mai de la même année , une violente dispute s'était élevée entre

(79) \w régiment de la vieille marine royale et celui d'Ernest ,

alors en garnison à Aix. Ces deux régimens se rendirent au cours S.^-Louis , pour se livrer un combat à mort« Ils étaient déjà en présence , les armes chargées. Le commandement de faire feu allait être donné des deux côtés , lors-> qu'Espar iat 9 décoré de son écharpe , s'adresse aux chefs , et leur représente combien il serait odieux de voir des français s'entr'égorger. Il accompagna les observations qu'il fit à ce sujet , des prières les plus pressantes , pour ramener l'union entre des militaires d'une même patrie et qui servaient la même cause. Ces représentations furent reçues d'abord avec indifférence , et finirent par lasser des hommes qui brûlaient d'en venir aux mains. On repousse £s(jariat et l'on .j44;dbpose à faire feu. £nb*ainé par l'amour du bien , le maire se jette entre les deux régimens qui avaient les armes en joue 9 et élevant une voix profondément émue , il s'écrie : » Non , citoyens , je ne serai point témoin d'un aussi horrible spectacle , non , je n'aurai pas la douleur de voir mes frères s'exterminer entre eux. Faites feu , et votre première victime sera celui qui voulait rétablir la concorde.» L'accent qui accompagnait ces paroles , fit plus d'effet que les prières. Les français ne furent jamais témoins muets d'un acte héroïque. Les fusils se redressent , les deux régimens s'approchent se confondent et oublient dans de mutuels embrassemens le sujet de leur querelle.

Espariat fut successivement juge du tribunal de district d'Aix , membre de l'assemblée législative. Incarcéré pendant le régime de la terreur, il était destiné à augmenter le nombre des victimes. Il échappa à ce danger par sa présence d*esprit qui lui fit soUiciter de faire à pied la route de ' Paris où il savait que la mort l'attendait. U fut nommé président du tribunal criminel des Bouches-du-Rhône , «nsuite commissaire du pouvoir exécutif près les tribunaux civil et criminel d'Aix. Les événemens du 4 messidor an 5 le forcèrent de nouveau à prendre la fuite. Au 6 fruc-

(8«) tidor Je Tan III y il devint commissaire du gouvememenl

près la Cour de justice criminelle , et enfin procureur générul impérial, près la même cour. Espariat fut un des premiers magistrats décorés de Ja croix de la légion d'honneur. Il était membre de ta société académique d'Aîx. Sa mort arriva le 14 janvier 1827.

ENTRECASTEAUX ( Joseph-Awtoine-Bruni d'(), contreamiral et navigateur, né en 1759. Il fit son apprentissage de mariife, sous le bailli de Suffren , et passa par tous les grades. Lors de la guerre de 1778 , il était capitaine de frégate. On le chargea, en cette qualité , d'escorter un convoi ^e vabseaux marchands, parti de Marseille,. pour se rendre VBx échelles du Levant. Il rencontra deux corsaires qui nrent leurs efforts pour s'emparer d'une partie du convoi. D'Entrecasteaux leur tint tête et sauva les vaisseaux confiés à son escorte. En 1 787 , il eut le commandement des forces navales dans l'Inde , et fut nommé commandant de Tlsle de France. A cette époque, il fit le voyage de la Chine, passant par le détroit de la Sonde , les JVIoluques et le grand océan d'Asie ^ en côtoyant les iles Marianes et les Philippines. Il fut chargé en 1791 9 de commander une expédition destâtiée à la recherche de la Peyrouse , et à faire le tour du monde. Il partit ; mais la mort le surprit en arrivant à Java ,. dans le mois de juillet 1795.

FABRQT (. Charles-Annibal ) , professeur en droit et savant illustre, né en i58f. Il est auteur des ouvrages suivans: Traduction des basiliques ou continuation des em^ pereurs dOrient , en grec et en latin. — Éditions de Cédrène , Nicetas , Anastase le bibliothécaire ; Constantin Manacès , Simocrate , Chalcondile , Cujas , etc. , avec des notes. — Traité contre Saumaise. — Recueil des ordonnances ou constitutions ecclésiastiques de Théodore Balsamon avec des notes. Ce savant mourut en lôSg.

FAURIS.DE-SAINT-VINCENS(Jules.Fraivçois.Paul),

( 8. ) président du parlement de Provence, fiit un grand anli« quaire. B est Tauteur d'un ouvrage intitulé : Monnaies des comtes de Provence, Il fit élever un monument à la mémoire de Peîresc , dans Téglise des dominicains d'Aix. ^ FADRIS-DE-SAINT-VINCENS ( ALEXAWDRB^ULEs^Aif- TOUiB ) , son fils , président de la cour royale d'Aix , correspondant de rînstitut , officier de la légion d'honneur^ n possédait une bibliothèque composée de livres - choisis et de beaucoup de manuscrits précieux pour la Provence, un cabinet d'antiquités et une belle suite de médailles. Il a publié les ouvrages suivans : Description des tmtiquitéSj mommiens et curiosités de la ville d*Aix, '^Mémoires sur les antiquités , etc. , qui existent dans V église cathé^ drille dAix. — Analyse d^un mémoire sur Vétat des lettres ^ etc., en Provence, dans le i5."*® siècle^ — Précis dm mémoire sur les monnaies, etc. , du i5.^^ siècle ^lu à la troisième classe de rînstitut. — Mémoire sur Pancienne cité-dAix, «- Notice sur les lieux de Provence où les cùnbres j les embruns et les teutons ont été vaincus p€Kr Marius, — Notice sur un manuscrit de ^a bibliotkéqme Saint^Fîncens à Aix, — Mémoire sur la tapis^ série du chœur de t église cathédrale dAix. •» Mémoire sur les bas^reliefs qui décorent les dehors des murs et la partie extérieure de ^église Notre-Dame , à Paris. — Lettre du président de Saint-^F'incens , à M, A, L, Jlfillùu — Lettres inédites de M, de Peiresc , avec des motes, — Lettres de M, FauriS'deSaint''Vmcens , à M. A* X. Millin , sur des lettres inédites de Peiresc.

FLOQUET ( Étieitne-Josbph), musicien-compositeur, né «n 17S0 n a laissé plusieurs ouvrages , tant de musique «acréè que de musique profane. Son opéra de V Union de humour et des arts , eut le plus grand succès,

GAILLARD ( Honoré ) , jésuite , né en 164 1 , bon pré-

dicAteiir , i.çï\t UJ^"" jdt SéAri^f^é a feit ¥i&\(^e , 4a^ une <k «es kttres à sa fille. Il a publié |]Jii(uçurA OrfU^çns funèbres parmi le^quelie^ a» distitigue celle de M, 4fi Turèhne,

GALLAUP DE CHASTEUJL ( I^ouis ), pé en i555 1 lot poëte, bistonen, antiquaire et aavant djeuis les ligues, aina que dasA Ja jurisprudence. Il a f aijt : Reçh}$rùhes et oHiujfUités de la capitale dfi l^ Provjçf^c^. -«** Im^tdtiQiii 4es psaumes de la pénitence royale!' «f** PopmiBf §ur la r^d^ ditien de Marseille à Henri IV. '^ Profiopopé^ d^ feu l^gt. Henri d'Angoùléme. --^ Beaucoup de Poésie^ ttianusèritàs^

©ALLAUP DE CHASTEUIL ( J«ah ) , son Si* , savant et pèëte , mort en 1646 » a fait les Discours sur les ares iriôihphaiix , dressés à Aix , pour î^ entrée de Louis XIH.

Où peut citer de la nième fàihille Faançois , Mre' en prëdëdèdt y qui quitta ie monde où il l>rifiait par son €^i4t et Son savoir , pour se iretirer sur le ment' Liban $ tin aâO^ FaAitçois qui lut aussi bon militaire que bon poëte , >t PiEiLRE son fVère , qui était militaire et paëté protènçiil. Il composa une ode provençale à la louange de Louis ^XFV i qui ëùt ibeàûcoup de succès.

ÔAfllDEL ( PtÈtiBE ), botaniste, né en t656, auteur de V Histoire des plantés qui naissent aux environs ât'Aix et dam plusieurs endroits de la Proveiieè,

OAflTAUD ( François % prédicateur. Il composa : Réeuèil d^homélies sur Vépitre àùx réinainà. — Oràisànfunébr^ de madame T^cquèt et la lettre à madame P, — Po^ titique dès jésuites démasquée* — Illusions et erreurs âe Vévêquè "dé Marseille , etc. "— Réflexions critiques' sur te rnandèinent du inémè préldt , sur la grâce' j etc.

GAUFFRIDl ( JÉAar-FkAKçbfs de ) , conseillei* au par* lement de Provence , mort en 1689 , auteur d'une Histoire dé Provence i 2 v6i. iii-f.* - »

(85) dB£LIN ( Esprit-Antoine ) y peiiitre d'histoire, membre eorrespeodant de l'institut , membre .honoraire de Tacademie de Parme y associé de l'académie ceitique , de Tacadémie de Marseille, un des fondateurs de )a spciété académique d'Aix , archéologue et numismate , .né le 17 août 1739. n fut chargé en 1771 de peindre la grande fresque de l'école de chirurgie de Paris , composition de 7a pieds de longueur y sur 18 de hauteur. H peignit dans le même genre une figure colossale représentant . Hygie, et êAx. figures allégoriques. Il j a encore de lui. plusieurs peintures à fresque à l'école militaire, ainsi que dans l'église des capucins. Gibelin peignait également à l'huUe, et plusieurs artistes ont gravé d'^rès lui , tels que Beissom qai a gmvé le tableau ou Gibelin a mis en action ce vers de ^oileau : Le chagrin monte en groupe et galope avec ItdiJPùrporaû , La prétresse compatissante i Valpeirga, La oarteoHon conjugale. M. Goudoin,, architecte, a fut gm^rmr la grande Iresque de l'école de chinurgie. Gibdin a lui-même ^gmvé à l'eau î&ste , et son œuvre est tl'envma So pièces. On a de lui: Lettre sur les^ urnes trouves dans les murs de r ancien palais d\Aix. — Projet pour le rétablissement des peintures 4e la salle priu" eipale de la maison commune âtAix, — Observations critiques sur quelques notes ^ e/ç., énUs dans Pouyrage intitulé : voyage dans les départemens du Midi de la France. .—- > Réponse à ce qui me concerne dans P^umçnce des-humumens antiques inédits ^ etc.^ de Af. MUlin^ sigaée O, et insérée dans le journal de rempir0 , du samedi 5 jan^t 1807. "^ '^^^ ^^ statue dite le^ladiaêeur mi guerrier ctmAattant , extrait dun M^émoii^ lu aux tmisiéme et iquatriém^ classes de tinstiiiff. •» BxpUcation du fmojei d'un arc de triomp^ à ériger à Napoléon le .grands In & la aéance publique de la société académique ^'Aîx, en ^809. — Cantate sur la naissance du roi de Rome ^ mise en musique, par M. Roux-Martin.

•^' Autres Poésies, — • Réflexions sur V étude de t antiquité et des recherches étjmologiques , lues à la société académique d'Aîx. -— De V origine et de la forme dû bonnet de la liberté, — Mémoire sur la mosaïque, — Éloge funèbre du général Du gommier, — Sur la Nécessité dié^ Judier tes arts limitation,

• GIBELIN ( JACQUES ) , frère du précédent , médecin , naturaliste et savant dans les langues grecque, latine, italienne et anglaise. Il naquit en 1744* Ayant, été reçu docteur en médecine à Tâge de 18 ans , il alla à Paris où il se iia d*amitié avec Désessarts , d'Aubenton , Rouelle, Bertholet, Broussonnet, Bosc , Chaptal, Faujas de S/- Fond et Félix Fontana. D'après leur conseil , il se rendit à Londres en 1774* H- fîit reçu membre de la société de médecine de cette ville. Retourné ensuite à Paris, U fit connaître les expériences que Fnetsley avait faites sur l'air^' en traduisant' Fou vrage de ce savant anglais. H traduisit aussi d'autres livres qui servirent aux. progrès de ^a science en France. Il connut J.-J. Rousseau avec lequel il herborisait souvent. Gibelin retourna en Provence. Alors commença entre lui et les savans dont nous avons parlé , une correspondance fort curieuse , en ce qu'elle contient l'histoire de la chimie. Gibein a rendu .de grands services à la Provence, relativement à l'agriculture. Ce fut ua des premiers propagateurs des prairies artificielles et de la pomme de terre. Il introduisit aussi la digitale pourprée , pour des usages médicaux. Le marquis de -Méjanes ayant légué à la ville d'Aix , sa riche biblfofihéquè , Gibelin fut chargé d'aider l'abbé Rive dans le Classement des ouvrages. A la mort de celui-ci , il devint bibliothécaire, ba journée du 3i mai 1795 lui donna d'autres soins ; la bibliothèque fut menacée d'uioe entière destruction. Gibelin la coiiseWa en montrant, comme échantillons de la collection, des livres de gravure»^ ou singuliers pour leur objet , c>st ainsi que grâce à l'ignorance

(85) des incendiaires et à la. présence d'esprit de Gibelin , ce précieux dépôt a été sauvé des flammes. C'est par ses soins encore qu'a été fondée la société académique d'Aix, dont les nombreux travaux attestent Futilité. Il en fut le secrétaire perpétueL Au 20 mars i8i5 , ou le choisit comme adjoint au vertueux maire Joseph Dubreuil. Il ne fallait rien moins que des hommes pareils , pour empêcher la guerre civile. Les soins qu'ils appoitèrent au maintien de la paix , ne furent pas vains , et ils eurent le bonheur de conserver la tranquillité daus cette ville. Ce laborieux savant mourut le 4 février 1828. Nous avons de lui les traductions suivantes : Expériences sur différentes espèces d'iUr^ par Priestlej', neuf vol. in- 12. — Traité sur Vair niireux et Vair phlogestiqué , par Fontana. — - Abrégé des transactions philosophiffues de la société rojrale de Londres , dont il a composé les quatre premiers volumes et dirigé la rédaction du reste. L'ouvrage comprend quatorze vol. in-8.® — Traité sur le venin de la vipère , sur les poisons américains , de Félix Fontana , deux vdF. in-4«* — " Observations sur les maladies vénériennes , " de Swediaur, in-8.* — Histoire des progrès et de la chiite de la république romaine , d'Adam Ferguson. La première partie est de Demeunier , et la moitié du quatrième volet les trois suivans sont de Gibelin. - — Élémens de minéralogie de Kinvau , in-8.® — Mémoires de la vie privée de Benjamin Franklin^, première partie finissant à Tannée 1767 , traduits sur le manuscrit autographe de l'auteur.

Gibelin a en outre composé nombre de Mémoires ^ Dissertations , Notices et Discours sur différens sujets , insérés dans les trois premiers recueils et dans les procèsverbaux des séances publiques de la société académique d'Aix.

' On possède aussi en manuscrits : le Journal de son vojrage à Londres, — Sa Correspondance avec Bertholety Priestlej*

(86) Chaptaly Bosc et fVaftravers, — TraUé sur la digitale pourprée. — 'PraducHon de Cav^ndich , pour faire sitife à Prièstlej*.

GIBERT ( Jeak-Pierre ) , né en 1660. Il- devint un célèbre canonîâte , et composa les ouvrages suî vans : Usnge de V église gallicane ^ concernant les censures et tïrré^ gularité. — Dissertations sur t autorité du second ordre ^ dans le Synode diocésain. — Institutions ecclésiastiifues et bénéficiales, — Consultations canoniques sur les sa" cremens eh général et en particulier. — TradvHîon ou histoire de léglise sur le sacrement de mariage* -^. Corpus juris canonici per régulas naturaU ordine dit" positaSy ouvrage qui l'égala au célèbre canoaiste Yan Ëspen, dont il acquit toute l'estime.

GIBERT ( Balthazard ) , parent du précédent , naquh en 1662. Il a laissé une brillante réputation dans l'université de Paris. On a de lui : Traité de la véritable éloquence. •^- Réflexions sur la rhétorique. — ' Observations adressées à Rollîn 9 sur son traité de la manière d^enseigjier la rhétorique , ou les règles de Péloquence, — Jugement des savans sur les autfiurs qui ont traité de la rhétorique.

GIBERT ( Joseph-Balthazard ) ^ né en. 17 11 » (ut; professeur d'éloquence , membre de l'académie: des inscriptions et belles-lettres. Nous avons de lui : Lettre à M, Fréret. — Lettre sur la chronologie des babjrloniens. — Hfémoire pour servir à Vhistoire des Gaules. — Tableau, dds mesures itinéraires anciennes.

• GIRAITD ( Jean-Baptiste ) , habile sculpteitf , qu*un héritage considérable enleva à la pratique de son art. Sa statue ai Achille blessé le fit recevoir à racadémie. n est mort à Melun en i85o.

GRANET ( Jean-Joseph ) , censeur royal , ancien avocat au conseil , et auteur de Y Histoire dès inyulidks , mort en 1759.

(B7) . GRÉGOIRE ( Gaapa&d y^ autem^ de Ï&x:pli0ation djos cérémonies de la. Fête-Dieu iTMx.

JULIEN ( Je Aif- Joseph ) , avocat 9 auteur du Cctnê^ten" taire snr les statuts de Pro^nee et des Éléfrtensf de jurisp.rudence.

LEBLakNC DE GASTILLON < Jean^Francois-A^obé), né le g: mai^ 1719 9 mort à Brignolés , Ic'ai^ fôv^fier iSpo, procureur général au parlement d*Aix , magiatral' çéIèlM>e par ses lumières et par riiitelligencè et la fermeté avec laqiielle il remplissait les fonctions de sa ôhsâ^. Il arMt compose à l'âge de i5 ans un Discours sur les avantages que le mérite peut tirer de tew>ie. Il fit ensuite une Ode sur la mon du duc de FiUars, Ce^deux moiN>eaux forent imprimés dans le reciteil de Vacadémifr-dk Marseille.

LIEUTAUD (Joseph) 9 né en i^o3. Son mérite peraaonel' le fir devenir conseiller d-état > premier médedin du' noi et membre^ de plusieurs académies. Il est auteur d*£jFiraftf sur Vanàtomie, — ^ Précis de médecine pratiqutEf, -« Matière médicale^ — - Ehmenta pbj^siologi^.

BIAZAUGUES ( Louis^DB-TuofiAssiK , sdgimii* p^. ) » cmis^iller ait parlement , fut protecteur ihXi d^! gens de lettres , correspondant avec le^ sayans dé ' son temp^ , et aàwmt kiî«méme. Il forma une bçUe MbliothéqUe dé Mvrés cboisis^- et de manuscrits^ précieux.

MAZAUGUES ( Henri- Joseph d^), soti fils» né en 1684 1 rendit des services à l'histoire de Frante , comme numiamate» Il a contribué à la publication dei plusieurs ouvrages 9 par les avis et Içs ren$eignemens qu'il donnait aux aute\irsl II se lit remaïquer aûs^i par. la b^nne foi qiif41 mit dans st% recherches, sur la fameuse médaille àiUérodes Antipas.

MélUNDOL ( Antoine ) » né en iSyo » iiit un médecin

(88) iiabife. Ses ouvrages ont été imprimés en un toL * îa^foL, qui porte ce titre: Antonii Merindoli^ consiliarii medicii et in A^uensi academid primarii professoris regii^ ars medica in duos partes secta,

MIOLLIS (le eomte Sextius-Alexaudre-Fkauçotu)^ lieutenant général ,. grand officier de la légion d'honneur > chevalier de S.^ Louis , commandeur de Tordre de la couronne de fer , naquit le i8 septembre 1759. Il entra à dixsept ans, dans le régiment de Soissonnais in&Bterie, et partit presque aussitôt pour la guerre des États d'Amérique, où il fut grièvement blessé par un éclat d'obus » au- siège d'Hyork-Town. De retour en France, il obtint le grade de capitaine. En 1792, ses concitoyens le nommèrent lieutenant-colonel du bataillon des Bouches-du»Rh6ne. H partit de suite pour Nice. En passant à Antibes^ il sauva par . sa. fermeté les victimes dévouées à la mort, à cause des^ événemens du 3i mai I7g5. En. 1795, il alla à l'armée d'Italie , avec le titre de général de brigade. C'est en> cettr. qualité qu'il combattit aux batailles de Dego , Mellesimo ^ Mondovi, qui nous ouvrirent les portes d'Italie. U contribua' au gain de la bataille de Finale. MioUis s'illustra pendantle siège de Mantoue. Il défendit avec une poignée de braves, le faubourg Saint-Georges, contre les attaques du général autrichien Provera qui venait , , avec une division , au secours de Wurmser. Il résista -avec tant d'énergie et de talent , à Provera qui l'avait» sommé de se rendre , qu'assailli lui-même , le général autrichien, fut obligé de capituler* Le lendemain , il eut une si glorieuse part à la victoire de la Favorite, que Ue général en chef lui écrivit en ces termes : 9 Les services que vous avez rendus, citoyen général , tant à la première sortie de Wurmser , qu'au combat de Saint-Georges et à la bataille de la Favorite, vous donnent un titre précieux à la reconnaissance de l'armée. Le combat de Saint-Georges que vous avez soutenu avec cinq cents hommes contre la division du général

(89) Provera, sera mémorable dans l'histoire. » Devenu gouverneur de Mantoue , il fit construire la place Firgilia et élever au milieu un obélisque en l'honneur du poëte latin. C'esl de Mantoue que le général Miollis émit un vote négatif à la proposition du consulat à vie. Après le traité de Campo^Formio , Miollis se trouva à la tète de l'expédition de la Toscane. Lorsque l'armée française prit possession de Livoume , il fit désarmer les troupes Toscanes , sortir les français qui y étaient réfugiés , procéder à l'arrestation des consuls anglais et russe et mettre l'embargo sur les vaisseaux. D- était employé dans la place de Gènes sous Massena , et après la levée du siège de celte ville, il eut le gouvernement de Belle-Ile en mer. On l'envoya de nouveau «n.Itadie, pour reprendre le commandement de Mantoue. En arrivant , Miollis fit reconstruire l'obélisque qu'il avait dressé en l'honneur de Virgile, et qu'on avait détruit pendant son absence. U éleva un monument à l'Arioste , fit transférer à Ferrare les cendres de ce poëte, dressa une colonne dans le lieu de sa naissance , et fit enfin restaurer le cirque de Véronne. Pendant l'absence du vice-roi , MioUis commanda en chef l'armée d'Italie et prit possession de Venise dont on lui déféra le gouvernement. Nommé «isuite gouverneur des états romains , il accoirda des secours à une infinité de malheureux qui. s'y trouvaient. Il présida à la découverte et à la restauration de monumens anciens. Sa modération «îans les mesures politiques qu'il eut ordre d'exercer' envers le pape et la reine d'Étrurie , lui attira toute l'estime de ces deux personnages. On le chargea, en i8i5 , du commandement de Metz. Il pourvut , de concert avec les habitans , à la défense de cette place alors dégarnie de troupes , et il la conserva à la France , contre, l'invasion dies nations étrangères. Ce fut le dernier service que Miollis put rendre à la patrie. Retiré des affaires publiques , il retourna dans la. terre natale où malgré son Age et quelques infirmités occasionnées par les nombreuses

(9«) blessures qil^l avait reçues ^ ii vivait comme an milieu dés

camps; c'est-à-dire , dans un ^ercice coatiauel et dans

uu gem^ de vie très-frugaL U mourut subitement à Atxy

le 18 juin lôaS ^ d'une chdte , faite au moment où il alklil

monter en voiture pour se rendre à Paris.

MOLLET ( Joseph ) ^ ne le 5 novembre lySG. Il entra:

dans kl congrégation de TOraitoire , et en 1775, it. fut'

attâclië au collège de Lyon , où il professa la classe de

physique qui ^ait devenue vacante par la mort, du P.

Lefèvre* Il Toccupa jusqu'à la révolution , époque dkr 1»

suppression du collège. Au rétablissement de l'ordre , MoJleC

ouvrit des cours de pifysique , d'astronomie et de mathé«

matiques. On le chargea de professer la physique, lorsqu'on

établit les écoles centrales. £n 1809, lors de la formation

de l'université de Lyon , il fui nommé doyen de la faculté

des sciences , et jouit > de ce titre jusqu'à la suppreaaictt

de cette faculté , arrivée en i8i5. Mollet est mort àAix,

le 3a ^vier 1829» Les ouvrages qu'il a laissés y sont:

Mécanùftte physique f i voL in^.** •— Pf^sique expéri^

mentale , 2 voL in-8.® •— Hydraulique physique , i voL

in*^« ~ Étud^ du ciel, 1. vol. in«-8.^ - De VutHiié

morale des sciences. »- Éloge historique de «/. D, Gi^

liberté -^ De lUimportance de. météorologie^ -*- Giunrna-'

nique graphique; *■** Gnomonique analytique , i vol;. Cet

ouvrage a en plusieurs éditions. — Discours sur les beautés

de la buniérei -<- De V influence des sciences sur le eom^

merce et les aréSé -^ M^Êioire sur la compositiaH > et

sur r action de lu pile voltatque.. ^ Mémoire sur

deux faits nouveaux f V inflammation des matières combuS"

tibles y et V apparition dune vive lumière , obtenues par

la seule compression de Vair , etc. , . etc.

'. MONGLAR ( JBANrPicABE^'FiiJàNçoia-BivnsaT dis: )> né

le 1;^ octobre 171 1 , mort: dans sa^tore^ de Sàint^Savountin ,

le 12 février 1775, célèbre procureur génénd' au parlenient

d'Aix , dont les mémoires ont été - imprimés et.sont estimés;

( 9» ) Son ouvrage sur le mariage des proêesiatis , et son Plaidoyer contre les jésuites ont de la célébrité; mais celui qui lui fkit le plus d^honneur , est sans doute son Mémoire du procureur général , concernant les droits du roi de France , sur Avignon et le comtat Vénaissin, Cet ouvrage est dièvetiu extrêmement rare.

'MONIËEV ( Jban-Lovis ) , président a mortier, mort en r658. Il est auteur d'an recueil de remontrances et de. discours qu'il avait prononcés devant le roi et la reine de France.

MONJOIE ( FéLix-CnRisTOPRE-GÀLANT fiB ),r littérateur. Capirès une notice indiquée dans^ îe j^oumal de la librairie de 18169 ses véritables noms^ seraient CHAatcs-fFÉLiic-Louis VBaHTRE DE LA TOULOBBRB. Il tpitta.l» profession d'avocat , pour se Irvrer & la littérature polémique^ Il prit isîhB plusieurs écrits la défense de Louis XVI , ce qui r4ri>figea' de fuir. Il reparut après le q tbermidor an a, et il manifesta des opinions qui le lirent de nouveaiib proscrire ; eondamné à la déportation , il parvint à s'évader et il se retira en Suisse» Après le 18 brumaire an 8^ ii relxyuma à Paris où il se livra excltisîvement à k cornposition d'ouvrages de littérature et d^i»iicies de ce genre , pour les jornnaux. Louis XVIIt le nomma un des con<A servateurs de la bibliotibéqué Màzarine. Montfoie* mouml le 4 avril î8i6. lia concouru en 1790 à la réduction de Pànnéis littéraire , et plus tard , à lu feuille de Nanti du rd£. W a Composé', en outre, les evirrages^ suivanst! DtV peirHssemiertt natônial , en^ l'honneuiT de ]la> naissance du l^EnipHin, 1781» in^. -<- Lettre sur Itf m»gAétiwie animai^ 1^4f î^"*^*^' "" t)es principes de la manardtietfrançaise , I/ami du roi , des français , de Vordre , et surtout d^ ht yéHèé\, ^79^^ j 2 part., in-S.", Réponse uux réflexions déNèûker^ sut l& procès de Louis Xf^I , 1 792 , in*8.*. — Arisàlà donytnHén sur k procès de Louis Xf^If w^Q%,ia^Qk^f jiSmanach des honnêtes gens f 17929 179^» ^ vol. in«-i8.»H Afytttnùch des' gens de bien ^ 1796, 1797 , 5 voh '--Histoire

(9») de la conjuration de Robespierre , 17^ , in*8.^ Cet ouvrage a été traduit en anglais. —Histoire de la conjuration de d* Orléans , 1796 , 3 vol. in-Ô.^, Ouvrage inexact '^ Éloge historique de Louis XVI ^ 1797 , in-8.** — Éloge historique de Marie^Atitoinettey reine de France^ 1 797 , in»8.^, qui reparut en lÔ 14 sous le titre d^histoire de Marie^-AnloineUe de France , 2 vol. in-8.^ , cet ouvrage a été traduit en anglais et en hollandais. — Histoire de la révolution de France , depuis le présentation au parlement , \de Vimpôt territorial , jusquà la conversion des états généraux , en assemblée tmtionale^ 1 797, 2 vol, in-Ô.^ Histoire de quatre espagnols , 1601 , 4 vol. in-i2y réimprimé pour la troiaième fois en i8o5, 6 vol. in- 12. — Inès de Léon^ ou hiâAire d^un manuscrit trouvé sur le mont Pausilippe ^ 18029 5 vol. iD-8.®. — Les Bourbons , ou précis historique sur les aieux du roi et sur sa majesté , i8i5 9 in-8.^ , avec 20 portraits.

PASTUREL ( ToussAiiiT ) , religieux minime , né en 1671. On a de lui: In Provincid et Comitatu Fenaissùw pestiferis inservientes de mortui grassante , etc. , ouvrage recherché. — Justification du mandement de Mgr. Var^ chevêque d Arles , donné au sujet des calamités publi-^ ques. -^- Inscription et pièces en vers lajtins,

PËIHESG ( Nicolas-Claude-Fabri ns ) , vint au monde en i58o , à Belgencier près de Toulon. Mais le hasard qui Ta fait naître loin de notre ville , dans un lieu où sa famille s'était réfugiée pendant la peste , ne saurait noua enlever le droit de revendiquer ce grand homme. Il était de la maison des Fahri-Peiresc , fixée depuis longrtenqis à Aix.

A la cessation du fléau , sa famille retourna dans cette ville. Ce fîit là que Peiresc commença les études qui devaient le mener si loin. Son éducation ayant été terminée, il parcourut successivement l'Italie , visita Venise et plusieurs autres villes , et revint à Aix où il passa docteur

(93) en droit. Il alla ensuite à Piiris , puis en Angleterre , en

Hollande et revint à Aix. Ce fut alors qu*il se fit recevoir

conseiller au parlement. Il mourut dans cette ville en

1637 , regretté des sa vans de l'Europe. On écrivit son éloge

dans toutes les langues , et il en parut un recueil intitulé :

Panglossia , sive gêner is humani lucius in funere , etc.

Cet homme extraordinaire étonna les savans de son temps ,

par sa profonde érudition. La philosophie, les antiquités 9

les médailles , l'histoire , l'étude de la nature , les sciences ,

les langues , étaient de son ressort; il avait tout approfondi.

Fauris-de-Saint-Vincens iils a publié une partie des lettres

de Peiresc.

P£LLAS ( Sauveur-André ) , religieux minime , né en 1667, est auteur du premier Dictionnaire Provençal et Français,

PELLEGRIN ( Claude-Mathieu ) , prêtre bénéficié et maître de musique de l'église métropolitaine d'Aix , ancien chapelain du roi, naquît le 10 octobre i68o. Ses talens dans la musique le firent appeler à Paris 9 pour occuper la place de maître de musique de la S.*' Chapelle » mais l'amour de la patrie le ramena bientôt à Aix. Ses ouvrages eurent de la célébrité. Rameau qui avait pour lui beaucoup d'estime , le consultait souvent sur ses productions musicales. Pellegrin composa une Dissertation sur la musùfue française et italienne \ il fut aussi amateur 4e peinture ; il avait formé une collection de tableaux qui eut de la réputation; il mourut le 10 octobre 1768.

PERRIN ( Dênis-Marius de ), mort en 1754. H avait publié les lettres de M^^ de Sévigné avec des notes, — Recueil de lettres choisies^ pour servir de suite à celles de M.^^ de Sévigné à ilf .««« de Grignan sa fille. — Vie de Philippe , roi de Macédoine , par M, Olivier, — Les muses rassemblées par V amour , idylle mise en musique dar Campra.

(94) P£YRON ( jEJkKf-FBAtcGois ) , littérateur, naquit en 1740.

Il est ^auteur d'an excellent ouvrage intitulé : Essai sur

tEsf^agite et voyage 'fait en 1777 c/ 1778, oà Von traite

des mœurs , du caractère , des monumens ^ du convnerce. ,

des théâtres et des tribunaux particuliers à ce rojraume^

Genève ^ 1780 , deux volumes in-8.® Cet ouvrage a été cqb-

trefait en 1782, sous le titre de Vqjrage en Espagne^

pendaiU if'j'j 1778. Peyron est aifssi auteur de plusieurs

traductions. Il mourut en 1 784 à Gondelourd où. il était

commissaire des colonies.

PËYRON ( JBAN-FjiÂifçois-PiCR&E) , frère du précédent, peintre d'histoire , membre de l'ancienne académie de peinture , gravure et architecture , directeur de la manufacture des 'Gobelins , naquit le i5 novembre 1744* ^^ était élifcve de Lagrenée. Il remporta le grand prix de peinture en 1 775 j et fut envoyé à Rome en qualité de pensionnaire de l'école de France. Le tableau de Cimon se dévouant à la prison pour faire inhumer le corps de son père , qnH peignit dans cette ville , et qui est le fruit d'une étude af^iro* fondie de l'antique , accéléra la révolution que Y ien avait commencée en France. Il peignit ensuite Socrate retirant dtune maison de débauche le feune Alcibiade et Itcs Jltteif d^Athéties tirtmt au sort pour être exposées au Minotaure»

Pejron revint ensuite à Paris et exposa au salon de 17879 le tableau de Curius refusant les présens des samnifes et La mort de Socrate. Le célèbre David exposa au même «alon cedermier sujet dans les mêmes propordons.'L^aflaence du public , pour juger ces deux compositions fut trèsgrande ; mais ne pouvant décider quelle était la meilleare , il les admira toutes les deux. Le salon de 1787 est célèbre dans l'histoire de Fart , parce qu'il contribua à la régénération de la peinture en France. La révolution fut joause qu'on ôta à Peyron la direction de la manufacture des Go^ bélins. Cet artiste a gravé à Teau forte , d'après Raphai , Poussin et ses propres tableaux.

(95) PITTON ( JcAN-ScHOLASsriQUE )., mëdecin , ne en iGai , a fut : Histoire de la \4Ue ^Aix , un volume inofolio. ~ Aanales de V église dAix^ uu vokime in-^*^- -^ Traité des eaux ekaudes d'Aix , un volume in* 3.^ — De conscrit bendâ hisàorid renim naturaliunt provincùe ^ ouvrages mal ëcriU. -^ Seniimens sur les historiens de Provence.

POPÎTIER ( Pierrb-Hbwhi ) membre de la société académique d*Aix et de plusieurs autres sociétés savantes , inspecteur des eaux et forêts. Il était savant dans la chimie, la minéralogie, la géologie et l'agriculture. Il fit une ajqpficfajtion constante de ttas découve^s à l'agriculture. Pontier mourut à Aîx , da»i le mois de juin 1827. Il est aiiUitiir des ouvrages ^uivans : Dissertation sur le volcan éteint df Rougiers et sur son influence sur la végétation y ioqpirimé dans je premier recueil de la société académique 4'Ai)(- ^Mémoire sur le carbone^ premier élément de Vor^ gaidstuion et jsur les engrais ^ui le fournissent dans la végétation f imprimé dons le a."^ recueil des mémoires de \Sk société acad^ique d' Aix. ^ Instructions pour les gardes forestiers ^ suivies de modèles pour la rédaction de leurs procès-^verbaux , Aix , 1 8 1 o , in-j a. Cet ouvrage a eu, plusieurs ëditions«-- Mémoire sur la connaissance des terres , imprijmé dans le 5."*^^ recueil des mémoires de la société académique d'Aix , il a été aussi imprimé séparément , chez Pantin i Aix. Les mémoires suivans ont été lus dans ^vecses ;»éances de la même académie : Mémoire^ sur le CfiHçrique. -<- Mémoire sur la nature ef les usages de la J^miltc du département des Bouch^s^de-Rhône. — Mémoire de .géologie sur la source de la fontaine de Vaucluse.-r Mémoire sur la révolution la plus récente y. que le globe a essujrée^-^ Nouvelle méthode de géologie y son application Qu département des Bouches^dwRhône et ses rapports avec Tagrieulture en général.

PORPHIRE MARIE d' AIX, dont le vrai nom était Jacques

(96) BAYON f naquit en 1622. Il entra dans Tordre des capucins et iit un ouvrage intitulé : La découverte des nouveiUix mondes , ou t Astrologue curieux , par le sieur de S.*-- HïLAiRE, Ce livre , renQ)li de remarques curieuses pour le temps , procura beaucoup de chagrins au P. Porphire, quoiqu'il eût emprunté un autre non^ en le faisant paraître. On regarda comme une impiété , le système de la pluralité des mondes , et cela fut cause que le second volume ne parut point.

POUILLARD ( Jacques-Gabriel ), naquit en 1751.' U était entré dans l'ordre du Mont-Garmel et affilié à la maison d'Aix. Il alla à Rome où il put se livrer à son goût pour l'étude des médailles et des mionumens antiques. L'histoire religieuse du moyen âge fut aussi l'objet de ses traVaiix. Alors commença entre lui et les deux Sàint-Yincens , une correspondance intéressante. Il était sacristain de l'église de son couvent, dite S.^- Martin^es^-Monts , lorsque les armées françaises entrèrent dans Rome. On établit dans son église un hôpital pour les malades français , dont il devint l'anmonier; mais il ne s'en tint pas à des secours spirituels; il ne cessa de prodiguer aux malades des soins assidus et de leur administrer des remèdes, il fut alors connu et apprécié du cardinal Fech qui , arrivé à Paris , l'appela

pour le nommer conservateur de son musée de tableaux et de sa bibliothèque. Avant de se rendre à son poste, Pouilïard, d'après Tinvitation de M. Fech, demeura quelque temps dans le voisinage de Lyon, pour diriger un séminaire que le cardinal venait d'y établir. M. le cardinal Talleyrànd le fît nommer ensuite, à sa place, sacristain de la chapelle des tuileries. Le père Pouilïard mourut à Paris , le 8 août 1825, il a publié : Disse rtazione sopra Vanteriorità del bacio de piedi de'' sommi ponte fici alVintroduziùne délia croce suite loro scarpe^ Roma iboj.-^ Dissertation sur nue inscription^ trouvée à Rome ^ dans le jardin de S. ^ Martin

^es Monts , dans le magasin encyclopédique de Millin , s 806 • tom. I. — Dissertation sur le sceau de la bazoche ^e Dijon , îd. 1809 9 tom i. — Dissertation sur une question ^e chronologie f id. 1809 , tom. 5. — Dissertation sur un ^mcien as romain ^ïà, ^ 1809, tom. 6. — Dissertation sur 9tn f^ase en terre cuite ^ trouvé à Paris ^ id. 1810, tom. ^« — Dissertation sur une médaille dé Siris et sur les mé» Vailles incuses , Id 18 15, tom. 4* -~ Cinq ou six autres I^îssertations insérëes dans le môme recueil.

Les ouvrages manuscrits du père Pouiilard, sont: des Lettres adressées à MM. de Saint-Vincens père et fiLs, renfermant des dessins de sa main , d'après des médailles , monumens , bas-reliefs , etc., 4 ^ol. — Traité sur la thiare €Les papes, — Voyage littéraire dan^ V intérieur de Rome. — Mémoire sur Vétat des arts en Provence ^ au temps du roi René. — Instruction chrétienne , à V usage des soldats. •— Traité des droits spirituels du> grand aumônier de France,

PU£CH ( Louis ) , prêtre , poète provençal , a fait plusieurs poèmes et cantiques provençaux appelés Nôèls* Il a traduit de l'espagnol de Lopez de Yega , celui qui commence ainsi : Naoustres sian très Booumians , etc. Puech mourut vers Tan 1687.

RAMATUELLE ( l'abbé Thomas -Albin -Joseph- d'Au-

oiBERT de), botaniste, né le 16 mai 1760. Il s'attira

par SQ& talens , l'estime de Thouin , Bosc , Tabbé Nolin ,

Gérard, Jussieu et de- la Marck. On l'avait sollicité de

faire partie comme naturaliste, de l'expédition de la Pejrousc;

il s*j refusa constamment. Cédant ensuite au désir de

sa famille , il vînt fixer sa résidence à Aix , où il fut

pourvu d'un canonicat. La vai^iété des climats que réunit

la Provence , ouvrit à l'abbé de Ramatuelle , un vaste

champ de recherches botaniques. Il parcourut successivement

les montagnes de la Sainte-Beaume, de Sainte-Victoire et

( 98 ) des Maures ainsi que les cttts 4e la méditerranée , et

il forma un herbier des plus intëressans. Il médita longtemps sur la possibilité d'établir une méthode pour connaître les arbres et lès arbustes , dans toutes les saisons de FaAnée et conséquemment sans avoir recours aux feuilles , aux fleurs , ni aux fruits. Pour faire les expériences nécessaires , il forma une vaste pépinière. Son travail était très-avancé , et on l'attendait comme une méthode qui manquait à la science. La révplution renversa ses projets. Obligé de fuir, pour se soustraire à la mort, il se retira à Paris. Mais sa retraite aj^mt été découverte, H fut saisi et incarcéré. Ayant voidi s^évader , il se précipita des toits de sa prison , et mourut de sa chute , le 8 messidor an 2. Outre sa Méthode pour connaître les arbres et les arbustes , l'abbé de Hamatuelle est auteur de plusieurs Mémoires, sur les fossiles , sur les effets du baromètre et sur d'autres questions d'hydrostatique qu'il avait envoyés à l'académie des sciences de Paris.

RICHAUD-MARTELLY ( HoNORB-AifToiifE ) , né. en 1751 , fut un acteur remarquable par son talent. Il mourut dàris le territoire de Marseille, le 8 juillet 1817. H a composé les ouvrages suivans : lues deux Figaros^ comédie en cinq actes et en prose. L* Intrigant dupé par lui-même ^ comédie en quatre actes et en prose. Le Maladroii ,

comédie en un acte. Jocrisse folie vaudeville.

Fables imprimées à Bordeaux , chez Phîlipot , 1788. Fables dédiées au petit Roi de Rome , composées à Bordeaux en 1811.

' ROMAN ( Balthazard ) , surnomme lou caladaire ( le paveur de ru^e ) , à cause de sa profession , est connu {>ar ées chansons satyriques. Il les débitait dan;$ des représentations appelées sjrrvantes qui avaient lieu chaque année et auxquelles il s'était associé quatre camarades. Le Ibut de ces farces était la satyre des magistrats et

(99) des prineipaux citoyens. La ville donnait annueUement

à Roman, une certaine quantité de drap pour l'habil-

lement de ses acteurs. Roman avait beaucoup d'esprit.

n ne savait pas lire, et pour classer dans sa mémoire

les vers qu*îl composait, il disposait de petites pierres

de diverses couleurs , à chacune desquelles il avait attaché

le sens d*un mot. Il exerça cet emploi pendant plus de

qûtfratite ans, et mourut vers l'année i65o.

"^ ROMAN (Arnaud), son fils, lui succéda dans »es

iétoc emplois , jusqu'à la suppression des servantes , qui.

eût lien en i65g ou 1660. Il ne cessa pas pour cela

de fkiré des vers.

ROTIER (Espirr ) , dominicain , savant dans les langues.

n naquit sur la fin du iS.*^^ siècle , et est auteur des

ouvragés sttivans: De non veriendâ seripturd sacrd in

vtdgèt^ëM lingUam^ eît. -^ Parer ga ^ sive tabellœ très

similiiUdùmm j etc. «— Responsio ad epistolam cwium

nà^Hè BûbfUmis , etc. — Prasconium ae defénsio 4}ua4ra''

gésMâs , etc. — In prœfatores prognosiicosque futurorfim

eyunlhiunïyete, •— Confutatio erroHs asseremium Christum

esse adyocatum nostrum in cœlo , per intercessionem , etc.

«• Èà*^antidoêe ou contre^^poison et régime contre la peste

d'hérésie. — La réponse aux blasphémateurs de la sainte,

Messe ^ etc.

ROUTIERE C Arnaud db la )4 auteur du 18."^* siècle,

a pQbBë : Traité de la révocation des donations ^ par

la natssance ou survenanee des enfims -^ Traité du droit.

de retour des dots^ etc» — Traité de la révocation des

nuUités des donations , etc. Il a laissé en outre des écrits

sur diverses autres questions de droit, qui sont restés

manuserîti.

S AORiN ( Joseph-Ignace ) , jurisconsulte, né en 1641.. Ses talens lui acquirent au barreau d^Aix, une grande ré^ polBtion. Ayant été nommé primicier de l'université en

i668, tl fit paraître sa libéralité et son bon goût, dans les' fêtes qu'il donna à Toccasion de la convalescence de Louis XIY. La relation en fut imprimée. Il accompagna le maréchal de Catinat au siège de Nice , en qualité d'assesseur d'Aix. Le corps de la' noblesse , dont il était syndic , le députa à Paris pour y soutenir ses droits ^ contre les autres . corps de la province. Saurin obtint au conseil du roi, le célèbre arrêt de 1702. M. de Pont- Chartrain , chancelier de France , charmé de l'éloquence de Saurin, engagea le roi à l'entendre. Tout le monde connaît les paroles flatteuses que Louis XIV lui adressa : Parlez Saurin , yous qui savez la loi, Saurin mourut dans sa patrie en 1714* Il a laissé quelques notes manuscrites sur le droit.

SÉGUIRAN (Gaspabd de) , jésuite, né en i588. Sa probité et 8es talens pour la chaire lui attirèrent l'estime de Henri IV et de Louis XIII. On a de lui : Lettre juS'» tijicative de P, F, Solier^ touchant la censure de quelques sermons faits en Espagne , en Vhonneur de S.^ Ignace de Loyola. -^ Sermons sur les dimanches et principales fêtes de Vannée.

SILVAIN ( FaAif COIS ) , auteur du Traité du sublime. n mourut en 1742.

THOMASSIN (Loui»^), oratorien, né en 1619, fut appelé à Paris dû il donna des conférences de théologie positive. Il y obtint de brillans succès ,* malgré son ex** cessive timidité. Il a composé divers ouvrages sur la grâce,

— Un autre sur V Autorité du pape et sur celle des conciles. — Traité de V ancienne et de la nouvelle discipline de Véglise ^ touchant les bénéfices et les bénéficiés, -^ Traduction de la discipline. — Les dogmes théologiques.

— Traité sur le Jeûne, — Id, sur V office divin. — Id, sur les fêtes. — Id, sur V unité de P église. — Id. sur la vérité, — Id. sur le mensonge. — Id. sur f aumône et sur le bon usage

C 'o. ) des biens temporels. — U, sur la manière de sanctifier la lecture des tmteurs profanes. — Méthode d^étudier chrétiennement la grammaire ou les langues , par rapport à Pécriiure sainte, — Glossaire universel,

* TOFVO ( Hoif OBÉ ) , sculpteur habile du commencement da dix-huitième siècle, élève de Puget Plusieurs de ses ouvrages ornent des hôteb et des maisons de cette ville. Il avait une facilité inconcevable pour sculpter sur le bois , et l'on admire des morceaux en ce genre, à Thôtel-deville d'Aix, un candélabre d'un travail précieux, chez M. d'Albertas. Toro a fait en outre de jolis dessins d'ornemens , exécutés à la plume et lavés à l'encre de la chine. H. Blanc , Joulain , Pavillon , Cochin , etc. , en ont gravé une partie.

TOULOUBRE ( Louis Vehtre de la ) , professeur de droit français à l'université d'Aix , naquit en 1 706. Dans sa jeunesse il cultiva avec succès la poésie. Son Ode sur fimagination fut couronnée aux jeux floraux de Toulouse* n avait outre cela remporté plusieurs prix académiques. Ses ouvrages de droit, sont: La jurisprudence féodale. — jLex œuvres de Dupérier ^ avec des observations sur la jurisprudence actuelle, — Les actes de notoriété de MM, les gens du roi.

TODRNEFORT ( Joseph-Pittow ) , né le 5 juin i656. Jeune encore , il parcourut les montagnes de la Provence ^ du Dauphiné et de la Savoie , pour suivre le penchant irrésistible qui l'entraînait vers la botanique. U recueillit de ces voyages quelques plantes rares , avec lesquelles il commença son herbier. Étant ensuite allé à Montpellier, pour se perfectionner dans la médecine , il profita de son voisinage de l'Espagne , pour visiter les Pyrénées et les montagnes de la Catalogne. Le médecin Fagon lui procura la place de professeur de botanique au jardin des plantes. Cela n'empêcha pas Toumefort d'aller en Espagne et en Portugal , pour s'assurer jusqu'à quel point était fondéit

( loa ) l'opinion àeâ amours des palmiers mâle et femelle^ De là , il se rendit en Hollande et en Angleterre , et ensuite par ordre du roi , en Grèce , en Asie et en Afrique. Il revint à Paris où il mourut , laissant son cabinet de curiosités au roi, pour l'usage des savans. Ses ouvrages sont: Èlémens de botanique ou méthode pour connaître les plantes. -^ Dissertation latine pour répondre à R^jr. — Histoire des plantes qui naissent aux environs de Paris f avec leur usage dans la médecine. — Institua tiones rei herbariœ. — Corrollarium institutionum rei herbariœ* — Sts Voyages.

TU AIRE ( François ), né le 29 juillet 1 794 » peintre d^histoire , élève de Prudhon. L'amour de son art et un travail opiniâtre devancèrent chez le jeune Tuaire le développement du talent. L'impératrice Joséphine lui fit commander un tableau. Tuaire peignit Vénus et les amours. Joséphine, très-satisfaite de l'ouvrage , voulut voir le peintre» Tuaire fournit à l'exposition de 1822 , un tableau représentant Psjché en prison condamnée à séparer des grains de blé , et secourue par Vamour. Ce tableau qui valut à l'artiste la médaille d'or , fut acquis par le gouvernement et orne aujourd'hui les appartemens de Fontainebleau. Tuaire mourut le 28 janvier 1823 ,. âgé d'environ 28 ans. Les tableaux qu'il peignit à la fin de ses jours , sont traités avec un talent et un génie qui lui assurent une place honorable dans l'école fançaise. Ils feront éprouver aux connaisseurs, des regrets amers de ce que la mort a enlevé à la peinture , dans un âge si tendre , un artiste qui fesait déjà honneur à la France^

V^ANLOO ( JBAN-BAPTistE ) , né en 1684, cultiva la peinjcure avec succès. Il acquit de la céJébrité par son talent à peindre le portrait.

VÀUVÉNARGUES (Luc dk Clapiebs, marquis de), Aitt<^raleur et moraliste. Il était né avec une com[dexîon

( «03) trés-délicate. A Tâge de 17 ans , il entra au service ,

dans le régiment du roi. Il s*y fit aimer des officiers,

par la bonté de son caractère et les agrémens de son

esprit. Étant à Verdun en lySg, avec son régiment,

il composa son Discours sur Racine et Fbltaire ; mais

se défiant de lui-même , il consulta indirectement Voltaire

sur cet ouvrage , et le fit prier de lui en donner son

avis. Voltaire répondit qu'il n'y avait dans le moment

que Vauvenargues qui pût penser aussi profondément et

écrire si bien. Il accompagna ce jugement de quelques

observations latines. Vauvenargues ne comprenant pas la

langue des romains, fit prier naïvement Voltaire de lui

en faire la traduction. Voltaire lui écrivit: <( Ma surprise

9 a été d'abord extrême y qu'un homme de votre mérite

» àuoê les lettres , ait pu y parvenir sans savoir de latin ;

» mais un instant après j'ai fait réflexion qu'Homère ne

p le savait pas non plus. »

La santé de Vauvenargues , déjà languissante à cause de la* faiblesse de sa constitution , fut encore altérée par des maladies et la perte presque totale de la vue. Il consacra cependant le peu de forces qui lui restaient, à composer et perfectionner son beau livre de Vlntroduciion à la connaissance de l* esprit humain , suivie de réflexions et maximes, Vauvenargues mourut en 1747-

* VIALI (....), peintre de paysages et de portraits , vivait dans le 18."*® siècle.

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