‹ Aix ancien et moderne, ou Description des édifices sacrés et profanes ... d'Aix; précédée d'unChapitre 48 sur 72 · CHAPITRE SIXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SIXIÈME

iTABLISSEMENS d'iNSTRUCTION PUBLIQUE.

COLLÈGE COMMUNAL. En i583 , la viUe acheta un local, pour la construction d'un collège destiné à l'enseignement des Lettres humaines. Les états de Provence

(i) Vid. Indicateur de la ville d*Aix , quatrième année i8a5 , pag. 3 de la reyue.

( «78 ) votèrent des fonds , et obtinrent en i6o5 un édit portant

établissement d'un collège , sous le titre de Collège rojral Bourbon , dans lequel seraient enseignées , les Lettres humaines j la Philosophie^ la Théologie^ la Jurisprudence ^ enfin la Médecine et Chirurgie, Cela n'empêchait pas Texistence de Tuniversîté ou ces trois dernières sciences étaient enseignées. Les consuls d'Aix s*adressèrent au général des jésuites pour obtenir des professeurs. Leurs vœtix' furent déçus , et ils placèrent de^ séculiers dont ils furent satisfaits. Malgré cela ils demandèrent de noureau des jésuites. Le parlement leur imposa silence. Ils eurent alors recours à Tautorîté rojale qui, par letti*es-pateiites des 6 février et 27 juillet 1621 , autorisa les consuls à placer des jésuites au collège royal Bourbon, pour instruire la jeunesse. L*édit qui donnait aux jésuites la direction des collèges, ne les associait point cependant aux universités; Cela explique pourquoi le collège d'Aix n*eut pendant ' long-temps point de rapport avec l'université. Désireux d'entrer dans ce corps , les jésuites firent , à plusieurs reprises , des demandes à ce sujet ; mais toujours infructueusement.

£n 1 763 , parurent des lettres-patentes confirmatives de redit de i6o5, portant l'établissement d'une quatrième faculté) celle des .^rr^ et déclarant que>-ceux qui auraient étudié dans le collège , seraient qualifiés de Maîtres ès^arts Le collège fut dirigé par des séculiers, depuis cette époque, jusqu'en 1775. A partir de cette dernière année, les doctrioaires «en furent' chargés jusqu'aux premiers troubles de la révolution. £n 1802, une école secondaire fut créée 4 Aix 9 "Ct placée au couvent des Andrettes. En 1809 , cette école prit le nom de collège communal qu'elle consen'e enc ore aujourd'hui. Enfin M. d'Estienne Dubourguet, ancien maire d'Aix , a fait ajouter une classe de Phjrsique , et joindre à l'établissement un grand emplacement cbntig^, pour servir de jardin botanique.

( »79 ) L'ëglîse du collège communal renferme plusieurs morceaux

dignes d'attention:

Une grande sculpture au haut du sanctuaire. Elle représente r Annonciation , par Vejrier.

Une assomption de la Vierge , peinte par Levieux,

Plusieurs tableaux de Daret.

Quelques bons tableaux de Técole italienne.

GïlAND SÉMINAIRE , à la rue de ce nom. L'Église possède entre autres un tableau représentant TAnnonciation, par Puget. Il y a deux inscriptions qui font connaître que les cœurs du cardinal Grimaldi , fondateur de cette maison , et de M. de Brancas , son bienfaiteur , y sont conservés.

PETIT SÉMINAIRE S/ STANISLAS , hors la porte S.^ Louis, La direction du Petit Séminaire S/ Stanislas, est confiée, depuis le 8 octobre i85oy à des prêtres et à des ecclésiastiques du séminaire qui se consacrent exclusivement à l'éducation de la jeunesse.

La position de cet établissement est aussi agréable que salubre, et la distribution intérieure ne laisse rien à désirer.

Une des causes qui concourent aux progrès Aes élèves et à la prospérité de cette institution , est sans doute le système de partager à peu près également les heures de travail et celles ife récréation. Ces fréquentes suspensions dans l'étude , en rendant les enfans plus aptes au travail, leur procurent une parfaite santé.

Nous livrons cet excellent système à la connaissance des chefs d'institutions, pour qu'en Tadoptant, i!s améliorent , sur ce point essentiel, l'éducation des enfans.

ACADÉMIE. L'académie d'Aix remplace l'université fondée par Louis II, comte de Provence , en 141 5. Elle consistait aux chaires des droits canon et civil. En 1460, René d'Anjou y joignit une chaire d'anatomie. On y agrégea en 1 5 10, six médecins et en iSSy, des chirurgiens

et des pharmaciens. Henri lY la r^taUit en i6o5 tant en lettres humaines et philosophie , qu'en facultés de théologie, jurisprudence et médecine. Ce prince lui accorda divers privilèges qui furent confirmés par Louis XIII et Louis lY. C'étaient les mêmes dont jouissait l'université de Paris. En i655, on y adjoignit une chaire de botanique et en 1669, une de chimie. Le collège fut agrégé à riiniversité en 17649 sous le titre de faculté des arts» La révolution qui renversa tous les établissemens , vit disparaître celui-ci. La loi du 22 ventôse an 12 ( i5 mars 1804)9 institua les écoles de droit dont une fut fixée à Aix en 1806. Elle prit en 1808 le titre de Faculté (i). L'ancienne université est remplacée aujourd'hui paf une académie. Nous avons perdu à ce changement les facultés de médecine et des arts.

L'hôtel de l'académie est bâti vis-à-vis la Métropole sur le local qu'occupait dans le moyen âge un hôpital où les pauvres passans étaient servis par les prêtres, de Saint-Sauveur. La façade de cet édifice est majestueiise et de bon goût.

BIBLIOTHÈQUE MÉJANES. La viUe d'Aîx evait fondé en 14 18 une bibliothèque qui disparut peu à peu. André Tournon, avocat, légua à la ville, environ 6000 vol., par son testament du 17 février i7o5,*avec un fonds de 7000 fr. pour fonder une bibliothèque publique qui fut placée à l'hôtel-de-vllle. Donnât Pellas qui était le bibliothécaire , légua ses livres à la bibliothèque.

Mathieu Margaillan, ancien apothicaire, légua pareillement à la ville les livres qu'il possédait, qui s'élevaient à 2000 volumes , presque tous de médecine. Cette collection qui commençait à devenir considérable, éprouva le sort de la première.

(i) M. Henricy , Notice sur V université ê^Aix.

Par «on testament du 26 mai , et son codicile du 18 septembre 1786, reçus à Paris par le notaire Aouen, Jean-Baptiste-Marie Piquetr, marquis de Mejanes , légua ses livres et manuscrits à la province de Provence , sous la condition , porte le testament , d*en tenir une bibUothécfue ouverte en la ville d^Aix , pour l'avantage du public auquel ladite bibliothèque sera destinée ^et à cet effet ouverte quatre fois la semaine.

Cette magnifique collection a été augmentée de diverses acquisitions faites par la ville, d'ouvrages importans accordés par le gouvernement , sur la demande de nos députés, et de dons particuliers. Nous devons signaler à la recon* naissance publique , les pei*sonnes qui ont montré le pluf de zèle pour la prospérité de cet établissement. Voici les principaux :

M. Jacque$ Gibelin , bibliothécaire , qui conserva la bibliothèque pendant les troubles révolutionnaires et qui à sa mort a fait un don de plus de 200 vol. de médecine , botanique , etc.

M. Meyran de Lagoy, héritier institué de M. de Méjanes, son oncle maternel qui obtint du ministère, quelques ouvrages importans et entre autres la magnifique description de rEgypte.

M. le marquis de Bausset, ancien député d*Aix , qui a fait accorder un grand nombre d'ouvrages.

L'académie des sciences et celle des inscriptions qui 6nt donné la collection de leurs mémoires , etc.

M. le baron de Damas , ancien ministre des affaires étrangères qui accorda la collection des classiques latins de Lemaire.

Le général d'Arbaud Jouques ( Bachi ) , mort depuis quelques années , qui obtint du ministère de la guerre , les cartes de Cassini , qu'il fit relier et expédier à st^ frais.

Jean-Joseph Baumier, mëdecin^ mort à Aix en 1 828 , qui laissa à la ville sa bibliothèque composée de 6000 vol. et qui renferme beaucoup d'ouvrages singuliers et rares.

M. Thiers, député de la ville d'Aix, qui avait déjà obtenu un certain nombre d'ouvrages pour la bibliothèque , entre autres les deux voyages autour du monde , des capitaines Duperrey et d*Urville , et qui depuis qu'il est ministre, a accordé un nombre considérable d'ouvrages.

M. Joseph de Boisgelin qui a fait don d'une collection manuscrite véritablement importante, sur l'ordre de Malte et de plusieurs autres ouvrages (i).

Ces divers dons et d'autres moins considérables , mais en plus grand nombre , font monter le total des volumes de la bibliothèque Méjanes, à environ 100,000.

Les manuscrits , au nombre d'environ 1200 , .sont renfermés dans des armoires placées dans une première pièce. Ils sont relatifs pour la plupart aux histoires d'Espagne, d'Italie , d'Angleterre , d'Allemagne , de Suisse , etc.j un grand nombre intéressent la Provence et principalement les villes d'Aix et d'Arles. 20 vol. in-fol. environ , traitent de l'histoire de Lyon^ On dislingue aussi des heures du roi René enluminées par lui-même. — Un Macrobe de

Plusieurs chroniques , entre autres, celle de Guillaume deNangis..— Une autre en vers, contenant la vie du connétable Duguesclin , écrite vers la fin du 'quatorzième siècle , dont le P. Lelong a parlé , et qui n'a jamais été imprimée. — Celle de Crestin et de Macé , aussi en ver» ,

' (i) Notice sur la bibliothèque d'Aix , dite de Méjanes , précédée d^un essai sur l^histoire littéraire de cette *ville , sur ses anciennes bibliothèques publiques , sur ses monumens , etc., par £. Roaard, bibliothécaire , i83i.

( «83) un volume sépare de cette chronique , sur velin et avec des lettres tourneures enluminées. — Une chronique de Richard il. — Plusieurs autres soit originales, soit traduites, sur Tliistoire d*£spagne. — Une collection intéressante sur Tordre de Malte y composée de plus de 20 volumes in-folio ou in-4*^9 avec des cartes et des dessins. — La vie de Saint Honorât , «crite vers le quatorzième siècle. — Un cartulaire du treizième siècle , contenant des titres du comté de Toulouse.— Le roman de Jouvencel ^ de Jean de Beuil, amiral de Charles vi.

Plusieurs volumes de poésies anciennes sur velin , telles que celles dAlaiii Chartier.'^Le mariage de Robin et de Marote, — Le débat de Cuidier et de Fortune , par Olivier de la Marthe.

Parmi les livres imprimés que renferme la bibliothèque Mëjanes , nous citerons comme rares : la Poljrglotte de Yalton. — Missa latiiia de Flacius Illyricus ( Mathias Franco mtz ) , argentinœ y i557 , in-8.**, complet— De trinitutis erroribus libri septem, i5!>i , suivi de dialogoruni

de trinitate libri duo ^ per Michaelem Serveto. — - Zia

béatitude des chrestiens^ ou lefléo de lafojr, — Seledarum stirpium americanarum historia , le plus rare des ouvrages de Jacquin , puisqu'il n'en existe que douze exemplaires. — Catholicom januense mogunt, Fustj 1460, editio primarîa. -^Guillermi Ficheti rhetorici libri , 1471. — Le doctrinal du temps présent , composé par Pierre Michault, en 1466.

Plusieurs moralités : Le mirouer et exemple' moralle des enfans ingrats , avec fig. — Moralité nouvelle du mauvais riche et du ladre , à douze personnages , avec fîg. — Uhomme juste et l'homme mondain ^ nouvel^ lement composé et imprimé à Paris cum privilegio , par Antoine Vérard , i5o8. — Le jeu du prince des soiz et de mère sotte, — Les fantaisies de mère sotte ^ conteaatU plusieurs belles histoires moralisces , etc.

Des mystères : Le mjstère de la saincte hostie, — Le très-excellent et Sainct mjstère du vieil testament , par personnages auquel sont contenus les histoires de la bible ^ etc. — Le mystère de la conception , nativité , mariage et annonciation de la benoiste T^ierge-Marie , avec la fia-' tivité de J. C , etc. — Le mystère de la passion de nostre Seigneur J. C. , etc. Lequel mjstère fut joué à Augier. Moult triumphantement, — Les mystères des actes des apôtres.

Parmi les romans de Tancienne chevalerie, nous citerons :

Uhistoire du Sainct Greaal ^ qui est le premier livre de la table ronde. — Lancelot du lac-^^Perceval le Galloys, jadis chevallier de la table ronde , lequel adéheva les aventures du Sainct Greaal , etc. — Gjron le courtojs. — Les haults faicts et prouesses du noble et puissant roy Meliadus. -^ Tristan , prince de Leonnois , et Ysculte , princesse d*Yrlande , Rojne de Cornouaille, — Cronique et hjstoire faicte et composée par révérend père en Dieu^ archevêque de Reins, — Ponthus et la belle Sidqyne. — Amadis des Gaules, — La très-élégante , délicieuse , Melliflue et très^plaisante hjstoire de Perceforest y roy de la grant-Brétaigne, — L'histoire du noble et vaillani chevallier Pierre de Provence ^ et aussi de la belle Maguelonne fille du roj de Naples, — Cronîques de France , dites de Saint Denjs. Paris , 1476. — Le» mêmes» i493«

Les auteurs classiques grecs et latins , éditions d'Aide, Etienne , Plantin , Elzévir , Barbou , etc. , ainsi que la suite des variorum et des ad usum Delphini. — Le» »uperbes éditions de Bodoni , Baskerville , Ibarra , Fonlis, Tons on , etc.

La collection des histoires des peuples , province» et villes , etc. , écrites en différentes langaes. — La collection des coutumes de diverses provinces.

( i85) Des grammaires , des vocabulaires et des livres hébreux, arabes , turcs , arméniens , malabares , etc.

ÉCOLE GRATUITE DE DESSIN. - MUSÉE , place de V église Sainte Jean.

L*école de dessin fut établie en 1771, en exécution du testamant d'Honoré Armand , duc de Villars , gouverneur de Provence. En 1 774 , les états de la province y joignirent une école de sculpture. Cet établissement fut supprimé au commencement de la révolution , et rétabli en i8o3 , par M. Saliier, maire. Il fut placé à l'ancien couvent des Andrettes. On le transféra en 1828 , et sous la mairie de M. Destienne Dubourguet, dans le local de l'ancien prieuré de Saint- Jean , où il est encore aujourd'hui. Le nombre considérable d'élèves qui suivent l'école , et rhabileté des artistes qui en sont sortis , prouvent la bonté de celte institution. L'école doit aux soins de M. le comte de Forbin , directeur des musées de France et tout nouvellement encore à M. Thiers , ministre des travaux publics y la belle collection de plâtres et celle de modèles qu'elle possède. On y trouve aussi un torse antique de marbre. Les étrangers qui Visitent l'école peuvent voir la collection de tableaux de M. Clérian , professeur de l'école. Cet artiste forme une suite intéressante de peintures du moyen âge , dans laquelle on remarque des tableaux précieux de cette époque.

A Aix , le musée est une dépendance de l'école de dessin. II n'est guère ouvert qu'aux élèves , et on le considère comme une salle destinée à renfermer des modèles de peinture , à l'usage des jeunes dessinateurs. N'étant pas ouvert au public , il serait inutile d'énumérer les peintures les plus remarquables qu'il renferme^ mais nous devons faire connaître les artistes et les amateurs qui par leurs dons ont contribué à l'augmentation de c^t établissement. La ville d'Aix en est redevable à MM. Arnaud , médecin

( '86) de Cabre , M.^^*^ Emëric David, le comte de Forbin, le père

Pouillard, de Queilar » Thiers, ministre des travaux publics.

La pensée de joindre un musée à Técole de dessin comme dépendance de celle-ci, nous parait très-préjuùlciable à la prospérité du musée , car se trouvant sous la direction immédiate du bureau de Técole , il ne peut être considéré que comme étant un accroissement de celle-ci. Cest ainsi que nous Tavons déjà dit, une salle de tableaux à Tusagc des élèves , ajoutée ' à la salle des plâtres , etc. Dès lors , rien n'excitera l'administration de l'école de dessin à l'enrichir de productions des beaux-arts , qui ne seront pas absolument nécessaires aux progrès des élèves. Il ny aura pas même de raison pour en ouvrir les portes au public. Là ville d'Aix^ offre seule cette choquante singularité , et cela est d'autant plus déplorable , qu'elle devrait être citée , pour la richesse d'une collection publique d'objets de beaux-arts , comme elle l'est , à cause de sa belle col* lection d'ouvrages scientifiques.

Le musée au contraire devrait être à Aix , aussi important que la bibliothèque Méjanes. C'est alors , que l'on pourrait espérer un accroissement dans celte collection. C'est alors seulement qu'une administration spéciale porterait le plus grand soin à procurer au musée , des . objets dignes de l'estime des connaisseurs et de la visite des étrangers. Nous fesons ', avec les amateurs des beauxarts , des vœux ardens pour que l'administration municipale médite sur cet objet intéressant et que revenant sur ce que ses devanciers avaient fait , elle sépare le musée d'Aix , de l'école de dessin et en fasse un établissement particulier et indépendant. Cette importante amélioration est digne de signaler la mairie de M. Chambaud. Le zèle et les lumières de cet administrateur , l'amour qu'il a toujours porté à cette ville, seront> nous n'en doutons pas, de puissans motifs pour lui faire accueillir les vœux des amateurs des beaux-arts dont nous sommes en cet instant l'organe.

( i87 ) SOCIÉTÉ ACADÉMIQUE. En 1808, plusieurs pcisonnes instruites formèrent le projet d'établir dans cctlc ville , une société littéraire. A cet effet , on présenta un prospectus qui fut accueilli par ceux qui cultivaient les sciences , la littérature et les arts et par les personnes notables de la ville. La société fut installée le 10 février de la même année et prit le titre de société des amis des scienceSj des lettres et des arts. Elle tient ses séances partîculièresy une fols la semaine, et chaque année , une séance publique dont elle publie le procès -verbal. Elle a fait paraître à des époques indéterminées , plusieurs volumes de mémoires , notices , etc. , composés par ses membres. Ils contiennent des dissertations utiles sur Tagriculture , dans ses applications à la Provence , des recherches et des mémoires en matières d'archéologie et d'histoire provençales, des notices nécrologiques sur plusieurs memhres de cette société , des mémoires sur des questions de médecine et autres sciences. Ces recueils sont terminés par un choix de poésies françaises et provençales dont plusieurs ont du mérite. Par ordonnance du roi, du 5 avril 1829, elle a été reconnue et autorisée à prendre le titre d^ académie d*AiXy et le nombre de f^es membres fixé à trente.

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