‹ Aix ancien et moderne, ou Description des édifices sacrés et profanes ... d'Aix; précédée d'unChapitre 52 sur 72 · ANTIQUITÉS ROMAINES · texte numérisé non relu

ANTIQUITÉS ROMAINES

Les plus remarquables qui existent à Aix ou dans ses environs , sont :

Voûtes^ murailles et yestiges de bains , près des eaux thermales , et dans l'intérieur de la ville.

Une portion de la façade de Saint-Sauyeur , vis-à-vis l'université , et une portion du mur contre lequel est appuyée la fontaine de la place de l'Archevêché.

Salle de bains. D'aprëis Pitton , historien de la ville d'Aix , la fontaine de la place aux herbes , près de la halle , n'a été construite sur une petite élévation , que pour conserver une salle de bains. Cet auteur assure qu'ils forment une rotonde , et qu'autour il y avait seize sièges de marbre , en forme de niches , ayant chacun deux tuyaux. L'issue de ces bains a été fermée depuis plusieurs années .

Vestiges de maisons et de bains , à la rue des derniers Bagniers ( de Balneis ).

.Rester de muraille , incorporé dans une bâtisse moderne , à droite et à quelques mètres du portail qui conduit à la fontaine minérale , touchant la maison des bains.

Inscription hébraïque , fixée dans le mur , au-dessus de la porte d'une maison du faubourg Notre-Dame. On y voit cea mots écrits en caractères hébreux :

' ( ao5 )

• -lin fa rth^

Salomon , ^/^ du Rabin David ^ est décédé en Vannée la seconde.

Nous plaçons cette inscription au rang des antiquités romaines , parce qu'on croit qu'elle a été faite au commencement de l'arrivée des juifs en Provence.

Restes d'aqueduc. C'est une voûte qui se prolonge sous la colline des moulins de Saînt-Eutrope. L'entrée est située vers l'extrémité de la hauteur , aux bords du chemin et vis-à-vis la chapelle. Ce souterrain , pouvant faciliter les arrestations , à cause dç sa proximité de la grande route , a été fermé par ordre de l'administration municipale.

Restes de murs , colonnes et tronçons de granit ^ trouvés dans l'ancien couvent des Minimes, occupé aujourd'hui par les dames du Saint-Sacrement.

Beaux restes de murailles qui soutenaient un aqueduc. Ils sont situés à i oo mètres environ du pont de Beraud , dans le fossé , en montant vers le nord.

La prise des premières eaux , au quartier des premières eaux. Cette muraille, construite avec de grosses pierres froides , remplit encore l'objet que les romains s'étaient proposés en la construisant «

Festiges d*a(fuéduc touchant le pont des Pinchinats » à demi-lieue de la ville.

Puits des Romains, On appelle ainsi une vue d'aquéduc construite par les romains. Elle se trouve dans le dôikiaine des héritiers de M. l'avocat DubréUil , au quartier de Fonslèbre , territoire d'Aix.

Restes considérables de muraille qui soutenait un aqueduc, près du château du Tholonêt.

Fragment d*une digue^ dans le domaine de la Monthoronc, territoire de Saint-Cannat. Il y a encore des vestiges des contreforts qui soutenaient la digue.

Camp Romain, On le voit à une petite distance du

domaine de Roquefavonr , dans le territoire de Ventabren ,

commune limitrophe de cette ville. Il est placé à la pointe

d*une colline assez élevée, et est ainsi défendu de trois

côtés par la nature des lieux , et du nord seulement par

un large fossé taillé dans le roc. Au midi , coule la rivière

de l'Arc. Au couchant , on trouve dans un petit vallon ,

le vieil ermitage de Saint-Honorat. Comme tout l'annonce ,

ce camp fut formé à l'époque de l'invasion des teutons,

et si l'on en croit la tradition , la mémoire du premier

succès qu'obtinrent contre eux les armes romaines , s'est

perpétuée dans le nom provençal de Ro(fuofayour ( rupes

favoris ). Les murailles de ce camp sont très-oarieuses ,

en ce que c'est le seul monument qui fasse connattr**de

quelle manière les romains bâtissaient en pierres sèches.

Monument triomphal de Marius, Quoique nous ne parlions pas ici des antiquités placées à une distance aussi considérable, les restes de celle-ci tiennent de trop près à l'histoire de la province et de la ville, pour ne pas mériter quelques détails.

Ib se trouvent à quatre lieues d'Aix et dans le territoire de Fourrières , ( département du Var. ) On y arrive par l'ancien chemin , situé à gauche et à l'extrémité du pont de la Grande Pugière. Ces ruines vénérables sont à environ 5o mètres de la rivière de l'Arc, et vers le commencement de l'angle formé par l'ancien chemin dont nous venons de parler , et la nouvelle route.

Lorsque Marius eut détruit ou fait prisonniers, dans les plaines de Trets et de Fourrières ( campus putridus).

( ao5 ) environ trois cent mille barbares ,. il ëleva un monument triomphal sur le champ de, bataîHe.

Une tapisserie du moyen âge que possédait le seigneur de Fourrières , nous a transmis la forme du monument. Sur une base carrée entourée d'un pourtour , s'élevait une pyramide. On y voyait plusieurs bas-réliefs et entre autres , un qui représentait le général romain debout sur un bouclier et porté triomphalement par trois guerriers. De là est venu ce proverbe provençal : Leis armos de Pourriero ; très per pourta un teoule , c'est-à-dire , armoiries de Fourrières , trois pour porter une tuile. En effet , les boucliers romains avaient la forme de nos tuiles. Il ne subsiste maintenant qu'une partie du massif, et du pourtour qui l'environnait.

Le massif, tel qu'on le voit aujourd'hui, a six mètres d'épaisseur , en carré. Il s'élève irrégulièrement à quatrevingts centimètres du sol. La partie du pourtour encore exis* tante est de l'épaisseur de quatre-vingt-dix centimètres , et s'élève irrégulièrement à un mètre du sol. Elle est séparée du massif par une distance de trois mètres.

Le propriétaire du sol sur lequel s'élèvent ces débris, avait résolu d*enlever jusqu'à la moindre trace du monument. Nous devons à 1V1. le comte de Villeneuve , ancien préfet du département des Bouches-du-Rh6ne , les mesures qui ont été prises , pour en assurer la conserihition.

Fragment de murailles. Il existe à la maison de campagne de la Pme//^, possédée par M. Tassy, avocat, des restes de muraille romaine. Ils ont environ huit mètres de longueur et forment une ligne courbe qui correspond à un Jragment de mur aussi antique , placé à euviron neuf mètres du premier , et incorporé dans une muraille moderne. Il paraît qu'il y avait en ce lieu , un monument romain. On pourrait par des recherches faciles , connaître précisément , la forme , la nature , la grandeur et peutêtre la destination de cet édifice.

(• 2o6 ) Belles murailles y au quartier de Saint«-Marc la Morëe. Ce Aont les restes d'antiquités romaines , les plus con^ sidérables que nous puissions citer. Elle» sont -cachées par des bâtisses modernes. A une de ces murailles est une ouverture qui aboutit à de longs souterrains. Ces vestiges d'antiquité ont été entièrement ignorés jusqu'à présent. Ils méritent cependant une attention particulière.

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