‹ Alain de LilleChapitre 8 sur 26 · VI. Super sententias , lih, lY · texte numérisé non relu

VI. Super sententias , lih, lY

In

sententias. Quelques auteurs ont confondu ce livre avec le liber Sen-

(1) Conrad. Gesnerii bibl. generalis^ édit. de Zurich^ 4 545.

(2) Paradoxa de maximii generalibus (sentenlia Platonis et Aristotel'is) , cité par B. Fez dans Tlsagoge de son TTiesaurus anecdotorum. — Hist.Iitt.

(3) De intelligentiis seu memoriale rerum difficilium (summt in hoc capitulo nostrae inteutionis est rermn naturalium difficiliora colKgere) cité également par B. Pez qui Tavait vu à la bibliothèque du monastère de Lilienfeld. Voyez risagoge du De fide dans le Thésaurus anecdotorum.-— Hist. litt.

(4) Super sententias, lih. IV, cité par Trithèmc, 1. c. — Summa quatuor lihros sentent iarum complectens opus quadripartitum, dit Thomaj Waldensis qui Tavait vu chez les Frères-Prêcheurs de Paris. Thomas Nclter, dit Waldensis, parce qu'il était de Walden, écrivit contre les Hussites un Doctrinalis antiquitatum fidei , au tome II , chapitre dernier , duquel se trouve cité VOpus quadripartitum.

tentiarum ci-après , qui n'est cependaat pas divisé en quatre livres (1). Oudin et THistoiro littéraire de France prétendent le confondre avec le De fide contra albigenses , qui est en effet divisé en quatre parties et porte quelquefois le titre de Summa quadripartita, Possevin au contraire croit y voir une glose sur les célèbres sentences de Pierre-le- Lombard (Sj. S'il en est ainsi , ce serait certainement Tun des premiers commentaires sur ce livre si souvent commenté que Grevier en comptait deux cent quarante-quatre gloses bien connues de son temps (3). Du reste bien avant Pierre-le-Lombard d'autres écrivains avaient composé des ouvrages sur le même sujet et sous le même titre. On cite ainsi les Sentences d'Anselme de Laon , de GuillaumedeChampeaux, d*IIugues de Saint-Victor. Alain a bien pu corn-* poser aussi les siennes. Mais nous l'avouons, Topinion d'Oudin nous parait très-acceptable, et la façon dont Thomas Waldensis cite ce traité nous fait croire que ce peut bien être le De Arte fidei sous un autre titre (4).

Nous arrivons maintenant aux ouvrages de morale et de dévotion , traités plus pratiques que les précédents et se tenant moins dans les généralités philosophiques.

VU. Tractatus de virtutibus et vitiis (5).

De

virtutibus C'est ainsi ou sous divers titres analogues que se trouve

et vitiit. '

(1) Conf. ci-après, page 89.

(2) Possevinus. Apparatus scLcer,

(5) Crevier. Histoire de l'Université de Paris. (4) Voyez la note i de la page précédente.

(6) Tractatus de virtutibus et vitiis {primo videnâuM est quid sit virtui et unde dicatur). Manuscrit sur parchemin, de la bibliothèque impériale no iiiMCCXXXVIIIf, écriture du XlVe siècle, provenant de Balnze, et coih tenalnt beaucoup d^autres ouvrages de divers auteurs ; celui-ci est à la page 86. — Othon de S. Biaise donne le même titre, Trithème porte : Summa de vitiis f summa virtutum et vitiorum, lib. I.

Peniten"

tiale.

Ce sujet a été souvent traité au moyen âge. Lé célèbre ouvrage De formula honestœ vitœ , de Martin de Pannonie, archevêque de Prague , souvent publié , porte parfois ce titre. L* ouvrage d'Alain, resté manuscrit , nous est tout à fait inconnu ; nous ne pouvons donc que le mentionner, sans en rendre compte, sans môme discuter s il est bien du docteur universel.

Liber penitentialis seu depœnitentia ad Bituricenses (1).

Ce traité a été imprimé dans Tédition De Visch et la Patrologie.

On ne peut en dire que quelques mots. C'est un ouvrage de pure théologie appliquée qui peut être encore fort intéres* sant aujourd'hui pour ceux qui étudient ces matières, mais qui tient fort peu à la philosophie. Après avoir vivement exhorté à la confession , Tauteur en marque les objets et les

(1) Liber pcenitentialii , »ive methodus digne administrandi et suscipiendi tacramentum pœnitentiœ (a, a, domine)^ rapporté sous ce titre par De yisch,*— par Trithème sous cet autre : De pœnitentia ad Bituricenses^ llb. IV. Les manuscrits portant ce second titre sont indiqués comme ayant cet incipit : Dei gratia bituricensi, qui semblent être les premiers mots d'un prologue. — Fabricius lisait De pœnitentia nd bituricensem episcopum^ d'après Apostolus Zeuo qui en ayait tu un manuscrit à Trévise. On supposé que ce livre, en effet, a été dédié à B. de Sully, arcbevéque de Bourges, de 1184 à ISOO, ou de 1186 à 1199, d'après D'Argentré. — A la bibliothèque 4e Charleville, d'après un renseignement que je dois à la complaisance de M. le bibliothécaire, le titre est ainsi conçu: Henrico dei gratia bituricensi archiepiscopo patriarcha Aquinatorum Alanus dictus magisier opus suam»

11 existe dans la même bibliothèque encore un autre traité sur le même . sujet et sous le nom d'Alain i Incipit Summa Alani de confession e et pœ^ nitentia (^uoniam circa conjessionem animarum pericula sunt).

Et même un troisième ; Incipit alia summa de confessione et pœnitentia (facile dignos fructus), qui, d'après ces premiers mots, semble n*être que le chap. 39 du De arte prœdicandi ci-après, page 95.

Nous n'avons pu voir ni comparer ces manuscrits.

Autres

ouvrages

analogues

attribués

à Alain.

modes ; indique le genre et la gradation des pénitences, montre les moyens d* exciter la contrition et termine en exposant chaleureusement la nécessité de ce sacrement.

De Visch tend à distinguer de l'ouvrage précédent le :

Depenitentia ad fituricenses (l).

Nous trouvons encore qu'il existe, manuscrit, une:

Summa de confessione etpenitentia (2).

Il est fort difOcile , en Tabsence des manuscrits, de décider si ces traités sont autres que le Liber penitentialis , publié par De Visch. Nous avons donné en note les raisons de douter; quant à la raison de décider, elle ne nous apparaît pas.

Enfin Oudin cite comme un ouvrage distinct des précédents le :

Corrector seu medicus animarum (3).

En eiïet , ce traité que nous avons eu sous les yeux^n'a point de rapport avec le Liber pmitentialis édité par De Visch , sauf <]ue dans ce dernier se trouve un paragraphe intitulé : Sacerdotes sunt spirituales medici, Peccator spiritualis œgrotus est.

A part cela, il est tout différent, très-étendu, entrant jusque

(1 et 2) Voyez la note de la page précédente.

(3) Liber quidam penitentialis qui corrector vocatur et medicus {hehdomada priore) à la page 106 d'un recueil de divers ouvrages manuscrits du XI V^ siècle, sous le N« 642 du fonds St.-Viclor, bibliothèque impériale, petit in-i** (En tête est placée une introduction très étendue qui paraît extraite d^une somme des sacrements de Pierre le Chantre : Post hcec de penitentia agendum est). Sous le N° 635 du même fonds se voit un manuscrit in-4o à deux colonnes du XIV® siècle, qui contient le même texte du Corrector^ mais l'introduction ne s'y trouve pas. D*aprè$ Oudin ce traité se voyait à Saint-Germain-des-prés sons le nom de Pierre le Chantre.

Fabricius, D. Brial (hist. litt. de France), De Visch {bihliothec cisterc), avaient donc grand tort de confondre le Peiiitentiel publié par ce dernier et ce Correcteur. Bund, qui au rapport de Valère André les avait vus, comparés et trouvés semblables , s'était étrangement abusé. Oudin a bien signalé la différence.

dans les détails de la casuistique, détails souvent peu édifiants ; aussi, quoiqu'il y ait beaucoup de savoir, nous n*y reconnaissons pas la méthode élevée , Thonnôteté chaste et le style élégant d'Alain. Les manuscrits sont d^ailleurs anonymes , et J. Petit , qui en a édité quelques passages , comme nous le disons en note, ne les attribue nullement à Alain [\),

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