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Albarran (Joachin), (1860-1912)

Le 19 Janvier 1890 trois nouveaux internes venaient, selon la tradition, prendre à Necker la relève dans le service de Guyon : en l'absence du Maître, en congé pour quelques jours, ils furent reçus par un de leurs collègues de l'année précédente et qui allait à leurs côtés prolonger ses fonctions.

Guyon était alors à l'apogée de sa gloire; depuis longtemps on parlait de créer pour lui une chaire à la Faculté. Le moment approchait où cette transformation allait se réaliser, et l'interne qui nous recevait était déjà désigné pour être le premier chef de clinique des Maladies des voies urinaires.

Il arrivait d'Espagne à la façon d'un météore; son nom tropical et sonore retentissait comme un écho de l'Albaracin: il sappelait Joachin Aïlbarran. En lui tout ‘était éclat, lumière et Vibration ; au premier contact il se révélait un prodige.

Par une série d'ascensions vertigineuses, il allait en quelques années parvenir à grands coups d'ailes aux sommets de la hiérarchie, devenir le premier successeur du Maître illustre qui l'avait appelé jusqu'à lui, et dans une vie courte accumuler tant de travaux originaux, que le monde ébloui de sa fulgurante carrière allait, longtemps après sa disparition, continuer à sentir l'éclat de son’ prestige et les bienfaits de son activité.

Il était né à Cuba, dans cette île qui avait déjà donné naissance à cette autre grande figure, José Maria de Fleredia, qui le précéda de quelques années parmi nous.

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