ÉTUDE TOUR LA VIERGE DONNANT LE SEIN A I.’ENFANT (B
Albertinc.
tion du duc de Devonshire à Chatsworth ; ce dessin montre la Vierge, en sens inverse, assise dans un paysage, tenant le petit
1. L’une de ces Madones a hguré au Burlington Club, dans la première exposition des dessins de Durer; l’autre, à la Grosvenor Gallery en 1879.
2. Bartsch, 37: « La Vierge couronnée par un ange. — La Vierge assise sur un banc de bois, couvert d’un coussin. Elle tient de ses deux mains l’enfant Jésus qui est assis sur ses genoux et qui a un oiseau sur la main droite. Vers la gauche du haut de l’estampe, un ange en l’air soutient une couronne de perles au-dessus de la tète de la Vierge. Au bas de ce même côté est une tablette sur laquelle l’année i520 et le chiffre de Durer sont tracés. »
3. En sens inverse de la gravure. La petite pancarte, portant la date i520 et le monogramme, a été particulièrement restaurée.
ALBERT D Ü RE R
Jésus sur ses genoux ; celui-ci se dresse pour faire sentir à sa mère un œillet qu’il tient de la main droite; le petit saint Jean, debout de face, tenant un bâton surmonté de la croix, retourne la tète vers le groupe divin ; — la Vierge debout sur le croissant, dans un nimbe, portant l’enfant; tout à fait dans l’esprit des gravures sur cuivre, B. 32 et 33 1 (musée du Louvre) 2 ; — Marie penchée en avant, la tète trop grande et peu agréable, dans un mouvement peu gracieux, enlace l’enfant du bras droit et lui tend une pomme de la main gauche; en bas, le monogramme et 1 5 1 7 ; encre très pâlie (cabinet des Estampes de Berlin); — un projet d’une grande et belle Vierge assise dans une stalle à baldaquin, le buste découvert, au milieu de draperies étalées, avec l’enfant sur ses genoux se penchant pour regarder un fruit; au pied, un ange, aux cheveux bouclés, aux larges ailes, chantant, les yeux au ciel, en s’accompagnant de la viole; à la plume, 1 5 1 9 et le monogramme (château de Windsor) ; — une Vierge sur un banc de gazon, donnant le sein à l’enfant, d’une belle expression, d’un faire énergique, d’une plume un peu grosse; en bas, ces mots écrits de la main de Dürer : Au jour de l’ail i5i8, comme s’il avait voulu, au début de l’année, rendre hommage à la mère de Dieu (musée du Louvre) ; — la charmante Vierge couronnée par deux anges, datée 1 5 18, de la collection Malcolm, et dont on remarque, surtout dans la tête,
1. Bartsch, 32 : « La Vierge à la couronne d'étoiles et au sceptre. — La Vierge debout sur un croissant. Elle porte l’Enfant Jésus sur le bras gauche, et tient un sceptre de la droite. Elle est tout entourée de rayons, et sa tête est ornée d’une couronne parsemée d’étoiles. L’année 1 5 1 6 est marquée vers le haut de la droite, et le chiffre vers le bas du même côté. » — Bartsch, 33 : « La Vierge aux cheveux courts liés avec une bandelette. — La Vierge debout sur un croissant, portant sur ses bras l’enfant Jésus qui tient une pomme de ses deux mains. Elle est environnée de lumière, et la tète est ceinte d’une bandelette. L’année 1 5 1 4 et le chiffre de Durer sont marqués à la droite du bas de l’estampe. »
2. Au cabinet des Estampes de Dresde, une petite esquisse, à la plume, d’une Vierge couronnée, tournée à gauche, sur un globe, dans une auréole, avec l’enfant; en haut, un petit rinceau.