ALLEMAGNE
Berlin. Musée de l'Empereur Frédéric :
La Vierge avec l'Enfant Jédus, sur bois. Signé et daté i5i8. Ayant appartenu à la collection Capponi, cet ouvrage, longtemps regardé comme original, est considéré universellement comme une imitation de la fin du XVIe siècle ou du XVIIe siècle.
Le JKartyre de àaint Sébaàtien. Provenant de la collection Weber, cet ouvrage est attribué assez hypothétiquement à Durer, dont il serait une œuvre de jeunesse. {Amtlicbe Berichte ans den Kôniglichen Ku/ubammlungen, septembre 1912.)
Darmstadt. Musée Grand-Ducal :
Six fragments d'un autel de éaint Dominique. Voir Pauli : Zeihcbrift fur Inldende Kiïndte, 1912, XXIII. Cet ouvrage aurait précédé le cycle de Dresde, les Sept Douleurs de la Vierge.
Dessau. Amalienstift :
Saint Christophe. L'attribution de Wustmann (Zeitschrift fur bildende Kiinste, 1910, XXI) ne paraît pas très convaincante.
Dresde. Galerie Royale :
Les Sept Douleurs de la Vierge. Cette série aurait été peinte vers 1497 et se serait trouvée au château de Wittemberg. Dans une très intéressante étude, Pauli, Zeitschrift fur bildende Kiinste, XXIII, 1912, a donné des arguments très forts en faveur de cette attribution.
Le Christ en croix, sur bois. Signé et daté i5o6. Je dois dire que l'authenticité de cet ouvrage a été' et est très généralement admise même par ceux qui, comme Wœlfflin, ne l'aimaient pas. Friedlaender tient que les doutes sont injustifiés. Ils ont été pourtant exprimés très fortement et à maintes reprises. Voir : Wickhoff, Kunstgeschichtliche Anzeigen, Vienne, 1907, et Hugo Kehrer et Zimmermann, Zeitschrift fur bildende Kiinste, XXVII, 1916. J'ai dit, dans cet ouvrage, que mon sens intime était opposé à l'authenticité.
Jésus portant sa croix, sur bois. Signé et daté 1627. Il existe de cette peinture en grisaille trois répliques, l'une dans la collection de sir Frédéric Cook et les deux autres à la Galerie Royale de Dresde et à la Galerie de Bergame. La première est attribuée avec des arguments assez convaincants à Durer par Dodgson (Durer Society, 1904, vol. 7).
Francfort. Musée historique :
Triptyque de Heller, sur bois. Le sujet central représente X Assomption de la Vierge. C'est une copie qui remplace l'original vendu en i6i5 à Maximilien de Bavière et détruit par l'incendie. Les volets, qui montrent le martyre de saint Jacques, le martyre de sainte Catherine, saint Pierre et saint Paul, saint Thomas d'Aquin et saint Christophe, deux saints Rois, et les portraits des deux donateurs, sont les originaux, mais Durer n'a mis la main qu'aux deux derniers, et encore cela n'est-il pas certain.
Institut Staedel :
Jeune fille en prière (dite la Furlegerin), sur bois. Monogramme. De l'aveu général, il s'agit d'une copie d'un original disparu. Une autre copie (datée 1497) du même original, avec des variantes, se trouve à la Galerie Royale d'Augsbourg; cette dernière a longtemps été considérée comme étant de la main de Durer.
Portrait dAlbert Durer l'ancien âgé de 70 ans, sur bois. Il existe quatre répliques de ce fameux portrait daté de 1497 : à l'Institut Staedel, à Syon House
dans la collection du duc de Northumberland, à l'ancienne Pinacothèque de Munich, et à la National Gallery. Malgré Dodgson, qui tient la dernière pour originale, aucune de ces répliques ne paraît être de la main de Durer (voir Durer Society, vol. 4 et 8).
Munich. Ancienne Pinacothèque :
Portrait de Jacques Fugger dit Le Riche, sur toile. Copie d'un original disparu. Autre copie dans la collection du comte Tœrring à Munich.
Ober Saint- Veit. Palais Archiépiscopal :
Triptyque, sur bois. Le sujet central est un crucifiement, les volets portent daint Sébastien, éaint Roch, Jédus portant àa croix, l' Apparition du Chr'ut a Madeleine. L'exécution n'est certainement pas de Durer dont on connaît les dessins originaux au Musée de Bâle et à l'Institut Staedel de Francfort. L'un de ces dessins est daté i5o2.
Wurtzbourg. Bibliothèque de l'Université :
Portrait de Sixtus Œlhafen, sur bois. Signé et daté i5o3. Copie d'un original perdu. Autre copie à la collection Derschau.