‹ Albert GrisarChapitre 6 sur 8 · GRISAR · texte numérisé non relu

GRISAR

A ir qu'avait F auteur en composant celui de la Folle.

La charge, sans tourner à la caricature proprement dite, était vraiment heureuse, fine et spirituelle. « Eh bien (m'écrivait à ce

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sujet un de mes confrères de Bruxelles) , je tiens de bonne source que cette charge a fait à mon compatriote un sensible déplaisir, et qu'il en a été fort mortifié. »

Je n'ai plus à signaler ensuite qu'un portrait-carte, fait dans ces dernières années (i), et qui a servi, je crois, de modèle à ceux qu'ont donnés l'Illustration dans son numéro du 27 Juin 1869, et, à la même époque, la Chronique illustrée.

Grisar n'a été jusqu'à cejour l'objet d'aucun travail biographique ou critique spécial. Mais, en dehors des articles nécrologiques qui ont été publiés à l'époque de sa mort, on trouve sur lui des notices (toutes trèscourtes), dans les recueils ou journaux suivants :

Biographie universelle des musicien?, {2" édition), parF.-J. Fét's. — Paris, Firmin Didot, 1860-1865, in-8.

(i) — Photographié par M. Desmaisons. On m'a assure que c'était le seul de ce genre qui existât.

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Galerie biographique des artistes musiciens belges du xviiie et du xix"= siècle y par Edouard G. J. Gregoir. — Bruxelles, Schott, 1862, in-8.

Les Musiciens célèbres^ par Félix Clément. — Paris, Hachette, 1868, in-8.

Mes Souvenirs, par Léon Escudier. — Paris, Dentu, iS63, in- 12.

Les Jugements nouveaux, par Xavier Aubryet. — Paris, Librairie nouvelle, 1860, in-i2.

Dictionnaire des Contemporains (3« édition), par G. Vapereau. — Paris, Hachette, i865,gr. in-8.

Almanach musical, année 1854. — Paris, Houssiaux, in-8 carré.

Annuaire dramatique ( belge ) , années 1839, 1840, 1841. — Bruxelles, in-i6 etin-i8.

U Artiste, année i856 (article de M. Xavier Aubryet, qui a servi de thème à celui inséré par l'auteur dans le volume ci-dessus cité : les Jugements nouveaux).

Le Charivari, 3 Juillet 1866 ( « portraitcarte » de M. Albert Vizentini).

Pour les amateurs de distinctions honorifiques, pour ceux aux yeux desquels ces distinctions augmentent dans une proportion quelconque la valeur d'un artiste, je rappellerai que Grisar était chevalier des ordres de Léopold,de Belgique, de la Légion d'honneur, de France, et de la Couronne de chêne, de Hollande (i).

Enfin, pour terminer, je reproduirai les lignes suivantes, publiées par le journal 10pinion, d'Anvers, au mois de Janvier 1870:

Nous apprenons avec plaisir que la souscription pour la statue de notre éniinent compositeur Albert Grisar se couvre de signatures. Après mûres délibérations, la commission s'est prononcée contre l'érection sur une place publique, les morceaux de sculpture ayant presque toujours un côté défec-

(i)— C'est en 1 85 1, à la suite d'un concours musical qui avait eu lieu en Hollande, et du jury duquel il avait été appelé à faire partie, que Grisar avait reçu cette décoration .

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tueux (?). L'administration communale vient d'ac corder à la commission l'autorisation de placer la statue, confiée au ciseau savant de M. De B racckc leer, sous le vestibule de notre théâtre.

C'est bien là la place de l'image du gracieux et 9ympathique]auteur de Gilles ravisseur, des Porcherons^ du Carilîonneur de Bruges, du Chieri du Jardinier, de PEau merveilleuse et de tant d'oeuvres distinguées que les directeurs de notre scène s'obstinent à ne pas remonter. Il faut espérer que cet état de choses cessera désormais et que l'on rendra, enfin, pleine justice à ce compositeur.

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