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290 Q4LBERT GRISA^.
Pour compléter d'un coup d'œil l'ensemble des travaux dramatiques de Grisar, voici maintenant la liste des ouvrages dont il s'est occupé, maïs qui n'ont point été représentés. La plupart d'entre eux sont restés inachevés, mais on a vu cependant que deux ou trois étaient complètement terminés.
lo^^ Manon Giroux^ opéra-comique en deux actes, paroles de MM. de Leuven et de Forges ;
20 — Riquet à la Houppe, opéra-comique en trois actes, en vers, avec prologue, de M. Th. Sauvage ;
3° — Rigolo y opéra-comique en un acte, paroles de M. Pellier ;
4<> — VAne et le Prince^ opéra-comique en deux actes, paroles de MM. Lockroyet Cogniard ;
5» — L'Oncle Salomon^ opéra-comique en trois actes, paroles de M. Emile de Najac •
6o — Les Contes bleus ^ opéra-comique en trois acîteS) paroles de MM. Lockroy et Cogniard.
70 — Afraja^ opéra sérieux en trois actes, patoles de M. Emile de Najac ;
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go — i^Q Parapluie enchanté^ opéra-féerie en trois actes et neuf tableaux, paroles de MM. Charles Deulin et Emile de Najac ;
9** — Le Mariage forcé y opéra-comique en un acte, d'après Molière ;
10® — La Reine Maby paroles de
II* — La Mort du Cosaque , scène dramatique, paroles de M. Michel Carré.
Quelques portraits de Grisar ont été publiés, mais un seul d'entre eux mérite vériblement l'attention ; il est vrai de dire qu'il est très-remarquable. C'est celui qui a été publié à Bruxelles, dans un recueil magnifique intitulé : V Artiste (4® aimée, i836, no 20). Ce portrait, d'un crayon lithographique souple, élégant et plein de finesse, a été dessiné par Beaugnîet, et représente le jeune compositeur (il avait alors 28 ans) dans une attitude un peu songeuse, un peu réfléchie, mais la physionomie rayonnante d^intelligence, de jeunesse et d'espoir; en tête se trouve le titre du recueil pour lequel il avait été fait, et au-dessous, le nom d'Al»
292 Q4LBERT GRISA Tf.
bert Grisar. Un tirage avant la lettre en avait évidemment été exécuté, car j'en connais un exemplaire qui ne porte ni l'une ni Tautre de ces indications (i).
Un autre portrait, dessiné par Henri Émy, et dont je ne connais pas la date (faspect de la physionomie me fait supposer qu'il est des environs de 1840, mais pas avant, car la boutonnière de Grisar est ornée d'une décoration, et la première qu*il reçut, celle de l'ordre de Léopold, lui fut accordée précisément en 1840) , a été publié à Paris.
Celui-ci est lithographie, comme le précé* dent, mais il ne saurait en aucune façon lui être comparé, car il est d'une médiocrité et d*une banalité qni sont loin de faire honneur au crayon parfois fin et délicat d'HenryÉmy.
Peut-être quelques personnes se souvien-
(i)— Cest ce portrait, plein d'élégance et de poésie, en même temps que très-caractéristique, qui a servi de modèle à celui que Ton trouve placé en tête de ce volume. M. Desjardins, qui pour la seconde fois veut bien se faire mon collaboi;ateur, l'a reproduit avec une délicatesse et une habileté dont chacun peut se rendre compte.
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nent-elles d'un certain Panthéon musical gravé en 1845, à Tépoque où ces sortes de publications jouissaient d'une vogue prodigieuse et se multipliaient étonnamment.
C'était une grande feuille oblongue, sur laquelle se trouvaient réunis et groupés tous les musiciens fameux alors, chacun avec sa charge extrêmement réussie et une petite légende explicative de son portrait, légende qui, elle aussi, affectait un caractère burlesque. Grisar, cela va sans dire, occupait sa place dans ce a panthéon » comique : il était représenté dans une attitude penchée, Tair soucieux, les yeux égarés, la main portée au front, et autour de sa tête le dessinateur avait tracé, en guise d'auréole, ce refrain de la Folle : « Tra, la la la, tra, la la la, quel
est donc cet air ?» Au bas, se lisaient
ces mots :