Doctrines ''erronées du XIIP siècle
Et tout d'abord, si nous examinons les hérétiques du xiii'' siècle , nous remarquons aussitôt qu'il n'y a pas un point de la doctrine chrétienne qu'ils n'aient attaqué.
Les uns nient en Dieu la pluralité ou l'égalité des personnes, les autres révoquent en doute même la personnalité de Dieu ^ Ils prétendent
1. Peraldus, Sumtnâ de viriutibus et vitiiSt tract, de fide, c. XIX.
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que Dieu n'agit pas librement, mais qu'il est de sa nature obligé à l'action, c'est-à-dire que tous ses actes ad extra, en dehors de sa substance, ne sont pas la production de sa volonté libre, mais de sa nature. C'est, comme on le voit, le vrai panthéisme K D'autres encore prétendent que Dieu ne sait rien des choses qui sont en dehors de lui, ou qu'il n'a pas la connaissance singulière de chaque chose ^. D'autres enfin refusent d'admettre la Providence, ou au moins son influence sur les actions des hommes ^ .
On enseignait aussi que le monde est éternel*. Cette doctrine s'était tellement répandue que saint Thomas se vit dans la nécessité de la combattre par un écrit spécial . On déniait carrément à Dieu la puissance créatrice et à l'univers la possibilité d'une origine \ 11 est faux, disaiton, que l'homme ait été créé ; qu'il y ait jamais
1. MoNETA, advers, Catharos etValdenses, lib; V, cap. xr, §§3 et 4.