Epist. ad Magn
« suayc et bienheureux martyr ? et Lactance^ et « Vîctorin, et Optât, et Hilaire? et, pour taire lea « vivants, ces Grecs innombrables*? » Or, si, avant d'être fécondée par la vertu du Christ, la raison naturelle a pu produire une si riche moisson, elle en produira, certes, une bien plus abondante, à présent que la uTace du Sauveur a restauré et aug"mcnté les facultés natives de l'esprit humain. — Et qui ne voit le chemin commode et facile que ce procédé ouvre vers la foi ?
Toutefois Futilité de ce même procédé philosophique ne s'arrête pas à ces limites. Et, de fait, les oracles de l'a divine sagesse adressent de graves reproches à la folie de ces hommes qui i^ar les biens visibles n'ont pu coniprendre Celui qui est j et qui, regardant les œuvres, n'ont pu reconnaître V ouvrier ^ . Ainsi un premier fruit de la raison humaine, fruit grand et précieux entre tous, c'est la démonstration qu'elle nous donne de l'existence de Dieu : car^ parla magni' ficence et la beauté de la créature^ le Créateur de ces choses pourra être vu d'une manière