LIVRE TROISIÈME
Albert le Grand à Cologne. — Frère Henri. — Caractère de la mission d'Albert en Allemagne. — Lutte de l'empire et de la papauté. — Grégoire IX. — Théorie idéale des deux pouvoirs : de l'absolutisme impérial et de l'absolutisme théocratique. — Frédéric II, empereur des Romains. — Ses talents, ses mœurs, son harem, sa cour, son traité de fauco.||Éerie. — De l'Allemagne et du clergé allemand au moyen âge. — Simpagne d'Albert et des dominicains contre les ennemis du saint-siége. — Saint Thomas d'Aquin à Cologne. — Albert le Grand va enseigner à Paris.
Revoir la patrie! On ne se représente point de génie si impassible, si rigoureusement abstrait dans la scienèe ou si religieusement tourné vers les régions idéal^w la poésie, — j'ai nommé Albert le Grand ou Gœft6,^qui ne sente, au seul aspect des lieux où s'est écouM Te premier âge de sa vie, comme un renouvellement de l'être. Quand on revient à la patrie, quand
on lui revient surtout après avoir passé loin d'elle quelques-unes de ces années qui courent de l'adolescence à la jeunesse, — et le sort a voulu que nous ayons connu cette sorte d'exil ainsi qu'Albert, — sous les arbres qui ont grandi, dans les vallées qui semblent alors plus étroites et les maisons moins grandes, — car à mesure qu'on vieillit, on s'éloigner et tout ce qui touche à la terre diminue de volume sans perdre d'importance, — au sein des eaux et des prés, sur le visage même des indifférents qui ne sont plus des étrangers, on croit apercevoir des signes d'heureux augure, on retrouve répandue comme une lueur : il n'est pas jusqu'aux clartés du ciel qu'on ne salue et qui ne ravivent au fond de l'âme certaines impressions que l'âme garde, mais sans en jouir, afenguies, engourdies, pour ainsi dire, loin du pays. Serait-ce, par hasard, que près des lieux qui nous -ont vus naître, grâce à je ne sais quelle illusion de nos sens, nous prétons complaisamment aux objets familiers que colorent nos souvenirs des valeurs, des teintes ou des nuances qui en réalite ne leur appartiennent pas? Peut-être. Mais, n'en déplaise à ceux-là que le demi -jour offense et qui n'admirent que l'azur vermeil des baies orientales, il n'est point de lumière au monde qui vaille après l'absence la flamme pâle, tremblante au fond de l'àtrc, tantôt assoupie
SOUS la cendre , tantôt secouant ses derniers bouquets d'étincelles entre les chenets du foyer. Dès que le transfuge reprend le sentier du coteau natal, dès que , de loin j. il reconnaît la porte dont le marteau semblait parfois si lourd à sa main d'enfant : « C'est en ce lieu que fut ton berceau,... j'ai connu ton père et ta mère ; . . . c'est ici que tu vivras ta vie, . . . c*e3t là que t'attend la tombe, » murmurent tour à tour mille voix gaies et plaintives; et tel, qui pensait rentrer simplement en possession de son domaine, s'arrête, ou, traînant le pas, écoute : une voix souveraine a crié Patrie! Ne dirait- on point aussitôt dû bruit solennel d'un coup de foudre couvrant de légers et capricieux accords? Non , elle ne nous appartieut que par une sorte de fiction, la terre que nous appelons parfois la nôtre et du sein de laquelle, à peine en avons-nous prononcé le nom , s'échappent , pour invinciblement nous soumettre et nous prendre le cœur, trois mots d'ordre impérieux : honneur, respect, DEVOIR. Non, c'est bien nous qui sommes à elle plutôt qu'elle n'est à nous. Nous n'avons quelque raison de la considérer comme notre bien que si nous entendons par là la faveur qu'elle accorde à ses fils de mourir glorieusement pour elle, et les facilités qu'elle nous offre, dès que nous l'aimons et prétendons nous montrer bon citoyen, de devenir par elle et
pour elle honnête homme : Tirrésistible attrait qu'elle exerce peut mener à la vertu * . Qui sait si le suprême ordonnateur de nos intelligences et de nos âmes n'a point forgé les chaînes cpii nous attachent au sol si puissantes, pour nous donner un faible aperçu et comme un vague pressentiment des charmes autrement invincibles et délicieux qui nous lieront un jour à la patrie réelle, attraction morale évidemment supérieure aux plus nobles mouvements terrestres, et que nous ne saurions concevoir, ici-bas, que par nos élans incertains, impétr'^ux, contrariés, vers la piété, l'amour et la justice?
On ignore quelle route choisit Albert le Grand pour retourner en Allemagne. Le voyageur qui de Bologne ou de Milan se dirige vers Cologne, — et c'est pour cette dernière ville que le supérieur d'Albert lui avait remis son obédience^ — a trois partis à prendre : des plaines de la Lombardie on peut tenter de gagner le Tyrol par Botzen, on remontera de là vers la Bavière ; s'en aller chercher le Rhin en passant par la Suisse, le fleuve en ce cas servira de guide ; ou bien encore traverser le Mont-Cenis, et, sans un trop long détour, arriver au point voulu, après avoir respiré l'air de France.- Ce n'est malheureusement qu'un
1 . « La bonté des mœurs nous mène à l'amour de la patrie. » Montesquieu.
peu plus tard qu'il est fait mention dans les chroniques du séjour que fit le docteur universel dans notre pays; nous devrons attendre quelque temps encore avant de le voir, de l'entendre, ou plutôt de l'applaudir chez nous y à Paris. Peut-être, — on ne se défait jamais complètement, après tout , de ce qu'il y a d'inusable et de sacré dans ce qu'on est convenu d'appeler la dépouille du vieil homme^ — peut-être le religieux se décida-t-il pour la voie du Tyrol qu'il avait foulée naguère; peut-être trouva-t-il quelque douceur à contempler, l'esp^ calme et résolu, ces neiges et ces rocs qui l'avaient jadis étonné, le jour où il échappa pour la première fois aux chênes et aux sapins de la Souabe bavaroise , aux caresses et aux recommandations maternelles, attiré par les sons de la lyre invisible qui vibre au pied des orangers; peutêtre encore voulut-il saluer, de loin tout au moins, la petite ville de Lavingen et le vieux manoir des Bollstadt. Quoi qu'il en soit de ces conjectures, Albert ne fit son entrée à Cologne, vaste et opulente cité, dès cette époque l'une des plus importantes de l'Allemagne, que vers le mois de juin de l'an de grâce 1229 : il descendit rue de Stolk , vicn^ Stolkorum , dans une maison où les dominicains venaient de s'établir ^
'4. Les premiers dominicains qui vinrent à Cologne firent
Nul doute que frère Henri, dont il sera parlé tout à l'heure, frère Henri, le chef de la communauté dominicaine qui déjà commençait à fleurir aux bords du Rhin, n'ait eu l'hospitalière et révérencieuse idée de s'avancer le long de la rive à la rencontre de son frère en Notre-Seigneur. Ce ne fut point, comme on doit bien le penser, une joie médiocre dans le pauvre couvent de la rue de Stolk quand la nouvelle s'y répandit que la maison de Bologne se désistait en sa faveur d'une réputation déjà illustre et d'une intelligence dite sans égale. Albert le Grand avait alors, s'il faut toutefois se fier entièrement aux dépositions de ses biographes, trente-six ans. Trente-six ans! N'est-ce point l'âge éminemment viril, mais critique, sorte de point culminant qu'on ne voit pas se dessiner à l'horizon sans un peu de trouble et d'émotion? N'est-ce point aussi sur ces hauteurs que siège l'inévitable Parque, fille et juge de nos œuvres? Selon que nous aurons bien ou mal mérité de l'esprit, la justicière nous ouvre , en efi*et , ou nous ferme froidement l'avenir, tourne la quenouille ou joue des ciseaux. « A'n avant! à vous les pampres et la grappe! dit la Parque aux mortels de courage et de
choix d'une maison modeste, rue de Stolk, viens Slolkorum: ils s'y agrandirent considérablement par la suite. — V. Rodolphe.
volonté ; vov^ avez bien employé la jeunesse : à vous la vie */ » — « Halte-là! Demain ^ la nuit sans aurore 1 Déchue ! Détruits ! A vov^ les retours amers et la ruine! n déclare-t-elle aux frivoles, même les mieux doués, auxquels les rides précoces, le dégoût chaque jour accru, la lassitude inféconde et sans espoir, l'or jeté en pure perte, Famour qui se venge d'avoir été sacrifié aux amours , ne laissent point de rappeler, quand sonnent pour eux les trente-six ans^ que vendanges sont faites * . Qui niera que les jugements dont les arrêts plus ou moins définitifs recevront, selon toute probabilité, leur exécution ou leur sanction dans un monde meilleur ou plus mauvais, ne commencent assez visiblement , et par nos propres mains encore, à s'exécuter dans celui-ci !
Dans le style, la musique ou la peinture, les effets ne se produisent guère que par le contraste. Règle générale, dans les choses de l'art, on n'arrive à toucher, à charmer l'esprit, l'oreille ou les yeux que par les gradations savamment ménagées du plaisant au sévère j s'il s'agit des lettres; des notes aiguës aux
4. «Le soir de la vie apporte avec lui sa lampe. » Joubert, Pensées.
2. I hâve tried in its turn ail that life can supply; I hâve bask' in the beams of a dark roUing eye ; 1 haTe lov'd — who has not? But what longue will déclare That pleasure existed while passion was there ?
Byron, â/iscvl. potins.
notes profondes , s'il est question d'harmonie ; de la lumière et des ombres, si nous prenons la palette. Dans le domaine purement spiritualîste de lia religion, il semble que Dieu , pour parvenir à ses fins , n'ait point dédaigné de recourir aux procédés, et que Celui qu'on peut indifféremment appeler le grand artiste ou le grand géomètre se soit aidé, pour vulgariser le Verbe, des caractères humains diversement teintés, des formes variables du Moi, tout comme un maître se sert des couleurs, des mots ou des sons pour exprimer son idée. Remontez au premier âge du christianisme, considérez les expressions de visage et le tempérament moral des interprètes de l'Évangile : ne retrouvez-vous pas la douceur sublime, saint Jean, à côté de l'exactitude lente et méthodique du praticien converti, saint Luc ; la rudesse vaillante et convaincue, saint Pierre ; la fougue idéaliste et noble du croyant de haute race, saint Paul , près de la vigueur tenace et de la foi défiante du paysan, saint Thomas? Assurément la pensée de l'œuvre est divine et vient de haut ; mais, sans produire aucun désordre, l'initiative personnelle se révèle et s'accuse dès qu'elle-même se formule et se précise la Révélation. Les exécutants attaquent d'abord différemment la note : l'Eglise primitive Ta bien reconnu, puisqu'elle prête aux quatre évangélistes des emblèmes allégoriques qui les dis-
tinguent. Chacun d'eux s'arroge ensuite quelques libertés particulières vis-à-vis de la partition non écrite, et qu'il transpose de mémoire. Il n'est point, on nous pardonnera cette hardiesse, jusqu'à l'opposition calculée de l'âge, des conditions, des aptitudes et jusqu'au timbre de voix des vénérables personnages appelés à concourir ensemble à la propagation de la bonne nouvelle^ dont ne se soient sûrement frappés les moins attentifs, pour peu qu'ils ne se laissent point indolemment bercer au charme imposant d'un concert qui depuis bientôt deux mille ans tient les âmes suspendues. Parmi les disciples de Dominique, nous n'avons point à nous demander ici quel fut le saint Pierre ou le saint Paul, le saint Marc ou le saint Luc, mais le hasard vient de nous faire rencontrer le fac-similé effacé et comme une vague réminiscence du saint Jean des Ecritures. Le moine qui va recevoir Albert le Grand sous son toit, le prieur des dominicains de Cologne, frère Henri, est une de ces figures à la fois rêveuses et fines dont les traits corrects n'excluent point un soupçon de langueur et la grâce réelle un peu d'étrangeté.
Les monastères ont recueilli et recueillent encore certaines natures auxquelles conviennent l'ombre et le silence, ainsi qu'à d'autres la lumière et le bruit. Non moins disposées à se retirer qu'à se livrer, elles
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voilent, épanouie au sein du cloître, une fleur d'élégance naïve et de pureté que sans doute eussent empêchée d'éclore ou qu'eussent flétrie l'exposition en plein vent, le haie des après-midi torrides, les glaciales nuées des matins ou le souffle empesté des nuits , dans les grandes villes. Au-dessus de ces prunelles d'une limpidité singulière, si délicates qu'il suffit d'un jour un peu trop vif pour que tout de suite il y tremble une larme, la solitude déploie comme une gaze qui les préserve sans les assombrir. Pour s'élever à toute heure vers le crucifix , ces paupières naturellement baissées veulent se sentir encouragées par les reflets discrets qui tombent de la voûte étoilée des chapelles. C'est qu'il existe de par le monde deux sortes de sérénités, l'une tendre, l'autre superbe. La première semble faite de sourires et d'innocence; la seconde s'acquiert au prix des larmes , des épreuves et quelquefois du sang : celle-là charme ; celle-ci, on l'admire. Elle seule, la paix héroïque, chèrement achetée par la lutte, noblement assise sur la douleur refoulée ou les passions vaincues, prête au masque de l'athlète ce je ne sais quoi de net et d'achevé qui transporte à la fois et repose : elle seule laisse cette impression que produit le calme vivant des statues antiques. Marins à Minturnes, Socrate buvant la ciguë, Albert le Grand vidant la coupe que lui tend le moyen âge,
présentent trois exemples de cette placidité robuste, et, certes, ce n'est point nous qui lui refuserons la supériorité. Mais la sérénité frêle , si l'on peut s'exprimer ainsi , est-elle donc tant à dédaigner ? Parce que la blancheur des lis n'implique nullement l'idée de résistance et de force qu'éveille la blancheur des marbres, doit -on mépriser les lis? Que de fronts d'aspect majestueux et angélique, unis et sur lesquels semble planer vaguement une auréole éthérée, ont paru*, jeté une lueur, approché de l'idéal , puis se sont évanouis dans le mystère et l'oubli, sans que quelqu*un ait pris seulement la peine de les relever ! Il est vrai que pour les saisir il faut les surprendre, et, pour les surprendre, user de ménagements infinis. Une rude parole les fait rentrer dans le néant, une vulgarité les abat, le spectacle du mal et du laid les frappe d'un étonnement toujours plus vif et douloureux; les années n'ont point toujours raison de ces incorrigibles mais adorables candeurs. Une ou deux physionomies riantes ne s'encadrent-elles pas à merveille dans un tableau complet du moyen âge, et quelques ingénuités se détachant à l'improviste sur le fond sévère et tourmenté des mœurs brutales de l'époque ne la feront -elles pas mieux comprendre? A l'ombre des clématites et des vignes vierges, dans le jardin du couvent des frères prêcheurs de Co-
logne, avant de nous hasarder sur cette terre d'Allemagne , théâtre de toutes les guerres et foyer de toutes les discordes, arrêtons- nous un moment, et, comme une colombe qui passe, regardons passer frère Henri.
Quoi de plus frais, de plus aérien que cette courte existence de l'humble prieur de la rue de Stolk, si parfaitement innocente, si chaste, si recueillie! On pourrait peut-être lui appliquer, tant sa vie coula modestement près de la cellule, ce mot qui a été dit à la louange de la simplicité de mœurs et de maintien d'une Romaine : « Elle fila de la laine et garda la maison.» Le cloître fut pour lui le forum; sa pensée ne se détacha jamais du divin époux. Ce n'est point à la légère, en nous jouant, que nous lui consacrons ici quelques lignes. Frère Henri prend à nos yeux l'importance et l'intérêt d'un type, en dépit, ou plutôt en raison même de son peu de relief. Que si d'autres carrières que la sienne, en effet, plus énergiques, plus remplies de labeurs et d'aventures, parlent avec plus d'autorité à l'imagination, et vont, pour ainsi dire, au-devant de l'esprit qui les subit, celleci l'attire et le retient , une fois qu'il l'a trouvée sur sa route. Nulle vie monacale de la Thébaïde d'Occident ne symbolise dans un clair-obscur plus irisé ce que j'appellerai le côté féminin du mysticisme.
A peine sorti de l'adolescence, — il devait, d'ailleurs, rester toujours et mourir jeune, — frère Henri, aimé, recherché de tous, se voue au service de Dieu. Pensez-vous, par hasard, qu'il ait beaucoup lutté, soutenu nombre de combats intérieurs, traversé seulement quelques-unes de ces nuits houleuses qui laborieusement enfantent les poètes , les héros et les saints, nuits qui arrachent son rêve prodigieux à Jacob , dressent son bûcher à Savonarole ou hérissent sa chevelure à Saûh? Circuit leo rugiens, QUiE- RENS QDEM DEVORET. Son Caractère ne l'exposait point aux tempêtes. Le disciple de Dominique appartient à cette catégorie d'âmes dont le lion rugissant de l'Ecriture n'affrontera jamais les régions tranquilles : le monstre n'y rencontrerait point de quoi repaître sa fureur et sa faim. L'âme de frère Henri était de celles que visite et salue , au contraire , dès que luit l'aurore, la colombe de l'arche, la colombe avec son rameau. // est bon à V homme de porter le joug du Seigneur dès sa jeunesse : cette parole retentit un matin à son oreille. En se conformant à la sainte maxime, il ne fit qu'obéir à son penchant, car Vamour de la justice et de tout ce qui est honnête semblait inné en lui \
4. Iste cum optiraae esset indolis adolescens, in omnibus sese exhibuitad disciplinam docilem, facilein ad virlutes; sicque dum cresceret aetate, crescebat et moribus, usque adeo, ut si cum ipso
Doué, raconte encore un vieux récit, de la gravité douce, d'une compréhension souple et facile, d'un son de voix mélodieux, d'un art inimitable de bien dire et d'émouvoir ceux qui l'approchaient % lorsqu'il vint étudier à Paris, il se lia étroitement avec Jourdain de Saxe, le futur général de l'Ordre, simple clerc en ce temps-là, et forma le généreux mais chimérique dessein de ne le quitter jamais. « Ne nous séparons pasfStemus simul, » répétait sans cesse frère Henri à frère Jourdain, en commentant avec grâce, à sa façon, le mot du prophète Isaïe, le jour où tous deux, entraînés par un discours de frère Renaud de Saint-Gilles, ils revêtirent ensemble, au couvent de Saint-Jacques, l'habit de Saint-Dominique*. Ce trait l'achève. Ne se persuadait- il point imprudemment, le tendre cénobite, que la liberté du dévouement peut exister sans rindépendance, et que deux cœurs bien unis ne feront que jouir plus étroitement l'un de l'autre, en se réfugiant sous la bure? Stemus simul ! Hélas! quel souhait délicieux! Mais comme les événements ne tardèrent point à réduire à néant ce beau projet, éternel et
conversaveris, velut angelum aestimares, et quasi innatam ei crederes honestalem. — B. Jordanus, c. 40, n° 40.
1. V. P. Touron, Disciples de saint Dominique, liv. Vï, p. 724, 722,723.