‹ Albert le Grand: l'ancien monde devant le nouveauChapitre 43 sur 77 · V. Bianco, Die alte Universilàl Kôtn · texte numérisé non relu

V. Bianco, Die alte Universilàl Kôtn

client d'Horace, demandait volontiers aux amours de le consoler des rigueurs de la Muse, qui , sans scrupule aucun, après avoir mouillé de pleurs les froides mains de la dame de ses pensées, s'en allait, nmsa pedestri, sur l'épaule de quelque belle fille, effeuiller les jasmins et les roses dont la déesse n'avait point voulu S la lettre en question témoigne, avec un peu trop d'engouement peut-être, d'une admiration toute méridionale pour la beauté blonde — quelle bonne grâce chez les femmes je trouve ici ! — Un peu de précipitation, la sorte de fascination produite par toute forme ou couleur nouvelle sur les imaginations vives, n'auraient-elles point dicté cette phrase galante? Qui ne se représente aisément le poëte, assis d'ordinaire et rêvant près de la fontaine de Vaucluse, ou bien traînant le pas sur le pont d'Avignon, lui dont les yeux ont vu se dénouer maintes fois les grosses torsades de cheveux noirs relevées autour du front mat de nos paysannes du midi, surpris, c'est-à-dire soudainement épris des tresses dorées, de la démarche lente et modeste, des joues fraîches, des yeux bleus et langoureux des Allemandes? Quant au maintien fier et digne dont il gratifie sans restriction les hommes, on se gardera bien de lui chercher noise

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