‹ Albert SamainChapitre 100 sur 123 · TROISIEME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIEME PARTIE

Tous les rythmes extérieurs éveillent en lui un écho, Il les accueille pour leur prêter son âme :

L’eau musicale et triste est la sœur de mon rêve :.…

Et de tous les décors sourdent pour lui des notes qu'un autre n’entendrait point :

L’angélique chanson des couchants violets, Penchant l’urne du rêve, emplit l’or vieux des coupes *.…

Que cette musique si jalousement goûtée reste pour Samain le plus familier des thèmes, il n’est rien là qui doive surprendre, et je sais, dans le Jardin de l’Infante, des poèmes dont les titres sont une profession de foi. C’est une Musique sur l'Eau’, tiède et faible comme une Heure dolente de Gabriel Dupont

Oh! Ecoute la symphonie.

Rien n’est doux comme lagonie

De la lèvre à la lèvre unie Û Dans la musique indéfinie….

et suivie d’un Accompagnement‘. C’est une Musique confidentielle* au rythme enlaçant et bizarre

Je t'aime ainsi.

Sans souci De l’heure disparue, et du mal, et des peines...

1 Extréme-Orient, 1. AU JARDIN DE L'INFANTE, p. 150. 2 Soir. CHARIOT D'OR, p. 23.

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