‹ Albertine de Merris comedie en trois actesChapitre 16 sur 65 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

C’est imprudent I Tu crois?

ANTOINETTE

ANTOINETTE

Les maris en voyage, ii faut toujours les prévenir... si l’on veut les rejoindre. ..On pourrait mal tomber...

Surtout avec M. de Merris.

ANTOINETTE

Il n’a donc pas changé?

Non!

ANTOINETTE

Il est certain qu’il n’a pas mis un canif dans votre contrat, mais un sabre, et il taillait!...

A qui le dis-tü? Ah! lu es bien heureuse, Antoinette!

Je ne me plains pas... Tu peux l’être aussi...

Comment cela?

ANTOINETTE

Si M. de Merris par hasard te revenait?...

Trop tard.

ANTOINETTE

Si tu devenais veuve?

Antoinette!...

ANTOINETTE

Je sais bien que tu ne souhaites pas sa mort... Mais enfin, nous sommes tous mortels... un malheur est bientôt arrivé... heureusement, quelquefois... S’il disparaissait... tu es jeune... toute jeune... qui t’empêcherait de te remarier?

Moi? Impossible!

ANTOINETTE

Pourquoi?

Antoinette?

ANTOINETTE

Eh bien ?

* Antoinette, Albertino.

Tu es mon amie, n’est-ce pas?

ANTOINETTE

Tu no peux pas en douter.

Et tu es une honnête femme?

ANTOINETTE

Je io crois.

Regarde-moi bien en face.

ANTOINETTE

Voilà!... Tu me fais peur!

J’ai un amant...

ANTOINETTE

Toi! (Albertine fait signe que oui.) Depuis quand?

Depuis six mois! (Antoinette va à la fenêtre et l’ouvre.) Qu'est-ce que tu as?... Tu ne veux plus me voir?

ANTOINETTE

Es-tu folle?... Non, il m’a semblé que tout tournait autour de moi... J’avais besoin d’air... Ça m’a pris au cœur... et ça m’a serré.

Elle essuie ses yeux.

Tu pleures?

ANTOINETTE

Je m’attendais si peu... J’aurais répondu do toi... J’en répondais tout à l’heure

On le savait donc?

ANTOINETTE

On sait toujours ces choses-là, à ce qu’il parait.

Et l'on nommait ?...

ANTOINETTE

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