‹ Albertine de Merris comedie en trois actesChapitre 41 sur 65 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

Tu aimes M. de Cerclaux?

F ANN Y

Oui, je l’aime... mais qùVst-ce que ça fait que je l’aime ou que je ne l’aime pas, puisque c’est vous qu’il aime!...

ALBEHTINE.

Il croit m’aimer !.. Il a vécu longtemps avec un souvenir, avec un regret... mais, du jour qu’il m’a su mariée, ce souvenir a dù disparaître et tout espoir s’évanouir... Si je n’étais pas veuve, il n’oserait me parler de son amour... et il faudrait bien qu’il se consolât... qu’il se guérit... qu’il aimât une autre femme... cette autre femme... c’est toi, Fanny... toi qui es digne de son amour... Il faut que ce soit toi... je le veux !..

FANNY

Et moi qui sais qu’il vous aime... je ne le veux pas... Tout le monde a sa dignité... mémo les pauvres... Je ne vous sacrifie rien, puisqu’on ne m’offre rien... Soyez heureuse, et qu’il soit heureux... C’est le seul bonheur que je souhaite pour moi !...

Elle sort par le pan coupé à droite, sans être vue d’Antoinette qni entre presque an même instant.

ALBJERT1NE.

Fanny !... elle ne m’écoute pas!...

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