‹ Album Caranda (volume 2)Chapitre 14 sur 25 · ET CONTRE-PLAQUES · texte numérisé non relu

ET CONTRE-PLAQUES

La fig. 1 est une Agrafe en bronze, accompagnée de sa plaque, de sa contre-plaque et de son appendice. Elle nous a été particulièrement indiquée par plusieurs de nos amis, archéologues des plus autorisés, comme offrant une réminiscence fort curieuse des Célèbres Abeilles du Tombeau de Ghildérice, décrites par l'abbé Cochet.

M. Pilloy a bien voulu se charger du soin de la reproduire, avec la plus entière fidélité, dans les plus petits détails. Le lecteur pourra donc examiner à son aise cette pièce intéressante, et s’en rendre compte aussi bien que si l'original était placé sous ses yeux.

Nous avons cru utile aussi d’exposer ici les différents types admis comme représentation des Abeilles découvertes dans le Tombeau de Childéric : Nous les empruntons à l’ouvrage

de l'abbé Cochet, Tombeau de Childéric, page 184.

« La fig. 1, Dessin pris au Musée des Souverains, est l’œuvre de M. Darcel.

» La fig. 2 est empruntée au Magasin pittoresque. »

La fig. 3, dite Abeille de Sablonnière, reproduction de M. J. Pilloy.

Selon l'abbé Cochet, les auteurs contemporains. ont été d'accord sur le nombre de ces objets en or, qu'ils ont évalué à trois cents ; mais ils diffèrent essentiellement sur la place que ces ornements occupaient : les uns en couvraient le cheval du roi barbare, et les plaçaient sur la selle, sur les guides, sur le collier, en un mot, sur l’équipement tout entier ; d’autres, au contraire, considérant les Abeilles comme l’emblême favori du prince, et presque comme les armes de la famille de Mérovée, en ont fait le semis du manteau

royal, dans lequel le prince aurait été enveloppé.

Seul, le médecin Ghiflet leur donne le nom d’Abeille : Montfaucon le répudie, et l'abbé Cochet ne l’admet que comme ayant prévalu, car, selon lui, on pourrait en faire aussi bien autre chose.

Tels sont les points les plus saillants d’une question à laquelle semble se rattacher

Vornement qu'on voit sur la plaque en bronze découverte à Sablonnière. Cette particu-

larité nous ayant été spécialement signalée comme assez intéressante pour être soumise à Vappréciation d’archéologues plus compétents, nous mavons pas hésité à nous ranger à cet avis.

Voici dans quelle circonstance la découverte a eu lieu :

ExTRAIT DES PROCÈS-VERBAUX

« Le 15 Avril 4876, on signalait à Sablonnière la Sépulture en pleine terre n° 878, à

Om 70 du sol. Elle renfermait un Mérovingien portant, vers la ceinture, deux agrafes

» en bronze, de forme allongée, dont une a son ardillon en fer. Elles étaient accompa-

» gnées de leurs plaques, coatre-plaques et appendices. Elles seront reproduites à la suite » de ce procès-verbal. Dans la même sépulture se trouvaient un couteau en fer, une

» terminaison de ceinturon en bronze et plusieurs silex votifs. » Fig. 2, Agrafe en bronze, avec sa plaque et contre-plaque.

Fig. 3, Couteau en fer.

Fig. 4, Silex votif.

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