‹ Album de Terre-SainteChapitre 6 sur 50 · III. — La Chapelle de la Division des Vêtements · texte numérisé non relu

III. — La Chapelle de la Division des Vêtements

IV. — Le Lieu de l'Invention de la Sainte Croix, au fond d'unevaste citerne. V. — La petite Eglise à trois nefs, dédiée à sainte Hélène.

VI. — La Chapelle de la Colonne des Im propères. VIL — La Chapelle du Crucifiement sur le Calvaire. VIII. — La Chapelle de la Plantation de la Croix, également sur hj Calvaire. IX. — La Pierre de l'Onction, au pied du Calvaire. X. — Le vénérable Edicule du Très Saint Sépulcre. XL — La Chapelle de l'Apparition de Notre-Seigneur à sainte Marie-Madeleine, sous la forme d'un

Jardinier XII. — La Chapelle de l'Apparition de Notre-Seigneur à sa sainte Mère, le matin de sa glorieuse Résurrection.

(1) Notre Gravure représente la Façade de la Basilique, avec l'ancienne tour, bâtie par les croisés, niais dont on a, depuis, enlevé le sommet.

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5. — La Colonne DE LA FLAGELLATION. — Cette Colonne fut transportée par les premiers cliretiens du lieu où Notre-Seigneur avait été flagellé, dans l'église du Cénacle. Elle soutenait autrefois le portique de cette église, et c'est là que sainte Paule la vénéra.

Depuis le xme siècle, elle est en la possession des Pères Franciscains qui l'ont reçue des chanoines de Saint-Augustin. Elle fut brisée par les Musulmans durant les dernières années que les Pères de Terre-Sainte habitèrent le saint Cénacle. Les Enfants de saint François en recueillirent respectueusement les débris et en transportèrent le plus considérable sur un des autels de la chapelle élevée, dans la Basilique du Saint Sépulcre, sur le lieu de l'Apparition de Notre-Seigneur à sa sainte Mère. Boniface de Raguse, Custode des Lieux-Saints, lui dédia, en 1553, cet autel et la fit abriter par deux fortes grilles en fer pour la soustraire aux profanations des infidèles. Ensuite il en envoya un fragment au Pape Paul IV ; un autre à Philippe II, roi d'Espagne ; un troisième à la République de Venise, où on le vénère encore aujourd'hui dans l'église de Saint-Marc.

Cette Colonne est en porphjTe et a environ 75 centimètres de haut (deux pieds et demi). Une fois par an, le Mercredi Saint, on l'expose à la vénération du public. (Guide Indic.)

6. — La PRISON DU CHRIST. — En visitant la vaste Basilique du T. S. Sépulcre, lorsqu'on arrive à l'extrémité de la longue Galerie dite des sept arceaux de la Vierge, on passe entre deux piliers monolithes et l'on entre dans une sorte de chapelle ou antichambre qu'on traverse entièrement; puis on descend par deux marches dans une sombre chapelle qui appartient aux Grecs non-unis et se nomme:

PRISON DE N. S. J.-C. — D'après la tradition, c'est ici l'emplacement même d'une grotte qui servit de prison à NOTRE-SEIGNEUR et aux Larrons pendant qu'on faisait les apprêts de leur supplice.

Cette chapelle est aujourd'hui divisée en trois parties communiquant ensemble. Mais, à part l'autel du milieu et les trois tableaux du fond, elle est nue et sans style.

En sortant de la Prison, on rentre de nouveau dans la chapelle ou antichambre ci-dessus nommée. Là on remarque, à gauche et près de la porte, un autel qui recouvre la Pierre de la Prison. Selon la tradition, Notre- S aiGN eur, étant prisonnier dans ce lieu, avant son crucifiement, aurait eu un pied engagé dans chacun des trous de cette Pierre (trous percés en forme cylindrique), de telle sorte que les deux pieds auraient été liés ensemble par dessous au moyen d'une chaîne (Guide Ivdic).

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*T. — La Division DES VÊTEMENTS. — Sous la, sombre voûte circulaire qui forme le chœur de la Basilique du T. S. Sépulcre, après avoir passé la Prison du Christ et la Chapelle de Saint-Longin, on arrive à la

Chapelle arménienne de la division des vêtements.

Cette Chapelle est bâtie sur le Lieu où les bourreaux se partagèrent les Vêtements du Sauveur.

« v. 23. Cependant les soldats, après l'avoir crucifié, prirent ses vêtements (et ils en rirent quatre parts une part pour chaque soldat), et sa tunique. Or la tunique était sans couture, d'un seul tissu d'en haut jusqu'en bas.

V. 24. Ils se dirent donc l'un à l'autre : Ne la divisons point, mais tirons au sort à qui elle sera. Afin que s'accomplît l'Ecriture disant: Ils se sont partagé mes vêtements, et sur ma robe ils ont jeté le sort. Les soldats firent donc cela (Jean. XIX.). »

D'après l'usage des Juifs, on croit que Notre-Seigneur portait trois vêtements: la chemise ou tunique sans couture; un second vêtement plus long et un troisième qui, de ses épaules, descendait jusqu'à terre.

La Chapelle de la Division des Vêtements est construite en forme d'abside ; mais elle n'offre aucune particularité (Guide Indic).

8. — L'Invention de la Sainte Croix. — l);uis la Ba-ilïq.ue du T. S. Sépulcre, en arrière du grand chœur des Grecs, on descend un vaste escalier île 2iJ marches, et on arrive dans l'église de Sainte- Hélène. Cette église, do style Byzantin, est en partie taillée dans le roc. C'est là que se tenait la sainte Impératrice, pendant que l'on pratiquait les fouilles pour retrouver la Vraie CROIX. De cette église, on descend, par un escalier de 13 marches, taillé dans le voz et établi du côté de l'épitre, et on arrive dans la Chapelle Franciscaine de l'Invention de la Sainte-Croix.

Cette chapelle est très irrégulière; elle mesure environ de 20 à 25 pieds dans son plus grand axe. Au premier coup d'œil, il est facile de voir (pie ce n'était autrefois qu'une citerne taillée dans le roc du Calvaire, à environ 80 pieds à l'Est du lieu du Crucifiement. (C'est dans cette citerne qu'on trouva la Vraie Croix du Sauveur.)

Cette chapelle n'a qu'un seul autel donné par Maximilien, archiduc d'Autriche, devenu plus tard l'empereur infortuné du Mexique.

Les Pères Franciscains qui sont enfermés dans la Basilique du T. S. Sépulcre pour desservir leurs Sanctuaires, y célèbrent tous les jours la Sainte Messe ( Guide Indic).

9. — La COLONNE DES IMPROPÈRES. — La Colonne des Impropères, Opprobres on Injures, se trouvé dans une des Chapelles de l'abside de la Basilique du T. S. Sépulcre, appartenant aux Grecs non-unis.

On croit que ce fragment de colonne servit de siège à Notre-Seigneur, pendant que de vils bourreaux le couronnaient d'épines et le souffletaient indignement en le chargeant de mille opprobies.

« Puis, tressant une couronne, ils la mirent sur sa têto, avec un roseau dans sa main droite ; et fléchissant le genou devant lui, ils le raillaient, disant: Salut, roi des Juifs. Et crachant sur lui, ils prenaient le roseau et lui en frappaient la tête. Après qu'ils se furent ainsi joués de lui, ils lui ôtèrent son manteau, le couvrirent de ses vêtements et l'emmenèrent pour le crucifier (Matt. XXVII-29-31. »).

La Colonne des Impropères est renfermée dans une sorte de cage de fer percée à jour, à travers laquelle on peut la voir et la toucher. C'est un morceau de granit gri«, d'un fort diamètre, mais qui n'a guère plus de 50 centimètres de haut (1 pied S pouces). Elle a été apportée du Prétoire de Pilate en ce lieu.

La Chapelle des Impropères se trouve à gauche du grand escalier de 29 marche*, lorsqu'on revient de la Visite au Sanctuaire de l'Invention de la Sainte Croix.

10. — Le CALVAIRE. — Notre Gravure représente un des Lieux les plus augustes du momie, où l'on ne doit monter qu'avec de saintes pensées, et que l'on visite dans un profond î-ecueillement : elle nous montre la partie supérieure du Golgotha, ou Calvaire proprement dit.

Le Golgotha, que l'on a taillé à dessein, servit de noyau à un édifice distinct qui fut englobé dans la Basilique au temps des Croisades. Il en occupe la partie Sud-Est, et s'élève à la hauteur de 15 à 1(3 pieds audessus du sol. On y monte par deux escaliers très raidcs, dont l'un a 18 marche*, et l'autre 19.

L'Eglise ou Sanctuaire du Calvaire est établie, pour un quart environ, sur la surface du rucher, et pour les trois autres, sur une plate-forme artificielle. Le Calvaire est sensiblement carré (t mesure environ cinquante pieds, sur chacun de ses côtés.

Le côté droit, en montant, renferme le Lieu du dépouillement des Vêtements et du Crucifiement : le fond laisse voir un autel monumental en bronze, et une série de lampes qui brûlent jour et nuit: c'est l'Autel de la Crucifixion.

Le côté gauche renferme le Lieu de la Plantation de la Croix, que la Gravure laisse voir aussi très-visiblement.

Ces deux Chapelles parallèles partagent ainsi le sommet du Calvaire : deux piliers massifs les séparent. Adossé au pilastre du fond, entre les deux Chapelles du Calvaire, se trouve l'Autel du Stàbat Muter. C'est l'endroit précis où Marie, la Mère des douleurs, reçut dans ses bras le corps inanimé de son Divin Fils !

11. — Le T. S. SÉPULCRE. — La gravure représente le Monument du tombeau de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Il est divisé en deux parties: la première porte le nom de :

Chapelle de l'Ange: c'est laque l'Ange annonça aux Saintes Femmes la Résurrection du Sauveur; elle forme une sorte de vestibule, long d'environ douze pieds (3 mètres, 45 centimètres) sur neuf de large (2 mètres, 90 centimètres).

Au centre, sur un piédestal, et enchâssé dans un cadre de marbre blanc, on conseive un fragment de la Pierre sur laquelle l'Ange était assis.

De cette Chapelle, une petite porte cintrée, haute de quatre pieds, et large de deux, pratiquée dans le mur Est, conduit dans la :

Chapelle du T. S. Tombeau : sa longueur est de six pieds et demi (2 métros, 7 centimètres) sur six pieds de large. Les parois extérieures sont revêtues de plaques de inarbre blanc, qui cachent le saint Rocher.

Le Très-Saint Tombeau, que l'on a à main droite, en entrant, s'élève au-dessus du pavement de 65 centimètres: il a 93 centimètres de large, et un mètre 89 centimètres de long (c'est-à-dire, environ 2 pieds de haut; 3 de large ; et 6 de long) Il est inhérent aux parois Nord-Ouest, et Est. Le devant et le dessus sont entièrement revêtus de marbre blanc. Quarante-trois lampes brûlent jour et nuit au-dessus du T.-S. Tombeau: 13 appartiennent aux Franciscains, Gardiens des Saints-Lieux: 13 aux Grecs schismatiques : 13 aux Arméniens schismatiques : et 4 aux Cophtes schismatiques.

12. — Le Sanctuaire DE l'Ecce Homo. — En arrivant par la Voie Douloureuse près de remplacement du Prétoire de Pilate, on voit devant soi, à cheval sur la même Voie, un grand aie: c'est 1'

Arc de l'Ecce Homo. — D'après une Tradition, vieille de plusieurs siècles, c'est du haut de cet Arc que Pilate montra Notre Seigneur au peuple, après l'avoir fait cruellement flageller, croyant par cet acte de barbarie exciter enfin la compassion des juifs mutinés.

Evangile selon saint Jean, ch. xix.

. . .4. Pilate sortit donc de nouveau et leur lit : Voici que je vous l'amène, afin que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun crime. 5. Jésus donc sortit, portant une couronne d'épines, et un manteau d'ccarlate, et Pilate leur dit : Voilà l'homme : ËCCE Homo !

Cet Arc se composait autrefois d'un arc central et de deux arcs collatéraux, mais celai du côté Sud a complètement disparu.

L'Arc central, autrement dit de l'EcCE Homo, conservé en entier, a le pied-droit Nord enchâssé dans l'église de l'EcCE Homo, appartenant aux Dames-de Sion.

Notre gravure montre l'intérieur de cette Eglise.

L'Arc collatéral Nord encadre l'Autel, et l'on aperçoit, au-dessus, mais en arrière, au fond du Sanctuaire, une magnifique statue en marbre blanc, représentant Notre-Seigneur, couronné d'épines.

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i3. — LE SANCTUAIRE DE LA FLAGELLATION. — Notre gravure représente l'intérieur de l'église dé

la Flagellation.

Le lieu qui fut inondé du sang adorable de Notre-Seîgneur Jésus-Christ a été vénéré par les premiers chrétiens, comme tous les autres lieux sanctifiés par quelque circonstance particulière de la Passion du Sauveur.

Un oratoire avait été hâti, de temps immémorial, sur le lieu même de la flagellation. Ce très ancien Sanctuaire ravi tout d'un coup, en 1618, à. ses légitimes possesseurs par Moustapha Bec, dont le père était alors Pacha de Jérusalem, fut par lui converti en écurie où il logea ses meilleurs chevaux. Le Soigneur le châtia de sa profanation sacrilège, mais Moustapha n'en profita point pour sa conversion, et il ne rendit pas le sanctuaire aux Franciscains, gardiens des Saints Lieux. Ce ne fut qu'en 1838, qu'Ibrahim Pacha en restitua les ruines aux Pèns de Terre-Sainte.

Evangile selon Saint -h \\, C. xvm.

40. — Ils (les Juifs) se mirent tout de nouveau à crier tous ensemble: Nous ne voulons point de celui-ci (de Jésus), niais donnez-nous Barabbas. Or, Barabbas était un voleur.

( .',. xix, 1. — Alors Pilate ordonna de prendre Jésus, et il le fit flageller.

2. — Et les soldats ayant fait une couronne d'épines entrelacées, ils la lui mirent sur la tête, et ils le revêtirent d'un manteau d'éearlate.

(3) Et ils venaient à lui et lui disaient : Salut, roi des Juifs ; et ils lui donnaient des soufflets !

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14. — L'EGLISE SAINTE ANNE. — « A Jérusalem, du côté de l'Est, et au nord de la Piscine probatique (1) se trouve l'église de Sainte- Anne, sanctuaire magnifiquement restauré, appartenant à la Fiance. Cette église recouvre l'emplacement de la maison d'Anne et de Joacbiui. On sait (pie, outre leur demeure de Nazareth (Séphoris près de Nazaieth), les pieux parents de la Sainte Vierge avaient à Jérusalem une habitation, qui était, sans doute, le lieu de leur résidence légale. Plusieurs Pères et Docteurs de l'Eglise appellent Maison 'probatique de Joachim la maison dont nous parlons, évidemment à cause de son voisinage de la piscine.

Là vécurent donc Anne et Joachim, servant Dieu dans la simplicité de leurs cieurs, sans posséder de grandes richesses, mais à l'abri de l'indigence. Leurs ferventes prières obtinrent du ciel la naissance de la Sainte Vierge. C'est là qu'Anne donna le jour, dans une grotte qui servait de chambre, à Celle qui était l'Aurore du Soleil de justice, l'étoile du matin précédant le plus beau les jours, enfin l'Immaculée Vierge Marie ! (Un Pèleiun) Cette église, ensevelie sous les ruines, amoncelées depuis Ci siècles, a été réouverte au culte, de notre temps, et nous avons eu la joie d'y prêcher le premier panégyrique de la grande Sainte,

(1) Voir les Etudes Archéologiques récentes, sur tcette Piscine célèbre,

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