‹ Album des missions de la Nouvelle-GuinéeChapitre 6 sur 7 · NOS ESPÉRANCES · texte numérisé non relu

NOS ESPÉRANCES

Voilà donc une rapide esquisse de douze années d’apostolat dans un pays absolument neuf, isolé du reste du monde, où tout était à créer, où rien ne s’offrait au missionnaire descendu sur le rivage, que la fièvre, le ciel de feu, des tribus guerrières à dompter; et cela si loin de tout secours humain, de tout ce qui rend la vie acceptable et donne la joie au cœur

Pour la gloire de Dieu, nos missionnaires ont engagé la lutte avec le climat, les hommes et les démons; ils l’ont soutenue dans la pauvreté, à travers les maladies et les contradictions; et avec la gracieuse assistance de Notre-Dame à qui la Mission est consacrée, ils ont pu lier quelques précieuses gerbes, premier présent d'une terre condamnée, semblait-il, à une irrémédiable stérilité. Ici, comme ailleurs, sous la sueur des ouvriers évangéliques, le champ de l’Eglise est devenu fécond.

Dieu — c’est notre ferme espoir et notre intime consolation — a suivi avec complaisance le rude travail de ces ouvriers défricheurs. Ils ont eu la tâche ingrate, et plusieurs de ceux qui la soutinrent à leurs côtés se sont couchés le long du sillon, victimes de l’œuvre commune, froment choisi que le Maître s’est hâté de cueillir pour ses greniers éternels.

Il nous reste encore beaucoup à faire. La Nouvelle-Guinée s’offre à nous dans son immensité, et nous appelle de toutes parts. Ses montagnes, ses fleuves, ses rivages ont une voix qui nous crie sans cesse : Venez à nous ! Hâtez-vous d’apporter Jésus à nos peuples Ebranlez nos échos au son des cloches chrétiennes Dans notre ciel faites briller la croix.

A qui irons-nous d’abord?... Vers quels horizons, vers quelles tribus nouvelles s’orientera notre barque, et de quel côté jetterons-nous le filet ?

Il ne nous appartient pas de le dire. Le Maître est là pour nous faire signe. Notre rôle à nous est d’être attentifs au geste divin et diligents à la manœuvre.

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