bohémien du xiv
les monnaies de siècle (Gruber).
la Bohême »
(L. Léger). La conversion des Tchèques fut l'œuvre de prélats allemands ; aussi l'influence allemande fut-elle tout de suite prépondérante dans cette contrée. La politique des princes bohèmes, surtout des Prémyslides qui donnèrent les hautes fonctions du royaume à des Allemands et établirent sur le sol tchèque de nombreuses colonies allemandes, leurs mariages avec des princesses allemandes, leur parti cipation aux croisades, au xiv* siècle les relations étroites que la cour de Prague entretint avec la cour de Paris , facilitèrent l'introduction des mœurs de l'Occident. Imitant l'exemple de leurs princes, les
Anne de Schweidnitz, troisième femme de Charles IV, célèbre par sa beauté ; buste du xiv» siècle, au triforium de la cathédrale do Prague (Griiber).
Guerrier bohème au
XV" siècle ; restitution du musée d'armures de Tsarkoié-Sélo (Prutz).
Statue en bronze de saint Georges, dans le costume d'un chevalier du xiv" siècle ; cette statue, haute de plus de 2 mètres, fut exécutée en 1373, par Martin et Georges de Clilssenberg, et est aujourd'hui conservée dans la cathédrale de Prague (Griiber).
Charles IV, roi de Bohême, de 1346 à 1378 ; buste du xiv" siècle, dans le triforium de la cathédrale de Prague (Griiber).
nobles abandonnèrent les vêtements fourrés de leurs ancêtres, les chausses enroulés autour de la jambe avec des bandelettes, la courte tunique serrée à la taille et adoptèrent les vêtements portés par les seigneurs allemands. Ils cessèrent d'habiter les constructions en bois, dont l'usage persista encore longtemps dans les campagnes et se firent élever des châteaux forts. Ils apprirent l'allemand et quelques-uns renoncèrent à leurs noms tchèques pour porter des noms germains. Le terrible réveil de la nationalité slave au xv" siècle n'empêcha point les mœurs occidentalesde se maintenir en Bohême.
Quand les seigneurs tchèques envoyés par Ladislas auprès de
LA. BOHÊME, LA HONGRIE, LA POLOGNE, ETC
La Bohême au „ moyen âge.
Coffre du xiV siècle, dans lequel est conservée la couronne des rois de Bohême ; aujourd'hui au trésor de la cathédrale do Prague (Bock).
Couronne de Charles IV, roi de Bohême (134i5 1378), exécutée sur l'ordre de ce prince, en 1347 conservée dans la cathédrale de Prague (Bock).
Partie supérieure du coffre dans lequel est conservée la couronne des rois de Bohême.
Château de Karlstein, auprès do Beraun, construit sur l'ordre de Charles IV, roi de Bohême, de 1346 à 1378 (d'après une photographie).
CharlesYIIpour demander au nom de leur roi la main de la fille de ce prince, arrivèrent à Paris « en bel arroi », la cour de France les accueillit avec empressement au même titre que des chevaliers anglais, allemands ouespagnols.
Les villes bohèmes ; Prague. — Les villes se développèrent rapidement en Bohême. « La gloire du prince, disait au xiii" siècle le margrave de Moravie, Y ladislas Henri, rayonne d'une plus éclatante
Maison de la fin du XV" siècle à Kultenberg (Grùber).
Maison en bois et en pierre, à Graupen. dont la construction peut être reportée au règne de Vladislas, roi de Bohême de 1471 à 1510 (Griiber).
Sceau d'Otakar II, roi de Bohême, de 1253 à 1278 (Essenwein).
Ruines du château royal de Klingenberg, reconstruit au milieu du xni' siècle, par Venceslas III (1230-1253), au confluent de la Votava et de la Moldave (Grùber).
lumière, s'il est entouré d'un nombre brillant de grandes villes. » Dans la seconde moitié du xv*" siècle , malgré les ravages de la guerre des Hussites , Sylvius yEneas Piccolomini admire leur nombre et leur richesse; il s'étonne de trouver des fenêti*es vitrées jusqu'aux habitations des paysans; il vante la beauté des édifices religieux. Nulle part en Europe, dit-il, il n'a vu d'églises aussi nombreuses, aussi au-
Maison en bois et en pierre de la fin du xv" siècle ou du début du XVI", à Schlada, près d'Eger (Grùber).
Sceau de Jean, roi de Bohême (1310-1346) , conservé aux Archives nationales, à Paris.
gustes, aussi décorées
La « Pulverthum » porte fortifiée élevée à Prague, à la fin du XV" siècle, d'après un usage fréquent en Bohême (d'après une photographie).
Le « Teynkirche » église située en arrière du «Toyn », principal marché de Prague, reconstruite au xiV siècle (d"aprôs une photographie) aux frais des négociants qui fréquentaient la place de Prague.
crue. Bien qu'ils eussent cessé de
La Bohême au moyen âge; Prague.
qu'en Bohême.
Prague fut la ville que les souverains bohémiens embellirent le plus volontiers.
Charles IV fit reconstruire la cathédrale ; il relia les deux rives de la Moldava par un magnifique pont de pierre ; il éleva le château royal «aux toits dorés»
sur le modèle du Louvre. Grâce à ces admirables constructions, auxquelles ses successeurs en ajoutèrent de nouvelles , Prague est encore aujourd'hui une des plus pittoresques villes de l'Europe.
La Hongrie. — La Hongrie se convertit au christianisme près d'un siècle après la Bohême; elle fut aussi plus longue à accepter la civilisation occidentale. Au XII® siècle, les Magyars habitaient encore sous la tente en été et n'avaient en hiver que des cabanes de roseaux; ils se nourrissaient de viande à moitié terrifier l'Europe
Le Pont de Prague commencé, sur l'ordre de Charles IV, par Pierre de Gmiind, en 1358; la tour qui le précède fut construite sous le règne de Venceslas IV (d'après une photographie).
La cathédrale de Saint-Veit, à Prague, reconstruite par ordre de Charles IV à la place de l'ancienne cathédrale romane ; commencée par l'architecte français Mathieu d'Arras, continuée par l'architecte bohème Pierre de Gmûnd (d'après une photographie).
occidentale par leurs incursions, ils
LA BOHÊME, LA HONGRIE, LA POLOGNE, ETC
Guerrier hongrois au xiv
siècle.
Roi hongrois otitouré do sa cour.
Guerrier hongrois au xiv
siècle.
Sceau de Charles, roi do
Hongrie (1308-1342), conservé aux Archives nationales, à Paris.
Globe des rois de Hongrie,
ouvrage du xiv' siècle, conservé au château royal de Bude (Bock).
Guerriers hongrois.
Ces personnages et ces miniatures sont reproduits d'après un manuscrit latin de 1330, couservé à la bibliothèque de Vienne (Prutz).
Bracelet de
travail byzantin ou vénitien du XIV» siècle, ayant appartenu proba-
continuaienl à vivre de préférence à la campag-ne, laissant le séjour des villes, « soit aux habitants qui les avaient précédés, soit aux colons étrangers qu'ils appelaient dans leurs empires » (L. Léger). Leurs princes pratiquèrent en effet de bonne heure une politique libérale envers les peuples voisins. « Faible et débile est le royaume qui n'a qu'une langue et des coutumes uniformes, » disait déjà le roi Etienne P'; et, fidèles à ce principe, les successeurs de ce roi appelèrent dans la contrée un grand nombre de colons allemands. Malheureusement , le développement de la Hongrie fut un moment retardé par l'invasion mongole, pendant laquelle le royaume fut lioiTiblement ravagé. Mais avec les
" , Sceptre
prmces de la maison d'Anjou, la Hongrie,
• •]• <• •, TT • xu" siècle,
civilisation reprit en Hongrie un château roy
blement à Marie d'Anjou, reine de Hongrie et de Pologne, morte en 1393 (Molinier).
nouvel essor. — L'expédition de Louis d'Anjou en Italie « fit connaître aux Hongrois l'Occident; elle leur révéla un monde plus délicat, plus élégant que ne l'était alors celui de la pustza hongroise » (L. Léger). Sous le règne de Mathias Corvin, les Italiens furent nombreux à la cour de Bude ; ils y furent appelés par la seconde femme de ce prince qui était elle-même d'origine italienne. Ils construisirent dans le royaume un grand nombre d'édifices remarquables ; ils y avaient été précédés par des architectes français ; c'est notre Villard de Honnecourt qui, au xiii" siècle, avait édifié dans le style français la remarquable église de Kasso. La cour des princes hongrois fut au xv" siècle
4, ^ très brillante et très riche. Le légat des rois de . '-' .
ouvrage du pontifical affirme quc cinquante voi-
conservé au . , . , /.p , ,
al de Bude (Bock). tures u auiaicnt pas sutfi a emporter
La Hongrie au moyen âge.
Sceau de Nicolas Bars-
ka, évêquo de Nitria, en Hongrie (loOu), conservé aux Archives nationales à Taris.
Façade de l'église de Zambek (Hongrie), construite au xiii» siècle, aujourd'hui ruinée (Myskovsky).
Sceau dEtienne de Telegd, conseiller du roi en Hongrie (1500), conservé aux Archives nationales, à Paris.
Façade latérale de IHôtel de ville de Bartfeld
(Hongrie), construit en 1505 (Mjskov.sky).
Sceau de Pierre Judar,
bandeSlavonie(1374) conservé aux Archives nationales, à l'aris.
Château de Alt-Sohl, construit au xiv siècle (Myskovsky).
Sceau de Ladislas "VI,
roi de Hongrie (1490-15)6), conservé aux Archives nationales, à Paris.
la vaisselle royale ; et , ce qui vaut mieux, la Bibliothèque royale, la fameuse Gorvina, la plus riche de l'Europe à cette date, comprenait, dit on, 50000 volumes.
La Pologne. — Le christianisme fut introduit en Pologne dans la seconde moitié du x*" siècle ; la Pologne devint déiinitivement chrétienne sous Boleslas le Vaillant
( 992 - 1025 ) qui fonda à Gnezno un archevêché qui devint la métropole des évêchés de Cracovie, de Kolberg, de Breslau et de Posen. Peu à peu, sous l'influence des évêques,la civilisation occidentale pénétra dans le royaume polo- Manteau du couronnement des rois de •11 1 !• Hongrie, ouvrage byzantin du xi" siècle, naiS ; dc bonnC hCUrO, deS CgllSCS conserve au château roval de Budo (Bock). • ' j„ i„i „ . i„
^ ' en pierics, ornées de statues et de fresques, construites sur le modèle des églises
LA liOHÊME, LA HONGRIE, LA POLOGNE, ETC.
La Pologne au moyen âge; costumes
Pierre tombale de Jean Kobylinski , sénéchal do Cracovie, mort en li"l, conservée dans l'église des Pères Dominicains, à Cracovie.
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baNG LiBRucr» Recji cY^AhiniLrboiNJ/TiTiisc^o. pvjr- f^f'SiCLO
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Miècislas II, fils de Boleslas le Grand (1023-1037), d'après une miniature d'un manuscrit du xi" siècle, représentant la duchesse Mathilde, fille de Hériman, duc de Souabe, remettant un manuscrit à Miècislas (Monumenta Poloniae historica).
Le duc Mieszko (1131- 1202), d'après une gravure tracée sur une patène du XI* siècle (Smolka).
Pierre tombale de dame Fencka, femme de Jean Borck, sénéchal, mort en 1373, conservée dans l'église des Pères Dominicains, à Cracovie.
Chevalier polonais du XIII" siècle, d'après un sceau polonais de 1232.
Lucas de Gorka, Chevalier polopalatin de Posnanie, nsds du xiii« siècle, mort en 1475 ; d'après d'après un sceau posa pierre tombale louais de 1230. (Raczynski).
Pierre tombale du 'Voiévode Pierre Kmita, ouvrage du commencement du xvi» siècle conservé dans la cathédrale de Cracovie (d'après une photographie).
Chevalier polonais de la fin du xiii' siècle ; d'après un sceau polonais de
d'Occident, remplacëreni les églises de bois. Les sceaux nous montrent les chevaliers polonais armés comme ceux d'Occident du heaume et du haubert. Cependant, les mœurs restaient encore primitives. La vie était fort simple à la cour des Piast : « Les souverains ne connaissaient guère d'autre distraction que la guerre et la chasse; ils recherchaient avec passion les four-
rures et les broderies tissées d'or, venues de Byzance. » Les villes étaient peu nombreuses et médiocrement importantes. Précédées d'une palissade, entourées de fossés, beaucoup d'entre elles n'étaient guère encore que des abris où se réfugiaient les paysans en cas d'attaque. Les habitations y étaient presque toutes en bois. L'alimentation se composait de viandes rôties ou
1. Les documents relatifs à la Pologne nous ont été communiqués par M. Korzeniowski, délégué de l'Académie des sciences de Cracovie à Paris, conservateur de la Bibliothèque polonaise, qui, par sa complaisance et son savoir, nous a été du» grand secours dans le choix de ces documents.
La Pologne au moyen âge; costumes; objets divers
Costume polonais du XV* siècle, d'après un manuscrit de 1449, conservé à la bibliothèque Czartoyski, à Cracovie.
Chevalier polonais du xiii" siècle :
d'après un sceau polonais de 1247.
Costume polonais du XV. siècle ;
d'après un manuscrit de 1449, conservé à la bibliothèque Czartoyski, à Cracovie.
Docteurs de 1 Université de Cracovie,
d'après une peinture du xv» siècle (Przezdziecki).
Casque polonais en acier du xv siècle ; destiné à porter une aigrette do plumes ( d'après une photogra phie).
Bâton du XIV« siècle
servant de
inain de justice (Przezdziecki).
Chevalier polonais au
XV» siècle d'après un tableau do ce temps, conservé dans l'église de Ruszcza, près Cracovie (Przezdziecki).
Costumes polonais du XV" siècle, d'après une miniature représentant les ducs de Mazovie, tirée d'un manuscrit de 1430, conservé à la bibliothèque Czartoriski, à Cracovie.
Le roi Wladislas VI
(1434-1444), d'après un tableau du xv° siècle, conservé dans la cathédrale de Cracovie (Przezdziecki).
Peigne en ivoire du xiii» siècle, de travail polonais (d'après une photographie).
Heaume du XI° siècle,
trouvé à Giecz, dans le Sceau de Ladislas III, roi de Broche en argent ; travail Sceau polonais
grand -duché de Posen Pologne, de 1202 à 1227 (d'après polonais du xiv« siècle (d'après de Leszek le Blanc
(Przezdziecki). une photographie). une photographie). (1194-1199).
bouillies : bœuf, porc, volaille, gibier; les sauvages forêts de ces contrées fournissaient la table des seigneurs de viande de bison, d'urus ou de castor. L'on n'avait guère que du pain de seig-le;
les boissons les plus répandues étaient la bière et l'hydromel. Le peuple polonais s'occupait surtout d'agriculture, laissant aux étrangers le commerce et l'induslric. Comme la Hongrie, la
LA BOHÊME, LA HONGRIE, LA POLOGNE, ETC
La Pologne au moyen âge; monuments religieux.
Façade de l'église de Saint-Stanislas, à Halicz (xni" siècle).
Façade de l'église conventuelle à Zvrierzynice, près Cracovie (xiii" siècle).
Façade de l'église collégiale de Leczyca, construite en 1161.
Ces monuments sont reproduits, ainsi que la pierre tombale de Jean Kobylinski (page 103) et celle de dame Fencka (page 105) d'après les Mémoires de l'Académie des sciences de Cracovie.
«nu
Masse, de l'Univer site des Jagellons. k
Cracovie; travail de la fin du XV' siècle (Przezdziecki).
Crypte romane de la fin du xi" siècle ou du commencement du xu" siècle, dite de St-Léonard, dans la cathédrale de Cracovie.
Chef reliquaire de saint Sigismond, offert par Casimir le Grand (1333-1370) à l'église de Ploclc en 1370 (Przezdziecki).
Sabre du roi Wladislas,
(d'après une
Pologne fut dans la seconde moitié du xiii® siècle, envahie par les Mongols, et elle eut, elle aussi , horriblement à souffi'ir de cette invasion. Les maux qu'elle avait éprouvés furent réparés au xiv^ siècle par l'un des plus remai-quables souverains de ce pays, Casimir le Grand (1337-1370). P^pris de la civilisation occidentale, il mit tous ses soins à la répandre parmi ses sujets, faisant mettre en culture les terres en friche, veillant au développement du commerce, entretenant les anciennes routes, en construisant de nouvelles, ornant la contrée d'édifices de tout genre, à ce point qu'on a pu dire de lui qu'ayant trouvé une Pologne de bois,
roi de Pologne de 1386 à 1434 photographie).
il en avait laissé une de pierre. Au xiv" siècle, les habitations devinrent plus confortables; l'usage des vitres se répandit ; les maisons furent chauffées à l'aide de poêles et de cheminées. Sur les tables, les vases en verre remplacèrent les gobelets de bois. Le pain de froment, les pâtisseries, les épices, le vin, prirent place dans Talimentation. Les bienfaits de l'activité royale s'étendirent aux villes; elles se développèrent, et parmi elles, Cracovie, devenue la capitale du royaume, put rivaliser de magnificence avec les plus grandes cités allemandes.
Cracovie. — C'est au moins l'opinion de l'historien Hermann Schedel, qui, dans son « Livre
La Pologne au moyen âge ; monuments de Cracovie.
La halle aux draps édifice construit au xiii« siècle, remanié Le donjon de la porte Saint-Florian, construite au xv siècle;
au xvi» siècle, servant aujourd'hui de Musée. ce monument faisait autrefois partie de l'enceinte de la ville.
Cour dv l:i liililiothèque de l'Université des Jagellons (xiv siècle).
Façade de l'église des Pères Dominicains, Tour des remparts de la ville, auprès de la construite au xiV siècle. porte Saint-Florian (xV siècle).
Abside de l'église Sainte-Catherine
(xiv° siècle).
L'église Sainte-Marie, construite au xni' et au .xiv siècle.
L'église de la Sainte-Croix à Cracovie
(xili'^ siècle).
Tous ces monuments sont reproduits d'après des photographies.
LA BOHÊME, Lk POLOGNE, LA HONGRIE, ETC.
La Pologne au moyen âge; Gracovie.
Tombeau de Casimir IV Jagellon, roi de
Pologne, mort en 1492, conservé dans la cathédrale de Gracovie.
Tombeau de Casimir le Grand, roi de
Pologne, mort en 1370; conservé dans la cathédrale de Gracovie.
Tombeau de AVladlslas niJagellon, mort en 1 43 1 , œuvre du grand sculpteur polonaisWit Stwosz (l4-47-l333),conservé dans la cathédrale de Gracovie.
Tombeau de Wladislas le Bref, roi de Pologne, mort Détail du tombeau de Casimir IV Porche de l'église Sainte-Catherine à Gracovie en 1333; conservé dans la cathédrale de Gracovie. Jagellon. (xiv siècle).
Ces différents monuments sont reproduits d'après des photographies.
des Chroniques » publié en 1493, a laissé une description élogieuse de Gracovie. La ville est entourée d'une haute muraille, flanquée de tours carrées, les unes terminées en terrasses, les autres coiffées de toits pointus.
Les bras de la Vistule entourent les différentes parties de la cité et mettent en mouvement les roues de nombreux moulins.
Sept portes donnent accès dans Gracovie ; en avant de la muraille s'étendent des faubourgs, et de l'autre côté d'un bras de la Vistule le Kasimierz,
faubourg- créé par Fragment du
r"« „;,„:.. l„ r< i t sentant le Gouron
taSimir le Grand et ^é à Gracovie en
maître autel dans l'église de Notre-Dame à Gracovie, reprénement de la Vierge, œuvre du grand sculpteur Wit Stwosz. 1447, mort à Nuremberg en 1533 (d'après une photographie).
relié à la cité par un pont de bois, La ville est remplie de magnifiques églises; l'on en pouvait compter soixante-cinq ; on y trouve en grand nombre des monastères d'hommes et de femmes, un hôpital remarquable.
Les rues sont bordées de somptueux hôtels, demeures des prélats et des grands; ceux-ci habitent de préférence la ville haute, et les bourgeois la ville basse.
La colline de Wavvel, qui domine la cité, présente une amusante confusion de clochers d'églises et de toits de résidences opulentes. On y voit la cathédrale et le
La Pologne au moyen âge.
Marchand. Cette miniature, ainsi que les trois autres reproduites Bas-relief des portes de bronze de la cathédrale de Gnezne (xu« siècle), sur cette page, sont empruntées à un manuscrit de 1505 conservé représentant Boleslas le Grand, roi de Pologne, rachetant aux Prussiens les dans la bibliothèque de l'Université des Jagellons, à Cracovio restes de saint Adalbert, apôtre de la Pologne, martyrisé en Prusse en 997 (Przezdziecki). (Przezdziecki).
Atelier de tailleur, au début du XVI'' biècle.
Peintures des voûtes de la chapelle des Jagellons, fondée en 1474, par le roi Casimir IV Jagellon et sa femme Elisabeth d'Autriche, dans la cathédrale de Cracovie (Przezdziecki).
palais des rois « le Capitule du royaume » ; c'est là dans ce glorieux édifice, composé de différents bâtiments, que la couronne royale est conservée et qu'est célébré en grande pompe le couronnement des princes.
Enfin, Schedel fait un brillant éloge du caractère des habitants.
« Ils n'ont rien, dit-il, de la rudesse et de l'ignorance que les anciens attribuaient aux Sarmates. Il y a là des citoyens qu'illustrent leurs vertus, que font valoir leur prudence et leur urbanité, toujours prêts à faire à l'étranger un accueil bienveillant, à lui offrir une large et familière hospitalité. »
Le tir â 1 arc au début du x^ i' siècle
les chroniqueurs sant de longues
Atelier de peintre, au début du xvi» siècle.
Leur genre de vie est plus magnifique que celui des autres Slaves, ajoute-t-il. Les monuments figurés confirment le témoignage de l'historien. Sur leurs pierres tombales, les riches Polonais sont représentés revêtus de brillantes armures.
Les peintures et les miniatures nous les montrent souvent enveloppés de vastes houppelandes, faites de lourdes étoffes et doublées d'épaisses fourrures. Les gens de cour apportaient beaucoup de raffinement à leur toilette, s'il faut en croire qui nous les représentent pasheures devant leur miroir, à