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Tapisserie flamande de 1485, conservée au Musée du Louvre.
Vieillard Usant l' Apocalypse, fragment d'une des tapisseries de Jean de Bruges (seconde moitié du xiv" siècle), conservée dans la cathédrale d'Angers.
(Guiifrey).
Sceau des orfèvres de Bruges (1356),
conservé aux archives de cette ville
(Lacroix).
Fragment d'un diptyque flamand de la seconde moitié du xiv siècle, en ivoire, figurant la Présentation au temple et la Fuite en Égj'pte (Ancienne collection Spitzer).
Sceau des orfèvres de Bruges ( 1356), conservé aux archives de cette ville (Lacroix).
L'ART EN ALLEMAGNE AU XIV ET AU XV« SIÈCLE
L'architecture allemande au XIV^ et au XV^ siècle.
La cathédrale de Fribourg en Brisgau, construite au xin« et au xiv« siècle.
Portail sud de la cathédrale de Cologne,
construit au xiv* siècle.
Chaire dans la cathédrale de Strasbourg (1468).
Nef de la cathédrale d'Ulni, édifiée au xv siècle.
Église de Ste-Catherine à Dantzig, construite au xy siècle.
présentent un grand nombre de manuscrits où la miniature est d'un dessin lâche ou d'un coloris fort terne.
Les arts mineurs en Flandre. — A côté des peintres et des miniaturistes il convient de
placer les auteurs de ces belles tapisseries qui dès la fin du xiv^ siècle étaient recherchées par les souverains turcs eux-mêmes. Les ateliers d'Arras, de Bruxelles, de Tournai fabriquaient par milliers ces tentures où l'on représentait avec des fils de
L'architecture et la sculpture en Allemagne au XIV^ et au XV^ siècle.
Hôtel de ville de Brun3>vlck, construit au \i\' et au xv« siècle.
Il n'existe plus aujourd'hui de ces deux bustes que des moulages; les Buste de Jacques de Lich- originaux, longtemps conservés dans la bibliothèque de Strasbourg, Buste de Barbe von Hottenheim, tenberg,cointedeHanau,par turent détruits pendant le siôge de cette ville en août 1870 par le par Nicolas vou Leyen (xv« siècle).
Nicolas von Leyen (xv siècle). bombardement et l'incendie du monument.
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Tombeau de Conrad Ran von Holzhaufen, mort en 1464 (cathédrale de Mayence).
Chaire extérieure de l'ègllse de Saint- Sèbald à Nuremberg; œuvre de la seconde moitié du xv" siècle.
Tombeau de Peter von Aspelt, archevêque de Mayence de 1306 à 132i (cathédrale de Mayence).
laine ou de soie habilement disposés pour donner à l'ensemble un brillant coloris des sujets empruntés à l'histoire sainte, aux romans de chevalerie, à l'histoire contemporaine, à l'allégorie. Les autres arts industriels ou mineurs, quoiqu'ils aient été autant cultivés en Flandre que dans les autres pays d'Europe, ont cependant une moins grande originalité-.
Prédominance de l'art flamand en Europe. — L'art flamand jouit en Europe, au xv^ siècle surtout, d'une renommée justement méritée. Les peintres italiens se tenaient au courant des
productions de leurs confrères de Flandre, et ceux-ci étaient assez goûtés des amateurs de la péninsule pour être appelés en Italie même ; un grand nombre d'architectes et de sculpteurs flamands s'établirent en Espagne ; enfin dans les tableaux des premiers peintres des écoles allemandes, l'imitation des œuvres flamandes est manifeste.
L'art allemand. — L'Allemagne présenta comme les Flandres au xiv* et au xv" siècle des conditions propices au développement des beaux-arts. Quelques empereurs, en particulier
L'ART EN ALLEMAGNE AU XÎY^ :ET. AU XV<= SIÈCLE
La sculpture en Allemagne au XIV^ et siu XV* ;siècle.
Triptyque ea bois peint de Michael Pacher de Tyrol (1460-1496).
Fragment d'un chemin de croix, sculpté par Adam Kraft (14oO?-1507) dans l'église Saint- S6bald à Nuremberg.
Tombeau de Hans, comte d'Ingelheim ,
mort en 1480, conservé dans l'église d'Oberingelheim am Rhein (Hefuer- Alteneck).
Charles IV , furent des amateurs éclai rés. Les villes, ayant pour la plupart une aristocratie de riches bourgeois , devinrent d'impoi'tants foyers artistiques ; à Cologne, se forma une célèbre école de peinture ; Nuremberg se remplit de monuments d'architecture et de sculpture qui font de cette cité un des plus précieux joyaux de l'Allemagne.
L'architecture allemande.
— L'architecture allemande présente au xiv^ siècle le triomphe définitif du style gothique. De vastes cathédrales, aux voûtes élevées, aux clochers élégamment ajourés, aux façades et aux portails richement décorés s'élèvent dans un grand nombre de contrées, surtout en Westphalie, en Franconie et en Saxe.
Album histokiqub. — II.
Fragment d'un chemin de croix, sculpté par Adam Kraft (1450 7-1507) dans l'église Saint-Sébald à Nuremberg.
Tombeau de Conrad von Weinsperg, archevêque de Mayence de 1390 à 1396 , conservé dans la cathédrale de Mayence.
Beaucoup de cités s'ornent d'hôtels de ville parfois d'une laborieuse et bizarre fantaisie. Dans le nord de l'Allemagne, l'emploi de la brique amenâtes architectes à construire des édifices d'un caractère plus simple, églises ou hôtels de ville, qui ne manquent pas non plus d'originalité.
La sculpture allemande.
— La sculpture allemande durant ces deux siècles est très riche en ouvrages remarquables ; statues, tombeaux, bas-reliefs, autels en pierre ou en marbre, retables, triptyques, stalles, statuettes en bois. Leurs auteurs montrent un vif sentiment dramatique dans leurs compositions : ils prêtent aux visages une intensité de vie extraordinaire ; ils sont habiles à sculpter les draperies ;
Statue du xv siècle, à l'hôtel de ville de Nuremberg.
La peinture en Allemagne au XV^ siècle.
La Vierge aux Roses, œuvre de Stéphan Lochn (Musée de Cologne).
dans la décoration architocturale, ils apportent une imagination exubérante.
A la fin du xv* siècle, Niiremberg s'honore du plus grand peut-être de ces sculpteurs, Adam Kraft.
La peinture allemande. — Le xiv" siècle vit naître la peinture allemande qui, dans le
Peintre à son chevalet; d'après- un manuscrit du xv« siècle conservé au Musée germanique de Nuremberg (Esscnwein).
Descente de croix, par Wohlgemutii (1434-1516), conservée au Musée de Munich.
courant du siècle suivant, brilla d'un vif éclat. Trois grandes écoles se fondèrent : à Cologne, à Prague, et à Nuremberg; la plus célèbre est la première, qui s'enorgueillit au xtv^ siècle du nom de Guillaume de Herb et au xv siècle, de celui de Stéphan Lochner. Les peintres aile mands peignirent de préférence des scènes
Descente de croix, œuvre d'un maître de l'école du Cologne (xv siècle), (Musée du Louvre).
Sculpteur; d'après un maniiscrit du xv' siècle conservé au Musée germanique de Nuremberg (Essenwein).
L'ART EN ALLEMAGNE AU XIV^ ET AU XV« SIÈCLE
La gravure en Allemagne au XV° siècle.
Jeunes gens; gravure du Maître ~
Lettre ornée (X), gravure du cabinet d'Amsterdam (seconde La décollation de saint Jean-Baptiste, Vierge folle ; gravure
du Maître de 1466, moitié du xv« siècle). gravure du Maître de 1466. de Scliôngauer, mort en 1488.
Fleur ; gravure du Maître de 1466.
religieuses : Stéphan Lochner a la gloire d'avoir créé un type de Yierge , d'une grâce et d'une candeur exquises ; les maîtres de cette école excellent à traduire les sentiments de
Préparatifs d'un tournoi ; d'après un manuscrit du xv" siècle conservé au Musée germanique de Nuremberg.
Une famille de sangliers ;
gravure de SchOngauer , mort en 1488.
cision et répandent sur leurs tableaux une chaude lumière.
La miniature et la gravure allemande.
— Les miniaturistes allemands restent en général inférieurs aux peintres , mais
piété ardente ou d'émotioir douloureuse qu'ils les graveurs les égalent. Les Allemands excellent prêtent à leurs personnages; ils dessinent avec pré- de bonne heure dans cet art; si la gravure sur
Les arts mineurs en Allemagne au XI V^ et au XV^ siècle.
Châsse de sainte Anne ^ en argent, exécutée en 1472 par le maître niirembergeois Hans Greiff (Musée de Gluny).
Pierre tombale d'un bourgeois, Jean Lûneborch, mort en 1461, dans l'église de Sainte-Catherine, à Liibeck (Henné am Rhyn).
Fragment d'un coffret de fiançailles en cuir de la première moitié du xiv" siècle, au Musée de Berlin (Hefner-Alteneck).
■Vitrail du xiv siècle, représentant saint Arbogast, dans la cathédrale de Strasbourg.
Ferrure de meuble de la
fin du XV" siècle (Hefner - Alte neck).
Ferrure de meuble de la
fin du xv^ siècle ( Hefner - Alte neck).
Atelier d'orfèvre à la fin du xv» siècle, d'après une gravure sur cuivre du Maître du « Jardin d'Amour » llenne am Rhyn).
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Vitrail du w
siècle, représentant sainte Catherine d'Alexandrie, provenant de la cathédrale de Boppard (ancienne collection Spitzer).
Aiguière [double du
XV» siècle, conservée au château d'Erback in Odenwalde (Hefner-Alteneck).
Fragment d'une tapisserie de la fin du xiv" siècle ou du commencement du xv siècle, de la collection du prince de Hohenzollern, à Sigmaringen; elle représente des scènes empruntées à la traduction allemande du roman français Guillaume d'Orléans (Hefner-Alteneck).
Vase d'argent de la fin
du XV" siècle, conservé à Ingolstadt (Hefner - Alteneck).
bois resta encore maladroite même avec Wohlgemiith, le maître d'Albert Diirer, la gravure en creux sur métal se développa très rapidement et atteignit une grande perfection avec quelques niaîtres au premier rang desquels est Martin
Schongauer , habile dans l'agencement des grandes compositions, fidèle observateur de la nature, et cependant capable d'une ingénieuse fantaisie.
Les arts mineurs allemands. — Enfin les arts
I/ART EN ALLEMAGNE AU XI V ET AU XV SIÈCLE
Les arts mineurs en Allemagne au XIV" et au XV^ siècle.
Poële de la seconde moitié du xv« siècle, au Musée orermanique de Nuremberg (Hefner-Alteneck).
Diptyque en ivoire du commencement du xv" siècle (Musée du Louvre).
Encensoir de la seconde
moitié du xv" siècle, conservé dans le couvent des Augustins à Wiirtzbourg (Hefner- Alteneck).
décoratifs et les arts mineui's eurent en Allemag-ne au xiv^ siècle une fortune aussi éclatante qu'en France. La peinture sur verre est très cultivée:
les imagiers qui gravaient les dalles tumulaires on tune profonde science du dessin ; les tapisseries sont
nombi-euses et peuvent rivaliser avec celles de Flandre. L'orfèvrerie religieuse et civile produisit beaucoup d'ceuvres intéressantes, mais d'un travail moins délicat que les beaux ouvrages français. L'ébénisterie, le travail du cuir, la céramique de ce temps sont encore représentés dans les musées allemands par de remarquables spécimens.
L'art espagnol. — Les longues guerres civiles qui ensanglantèrent les royaumes espagnols au xiv" siècle et pondant la premièi-e
Armoire en bois de la deuxième moitié du xv siècle, au Musée germanique de Niiremberg (Hefner-Alteneck).
Sculpture sur bois de la fin du xv siècle (Musée do Cluny).
Reliquaire de la fin du X v« siècle (Musée du Louvre
Coffre en bois orné de ferrures de la seconde moitié du xv" siècle (Hefner- Alteneck).
Bijou de la seconde moitié du xv" siècle (Hefner-Alteneck).
Siège de bois de la seconde moitié du XIV" siècle, incrusté d'ivoire, au Musée de Munich (Hofnec-Alteneck).
moitié du xv" siècle ne contrarièrent pas le développement des beaux-arts dans la péninsule. Les artistes furent nombreux et ici encore ils eurent pour protecteurslesrois, les grands, les évêques , les abbés et les magistrats des villes; à la fin du XV* siècle, Ferdinand et Isabelle montrèrent en particulier un goût très vif pour les beauxarts et cet exemple fut suivi par leur cour. Les rois et les nobles encouragèrent les artistes indigènes et appelèrent en Espagne un grand nombre d'artistes flamands, allemands, bourguignons et italiens.
L'architecture et la sculpture espagnole. — La plupart des grandes cathédrales espagnoles furent commencées au xiv" siècle et achevées dans le courant du
L'architecture en Espagne au XV^ siècle.
Façade de la cathédrale de Burgoa élevée en l*i2 par maître Jean de Cologne.
Vue générale de la cathédrale de Burgos.
siècle suivant : à la fin du xv* siècle beaucoup de seigneurs se firent élever de remarquables hôtels ; les villes s'enrichirent d'édifices municipaux, bourses, hôtels de ville, palais de justice , etc. Dans la construction de ces édifices , au xiv*" siècle, domine l'influence française et avec elle la pureté du style et la sobriété; au siècle suivant, l'influence flamande est
Façade du couvent de San Pablo â Valladolid partio lulcntuie), auvre de Jean de Cologno et de son hls iMmon, teiminee en 1463.
Tombeau de don Juan de Padilla,
mort en 1491, élevé au monastère de Fras de Val, près de Burgos (Monumontos arquitectonicos).
Nef de léglise San Juan de los Rayes â Tolède, élevée en 1477 par Jean Guas.
prépondérante, et avec elle s'impose l'usage d'une décoration exubérante, souvent de mauvais goût, et rarement en rapport avec la destination de l'édifice. Les églises se remplissent de tombeaux, devenus au xv* siècle de véritables monuments et présentant parfois une profusion de