CHAPITRE XVIII
Les Sciences, les Lettres et les Arts en France
au XIX* siècle.
Machine à écrire en 1005 ; modèle Yost.
L'imprimerie . — Au début du xix° siècle, les imprimeurs n'employaient encore que la presse en bois, maniée à bras; mais dès 1790, la presse mécanique était inventée en Angleterre par Nicholson ; la première machine de ce type était introduite en France en 1820.
Depuis cette date les machines d'impression se sont rapidement perfectionnées ; il a fallu imaginer pour le tirage des journaux de puissants engins, dont le type actuel est la presse rotative à papier continu. Les progrès de Timprimerie ont multiplié le nombre de livres et en ont modifié Taspect ; le livre moderne se distingue de ceux qui Font précédé par la profusion de
Façade de la maison d'imprimerie Delpech, h Paris, en 1820; d'après une lithographie de G. Vernet (l7o8-1835).
Bureau d'écrivain public en 1825 :
d'après une lilhographie de Langiumé (Bibliothèque nationale; département des Estampes).
Machine linotype pour composer et fondre les caractères (1905).
rillustration. La gravure sur bois, à peu près oubliée depuis la fin du xvi* siècle, fut remise en honneur par les libraires de Técolc romantique; puis on lui substitua dans ces vingt dernièi-es années différents procédés de reproduction directe d'après les originaux dessinés par les artistes; enfin la plupart des livres sont illustrés aujourd'hui à Taide de la photographie. L'invention de la chromotypographie, en usage depuis le milieu du siècle dernier, a permis d'orner le livre d'illustrations en couleur.
Les bibliothèques. — Les bi-
Les Bibliothèques.
Balle de lecture du déparlemenl des Imprimés à la Bibliolhëque nationale de Paris, construite par H. Labrouste (1801-1875), ouverte au public en 1864.
r«cc.
Plaque commémora tive de l'ouverture de l'École municipale du Livre.
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LtCfLtMVIVllAU EJriEMItT
LEUNOV.IVI»
HUUrVUMVE
Cabinet de lecture en 1840, d'après un dessin de Gavarni (1804-1866), gravé sur bois par Lavieille (1818-1862), extrait des Françait peints par eux-mêmes.
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Rcvert.
Cotte plaquette est l'œuvre de M. Mouchon. (Muséo du Luxembourg.)
bliothèques sont devenues plus nombreuses, il a fallu agrandir celles qui existaient déjà ; le type des salles de lectures et des salles de conservation des livres a été établi en France par H. Labrouste ; il recourut de préférence dans ces édifices à Temploi des fermes métalliques qui conjurent le danger du feu et facilitent la construction de vastes salles bien éclairées.
Jusqu'à la fin du second Empire, beaucoup de personnes fréquentaient à Paris et en province des cabinets de lecture, où Ton pouvait, moyennant une légère rétribution, lire sur place les nouveautés; le développement des bibliothèques municipales a fait disparaître cet usage, au moins à Paris.
L'Enseignement primaire. — La réorganisa-
LES SCIENCES, LES LETTRES ET LES ARTS EN FRANCE AU X1X« SIÈCLE
L'Enseignement primaire
Salle d'asile en 1835, à Angers {JUagatin pittoresque).
École maternelle à Reims, en 1905; d'après une photographie.
École primaire dans une commune du Jura, en 1872 {C Illustration). École primaire de filles à Paris, en 1905; d'après une photographie.
École d'enseignement mutuel à Paris, en 1818; d'après une lithographie de H. Lecomte (1781-1857).
tion de renseignement primaire remonte à la fameuse loi de Guizot en 1833 ; mais il a fallu attendre la troisième République pour améliorer Taménagement intérieur des écoles ; un règlement ministériel de 1880 détermina les règles générales à suivre dans la construction de ces édifices ; c'est à partir de
Façade d'un groupe scolaire à Paris (rue Huyghens), construite en 1897, par M. Hëheux; d'après une photographie.
L'Enseignement secondaire.
Pupitre de collégien en 18i5.
Costume de lycëeti, sous lo second Empire; d'après une gravure de modes.
Dortoir d'an collège en 1845.
ce moment que commencèrent à être élevés dans un grand nombres de villes et de villages des bâtiments largement éclairés, d'une architecture sobre et élégante. Les murs des salles d*école restèrent longtemps nus; puis dès le second Empire on commença d'y accrocher des cartes et des tableaux d'instruction; et l'usage s'est généralisé de garnir les murs des écoles de pièces qui soient en môme temps que des éléments d'in-
Collège sous la Roatauralion ; d'après un portrait du directeur du collège Sainte-Barbe, M. Duvigneau do Lanneau, lithographie par Marlet (1771-1867).
Les vignettes sans indication de provenance sont reproduits d'après les gravures sur bois de Eustacho Lorsay qui illustrent l'ouvrage de M. d'Albanès, intitulé « les Mystères du collège », publié à Paris en 18*0.
Costume de lycéen en 1905; d'après une gravure de modes.
BCaltre d'étude et collégien en 1845.
Réfectoire d'un collège en 1845.
struction des œuvres d'art.
C'est de nos jours aussi qu'on a chercher à réaliser dos sièges et des tables de travail à la fois rationnels et confortables; enfin, dans l'attirail de l'enfant, la plume métallique a remplacé depuis la Restauration la plume d'oie.
L'Enseignement secon daire. — Quelques efforts avaient été déjà tentés sous le règne de Louis-Philippe et sous le second Empire pour améliorer l'aménagement in-
LES SCIENCES, LES LETTRES ET LES ARTS EN FRANCE AU XIX» SIÈCLE
L'Enseignement secondaire.
Classe en plein air au lycde Ijakanal; d'après uno photographie.
Salle de classe au l^céoLakanal; d'aprOs une photographie.
Dortoir au lycée Lakanal; d'après uno photographie.
Réfectoire au lycée Lakanal ; d'après uno photographie.
Cour de récréation au lycée Lakanal ; d'après une photographie. Salon des jeux au lycée Lakanal ; d'après une photographie.
Le lycée Lakanal, situé à Bourg-la-Reino (Seine), a été construit de 1S82 à 1885, par M. de Baudot.
téricur des lycées el collèges; mais c'est surtout depuis le ministère de J. Ferry que Ton commença de construire des bâtiments vastes, aérés, lumineux, pourvus de laboratoires, de salles de gymnastique, de larges cours de récréation. Les élèves internes portèrent le long pantalon, Thabit à la française et le chapeau à haute forme jusqu'en 1848; à cette date, on leur donna un uniforme à coupe militaire; la tunique, le ceinturon
Album uistoriqur. — IV.
et le képi furent remplacés en 1890 par une redingote et une casquette. Depuis le début de la troisième République, les professeurs ne portent plus que dans les cérémonies la robe d'élamine noire avec les insignes de leur grade prescrits par le règlement de 1808. Depuis une vingtaine d'années, la vie intérieure des lycées et des collèges s'est modifiée ; les sports y ont pris une place qu'on ne leur avait jusqu'alors jamais
L'Enseignement supérieur; maîtres et étudiants.
Chambre d'étudiant, d'après uoo lithographie de J. Adam daté do 183' (nihlioth^qiie nationale; département des Hslampes).
donni^e; dans quelques maisons l'on a essayé d'égayer par quelques fêles l'existence souvent monotone des élèves.
L'enseignement supérieur. — Jusqu'à la troisième République, l'installation matérielle de l'enseignement supérieur fut très négligée ; on peut voir ici, par la vue du laboratoire d'embryologie au Collège de France, dont l'aménagement n'a pas été modifié au cours du siècle dernier, dans quelles conditions défectueuses nos maîtres ont longtemps travaillé. La reconstruction des édifices destinés à l'enseignement supérieur commença par la réfection de l'ancienne Sorbonne à partir de 1884; depuis cette date s'est élevé sur l'emplacement de l'ancienne faculté de théologie un ensemble de bâtiments luxueusement aménagés et disposés en vue de la fonction qu'ils avaient à remplir ; tours pour les observations de physique ou
Concoors d'agrégation à la Sorbonne en 18^7 {lUxistralion}.
ùoBt\xni9B universitaires au xix* sUVIc, d'après une peinture do tienjamin Constant (l84.j-lU02) dans la salle du Conseil de l'Académie de Paris, représentant le recteur et les doyens des facultés en 18K8 (d'après une photographie).
Salle de travail de la section de médecine à l'AssociatioD générale
des Étudiants à Paris eu 1899 {/lluslralion).
d'astronomie , labo ratoires élégamment décorés, musée pour l'enseignement de l'histoire de l'Art, salles de géographie, somptueuses salles de réception, etc., tout cela constitue un ensemble absolument nouveau en France, qui depuis a été imité dans nos grandes villes de province.
Les musées scientifiques ont été eux aussi transformés ; un regard sur la vue des galeries du Muséum d'histoire naturelle sous le règne de Louis-Philippe et sur leur disposition actuelle fera connaître aussitôt les progrès accomplis.
La vie universitaire à son tour s'est transformée ; la condition de l'étudiant a changé ; il ne vit plus isolé dans sa chambre particulière ; il peut, s'il lui plaît, s'affilier à ces associations d'étudiants qui se sont fondées dans toutes les villes de faculté françaises ; il participe à leurs fûtes où sont fréquemment conviés les étudiants étrangers ; en-
LES SCIENCES, LES LETTaES ET LES ARTS EN FRANCE AU XIX^ SIÈCLE L'Enseignement supérieur ; les édifices.
Toutes ces gravures ont ôi6 dessinées d'après des photograpliifu.
Installation électrique de rinslilul de physique à l'Université do I.ilic organisé en 1894.
fin il s^associe aux hommages solennellement rendus par les dlablisscmcnls scientifiques à ceux de leurs membres qui les ont tout particulièrement honorés.
La jeunesse des écoles, les maîtres et le gouvernement acclament dans leui's jubilés les Pasteur et les Berthelot.
Le théâtre. — Le théâtre auxix* siècle
Grande salle du Ck>nseil académique à Paris; cette salle fait partie des bâtiments de la Sorbonno construits par M. Nénot et inaugurés en 1889.
Façade do l'Institut Pasteur à Lille, construit en 189.^, par M. Hainez.
a profité du développement des connaissances historiques et des découvertes scientifiques. Si l'organisation môme des salles de théâtre a peu changé, le progrès accompli au xvin* siècle dans la décoration par Servandoni et ses disciples s'est poursuivi avec éclat au xix% surtout dans la seconde moitié. Tous les aspects
L'Enseignement
supérieur;
musées ; laboratoires
et cours.
Cabinet d'histoire naturelle au Muséum à Paris, d'après une provuro sur bois de K. Girardet (1810-1871) cxéculëo en 1842 (Boitard).
Grande salle des mammifères au Muséum d'Histoire naturelle à Paris, construite par André (181U-1889), inaugurée en 1889; d'après une photographie.
Laboratoire d'embryologie au Collège do France à Paris ; d'après une photographie.
Salle des travaux pratiques au laboratoire de botanique de la Facullé des sciences de Paris on 1905 ; d'après une ]ihotographie.
Cours à la Faculté de médecine de Paris sous la Reslauratlon, d'après une lithographie de Bardot dalée de 1826 (Bibliothèque du Musée des Arts décoratifs).
Laboratoire de clinique médicale moderne à l'hôpital Saint- Antoine À Paris en 1894, d'après une photographie (Bibliothèque do la Faculté de médecioo).
LES SCIENCES, LES LETTRES ET LES ARTS EN FRANCE AU XIX* SIÈCLE
Le théâtre.
La mise en scène et le costume en 1835
iïAngelo do V. Hugo d'après une lilhoi^raphio anonyme du Charivari, conservée au Musée Victor Hugo; l'actrice qu'on y voit rtgurer est M"» Mars {Le Théâtre).
Ouvreuse de loge sous la Restauration; d'après un dessin de Lautë gravé en taille-douce par (iatine (1818-1867), conservé au département des Estampes de la Bibliothèque nationale.
La mise en scène et le costume en 1905 ; scène à'Angelo do V, Hugo d'après une photographie ; l'actrice qu'on y voit figurer est Madame 8arah Bernhardt(Z,e Théâtre).
éi^^.^
Costume de danseuse sous le règne de Louis-Philippe, d'après une lithographie anglaise de 1831, représentant M"* Taglioni dans le ballet do la Sylphide (Bibliothèque nationale ; département des Estampes).
Ck>stume de danseuse moderne, d'après une peinture de M. L. Conierre « Une ihoile », exposée au Salon de 1880 ; d'après une photographie.
Affiche de théâtre en 1900, M. G. Rochegrosse {Heugel et C"
de la nature, en particulier les horizons lointains,
ont été représentés sur la scène des théâtres ; tous les styles d'architecture y ont figuré ; le machinisme s'est perfectionné et a permis dans des pièces à grands spectacles les changements à vue les plus soudains ; l'emploi des éclairages nouveaux, le gaz, puis l'électricité, a fourni aux décorateurs des sources de lumières inconnues jusqu'alors. Le costume historique, encore parfois fantaisiste sous le règne de Louis-Philippe, est devenu le plus sou-
d'après une composition de
. Le Ménestrel », éditeurs), vcnt rigoureuscmcnt cxact. L'art français au XIX"" siècle. — Jamais peut ôtrc l'art français n'a été aussi fécond qu'au xix*' siècle. Le nombre des artistes au cours du siècle s'est toujours augmenté ; les femmes à leur tour ont pris le pinceau ou l'ébauchoir. Les expositions se sont multipliées, consacrées les unes aux créations des artistes contemporains, les autres à l'œuvre des grands disparus, ou aux travaux des maîtres d'autrefois. La fortune a récompensé les efforts de quelques-uns des grands artistes du siècle
ALBUM HISTORÏQLH
L'Architecture.
Toulcs les gravures rcpiV"*enWos sur collo pnge ont Mi^ dcssiiK^cs d'après des pliolograpliics.
L'arohitaoture sous la Restauration ; chapelle expiaioire élevée à Pnrîs en nié- L'architecture sous le règne de Louis-Philippe ; fontaine moire (ic lomortde Louis XVI cnlH26par Pereier(l7(ii-18.18)etFonloinc(17r.2-18:)3). Molière construite à Paris en 184V par Visconli (i7'.H-l85V).
L'architecture sous le second Empire ; grand escalier au théâtre de l'Opéra à Paris, inauguré en 1875, œuvre de Ch. Garnier(l82r. 18«»8;.
rmissant, el le luxe de leurs ateliers, fait contraste avec la simplicité de ceux où travaillaient leurs prédécesseurs. Conscient d\^lre appuyé par l'opinion publique, TElat à son tour a encouragé le développement des beaux-arts ; il a réor-
'Viotoire, statue en bronze pnrCortol (1787-1813), exposée au Salon do 183.» (Musée du liouvre). «
L'architecture métallique ; partie médiaoo du grand palais des Deaux- Arts.^ Paris (M. Louvet, arch.) construit pour l'Kxposilion universelle de lî»O0.
L'architecture moderne: cour intérieure du Palais des Beaux- Arts do la ville do Paris, construit pour l'Exposition universelle de 1900 par M. Ch. Girault.
ganisé les musées et multiplié les écoles d'art ; sous la troisième République, la construction de nombreux édifices publics a assuré des commandes officielles à beaucoup d'artistes ; enfin les plus hautes récompenses honori-
LES SCIENCES, LES LETTRES ET LES ARTS EN FRANCE AU XIX' SIÈCLE
L'Architecture .
Hdtel sous lo sccoQd Empire: hôtel de la Payva à Paris construit de 185G à 18(U par Pierre Manguin (Champs-Elysées, d* 25).
Hôtal à Paris sous le règne de J^uis-Philippe, oonslruil en 1843 par M. Renaud (place Saint- Gcorjy'es, n* 26) ; d'après une photographie.
Villa « Fronda • à lloulgalc; construite par M. Lcwicki {ViUait et cot loges des bords de la uier; Schmid, éditeur).
Maison de rapport sous le second Empire construite en 1866 par P. Sedille (1836-1900), sise à Paris, boulevard llaussmann, n« 119.
fiques ont été accordées aux maîtres de notre art.
L'architecture au XIX" siècle. — Les architectes de la Restauration et de la plus grande partie du règne de Louis-Philippe restèrent lidèles à Temploi, dans la construction et la décoration des édifices, des motifs de Tantiquité
Maison de rapport moderne construite à Paris en 1902 par M. Ch. Klein (rue Eugène-Manuel) ; d'après une photographie.
romaine mal comprise. Puis Tarchiteclure chrétienne primitive et un peu plus tard la Renaissance française devinrent les modèles où les architectes classiques allèrent chercher leurs inspirations. Mais, dès le règne de Louis-Philippe, il se forma une école dissidente qui se mit à étudier avec amour Tarchitecture du
ALBUM
La Sculpture
Portrait du bolanisto Anloinc-Laiirciil do Jussicu, par David d'Anpors (ITHS-lSoii), consci'vt^ au Cabinet des médailles de la BibliothO'quo nationale.
moderne
La Vierge Marie, buste en marbre par Hosio (i76r)-184o), expose au Salon de 1835 (Musée du I. ouvre).
Le Chant du départ; haut- relief ù TArc de triomphe do IKtoile k Paris, exécuté par Uude (178i-18o;)) en H'.'JO.
Chien, statue en marbre do Giraud (I78.3-18SG), exposée au Salon de 1827 (Musée du Louvre).
Tigre dévorant un crocodile ; (rroupo en bronze par Barye (17%-187r»), exposé au Salon de 1831 (Musée du Louvre).
Sapho, statue en marbre do J.-J. Pradier (I7î>2-I8j2), exposée au Salon do 1832 (Musée du Louvre).
Ugolin et ses fils, groupe en marbre par Carpeaux (1827-187.»), exéoulé en 18«i0 (Jardin des Tuileries).
moyen âge, et découvrant que cet art si longtemps considéré comme barbare et confus reposait sur des principes parfailemenl
Mariage romain; groupe en marbre do Guillaume (18:Î2- 1905), exposé au Salon do 1877 (Musée du Luxembourg).
Jeanne d'Arc & Domrèmy, statue en marbre de IL Chapu (1833-1891), exposée au Salon de 1870 (Musée du Luxembourg).
logiques, entreprit de rénover Tarchitecture française en s'inspirant des méthodes de Tart gothique. Cette école fut
LES SCIENCES, LES LETTRES ET LES ARTS EN FRANCE AU XIX« SIÈCLE
La Sculpture moderne.
La Soienœ. figure eo marbre par P. Dubois (1829- lOOri) faisant partie du tombeau érigé au général Lamoricièro dans la calhcdrale do Nantes en 1879.
Saint-Oeorges par M. Frémict; groupe en bronze doré exécuté en 1891 (Muséo du Luxembourg).
Saint Jean-Baptiste, statue <^»
bronze de M. Rodin exposée au Salon de 1881 (Musée du Luxembourg).
Le Repos, statuo en marbre par M. Boucher datée do 1890 ( Muséo du I^uxembourg).
Mosart enfant; statue en bronze par K. Barrias (1841-1905) datée de IkhT Miisredu Luxembourg).
Salammbô ohez Matho, petit groupe en bronze et ivoire exécuté par ^L Théodore Uiviéro en 1895 (Muséo du Luxembourg).
■'^-Ci-^
Portrait de femme, buste en marbre exécuté par M. Puech en 1893 (Muséo du Panthères, groupe en marbre par M. Gardet, exposé au
Luxembourg). , Salon de 1890 (Muséo du Luxembourg).
Alhum historique. — IV,
Diane (fragment), statue en marbre de Fali^uière (l83i-190o) exécutée on 188i.
La Sculpture. — Les monuments commémoratifs.
Monument aux morts; monument commëmoralif en pierre au cimetière du Père Lachaise, exécute par M. Rartholomc pour la sculpture et
par M. Formigé pour l'architecture, installé en 1808.
aussi ia juTmîère ^i se servir t!es nouveaux nialériatix mis à sa dis|)Osilion par les propres de Itimélaltiirgic ; la proniièrc ellf* employa les fermes métalliques. Cil, Garnier et quelqu(^s-iins dr ^l's disciples ont essayé de concilier les principes des deux écoles ; néan-
Monument commèmoratif du général Chanzy en bronze et pierre, au Mans, exécuté en 1885 parCroisy (1840-1899).
moins le combat n'est pas encore terminé.
Aujourdliui Ton reu^ contre dans nos villes cAle à cùle des monuments où l'imitation des édifices antiques ou de la Honaissance franç^ïise s *a ce use encore, et d'autres, hôpitaux, lycées, gares de chemin de fer, maga-
LKS SCIENCES, LES LETTRES ET LES ARTS EN FRANCE AU XIX» SIÈCLE
Ateliers et Expositions.
Le Jury de peintuie au Salon annuel, dans lancien palais des Champs-Élysëes ; d'après une peinture de M. Gervex datée de 1885 (Musée du Luxembourg).
Atelier d'artiste dans la preaiièro moitié du siècle ; l'alclim* do Paul Dclaroche (1797-1856); d'après une pointure de son élève Louis Roux (Goupil, éditeur).
sins de nouveautés, habi talions pri vées mômes, où les architectes delécoledissidénie, recourant le plus souvent dans la construction à remploi de la brique et du fer, ont chei'ché i\ localiser un art original, soucieux avant tout desatisfaire aux nécessité pratiques et de ne rien sacrifier dans la décoration aux exigences du programme.
La sculpture au XIX' siècle. — Comme Farchitecture, la sculpture l'esta d'aboi-d toute classique; mais à partir du règne de Louis-Philippe, sous rinlluence du romantisme, quelques maîtres, comme lUide, David d'Angers, Barye, s'affranchii-ent de l'imitation des modèles antiques et renouvelèrent leur art par une observation plus attentive de la nature et une plus grande liberté d'inspiration. A partir du milieu du second Empire se forma l'admirable école de sculpteurs qui tient encore aujourd'hui le premier rang en Europe.
Les maîtres qui la composent ont
Caricature relative au conflit des classiques et des romantiques sous la Restauration : d'après une lithographio anonyme conservée dans la collection Hennin , au déparlemont des Estampes do la Bibl. nationale.
Atelier d'artiste, dans la seconde moitié du siècle; l'alelier de Benjamin Constant (1845-1902); d'après une photographie.
abordé tous les genres, exprimé avec la variété de leurs lempéi^aments tous les sentiments humains, recherché la beauté de l'attitude ou du geste dans toutes les classes de la société, ou dans toutes les époques de l'histoire, étudié l'animal dans toutes les espèces de la création ; jamais non plus, depuis l'antiquité, le corps humain, qu'il s'agisse de l'énergie masculine ou de la grâce féminine, n'a été étudié avec plus de souci de la vérité des formes. Parmi les œuvres tout particulièrement propres à l'époque contemporaine, il faut citer les monuments commémoratifs où nos sculpteurs ont su rajeunir l'allégorie par la force de leur émotion, l'ingéniosité de leur inspiration ou l'emploi de motifs empiuntés à la réalité. Ueomwietki encore de mentionner ht {rfnqueite et la médaille où nos maîtres ont renouvelé, en l'adaptant àla vie contemporaine, l'art précis et puissant des médailleurs italiens de la Renaissance.
La Peinture moderne
Homère déifié, peinture de Inprrcs (1780-1807) exëculëo en 1827 comme plafond d'une Portrait de M. Bertin, D"" du Journal des Débat t,
salle du Musée du Louvre (Musée du Louvre, salle de la peinture française au xix* siècle). par Ingres (1780- 1807) exécuté en 1832 (Musée du liOuvrc).
Les deux Sœurs, portrait parChassériau (1819-1850) exécuté en 1843, conservé dans la famille du peintre. Les Enfants d'Edouard il 473), peinturclo P. Delaroche (1795- 1850) exposée au Salon de 1831
(Musée du Ix>uvre).
La prise de la Smala d'Abd^el-Kader à Taguin le 10 mai 1843 (fragment), peinture par H. Vornol (1789-1803; exécutée en 1845 (Musée de Versailles).
LEnvie; peinture do J.-L. Hanion (1821-18741 exécutée en 1850, appartient au Grand-Cercle de Nantes.
LES SCIENCES, LES LETTHKS ET LES ARTS EN FRANCE AU XIX* SIÈCLE
La Peinture moderne
Le Radeau de la Méduse, peinture do Gëricault (i70l-l82i) cxéculée do novembre 1818 Les Sonneurs, peinture de Dccamps (1803-1800)
à août 1819 (Musée du Louvre). (Musée du Louvre).
L'èduoaiîon d'AcLJÎle. .^^^^ iii Ji-rùrain-'U do là bibliopeinture do Delacroix (171»s- \^ff^ thèque de la Chani1>ro des
18fi3^ exéculéo en 1838 pour XW/ députes, à Paris.
Scène des massacres de Scio (1821), peinture de Delacroix (1798-1803) exposée au Salon de 182i (Musée du liouvre).
La peinture ; l'école romantique. — La peinture s'affranchit plus vite que rarcliiteclure et la sculpture. Dès la Restauration Técole romantique avec Géricaull, Delacroix, Decamps, débarrassait Tart français de Tinlluence si longiemps fatale de David et imposait à Tattention du public des œuvres dramaiiqnes et colorées. A celle école se rattachaient par leur souci
Caricature politique par IL Daumier (1808-1S79) parue dans la Caricature (11 septembre 183i); lori^inal est accompagné do cette légende : « Celni-hi, on peut le remettre en libertt\ il n'est plus dangereux y>^ allusion aux poursuites dirigées contre les républicains on i83i.
Bateaux sur l'Oise, poiuture de Daubigny (1 8 1 7- 1878) conscrvéu dans une collection particulière.
<rexaclituclc historique ou de fidélil*^ dans Tobservalion des maîtres comme Delaroche et Vernet qui n'avaientpascepen-
Bœufs 86 rendant au labour, peinture do C. Troyon (18I0-18C5) exposée au Salon de 1855 (Musée du Louvre).
dant la richesse du pinceau des maîtres précédents. L'école classique ellemême se renouvelait avec Ingres, ordonnateur habile dans ses compositions et portraitiste scrupuleux; quelques maîtres , comme Chassériau, cherchaient h concilier les deux écoles.
Labourage nivernais : le sombrage ; peinture exécutée par M''* Hosa Bonheur (18ii-IfcOO) en 1847 (Musée du Luxembourg).
Enfin tout un groupe de paysagistes guidés par Th. Rousseau substituait au paysage histo riquejusqu'alors seul admis par les critiques et les connaisseurs, Tobservation directe de la nature, tandis que des animaliers, comme Troyon et Rosa Bonheur, rappelaient
LES SCIENCES, LES LETTRES ET LES ARTS EN FRANCE AU XIX*^ SIÈCLE
La Peinture moderne.
Les glaneuses, peinture do J.-F. Millet (1814-1875) exposée au Salon do 1857 (Musée du Louvre).
Servante à la fontaine, peinture de F. bonvin (1817-1887) exécutée en 1861 (Musée du Luxembourg).
L'Enterrement à Ornans(Jura), peinture de G. Courbet (1819-1877) exposé au Salon de 1851
(Musée du Louvre).
raltcnlion du public sur la beauté de nos animaux domestiques.
La peinture ; recelé réaliste. — Mais vers le milieu du second Empire Tellort de cette admirable génération de peintres romantiques commençait à s'épuiser quand Técole réaliste vint encore une fois re-
Paysage, pointure par Corot (17961875) conservée au Musée du Louvre.
Le bon book, peinture de Ed. Manct (1832-1883) exposée au Salon de 1873, conservée dans uno collection particulière.
nouveler la peinture française. D'abord cruellement raillés ou dédaignés, les novateurs, Courbet , Millet , Corot, Daubigny et plus tard MancI, finirent par imposer aux artistes et au public leur conception de Tart et leur technique qui dominèrent l'art français jusque
La Peinture moderne
La vie de Sainte Oeneviève (liai^anoiit), peialuredcP.PuvisdeChavannes (182i-18y8)au Panthéon à Poris cxéculéo ou 1877.
Fabiola, pcinluro par J.-J. lluuuei* (1829-1905). Celle œuvre ainsi que celle do Bouguercaii, est conservée dans une collection particulière r La Nuit do Fan* liu-Lalour, est conservée ou Musée du Luxembourg.
Blessure d'amour, peinture par W. Uouguereau (1823-1905) exécutée en 1897.
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Glorification de la Loi, plafond exécute par P. Haudry (1828-I88ii) en 1^81 à la Cour de cassation, à Paris.
dans CCS dernières années. Ils le ramenèrent à Tobservation implacable de la nature et de la vie, ils le débarrassèrent des colorations forcées aux-
La Nuit, pointure de Fantiu-Latour (183G-1904).
quelles s'élaicnt plu les romantiques ; ils bouleversèrent la hiérarchie des genres, déjà ébranlée par l'école romantique ; ils substituèrent aux tyranniques influences de renseignement classique la plus absolue liberté.
La peinture contemporaine. — Le résultat, ce fut Textraordinairc production de la peinture française; dans ses cinquante dernières années tous les genres furent abordés et pour la plupart renouvelés. On peut dire qu'il n'y a aucun aspect de la nature, aucun épisode de la vie contemporaine, aucune page du passé qui n'ait été
LES SCIKNCES, LES LETTRES ET LES ARTS EN FRANCE AU X1X« SIÈCLE
Orphée, poinluro do G. Moreau (1826-1898) exécutée on 1863 (Musée du Luxembourg).
La peinture moderne.
Le Triomphe de la Science, plafund pciul par M. Hesnard pour lo Salon des Sciences à l'Hôlol do Ville do l^aris.
L'Église de Vètheuil, poinliirQ de M. C4laude Monct (Musée du Luxembourg;.
fixé sur la loile par nos arlisles; mais en môme temps, par suite de la liberlc dont jouit aujourd'hui Tinspiralion de nos peintres et grâce au pi'ogi^ès de Téducation artistique du public, tous les tempéraments ont pu s'exprimer ; la môme époque a vu la chaude peinture d'un Regnault et les délicates harmonies d'un Puvis de Chavannes, Tart précis et menu d'un Meissonicr et le faiie large et bi'illant d'an Bcsnard, l'idéalisme d'un Gustave Moreau et le réalisme brutal d'un Bastien- Lepage, le fade classicisme d'un Dougueieau et
Album historique. — IV.
Le Moulin de la Galette, peinture do M. A. Renoir (Musée du Luxembourg).
l'élégance raffinée d'un P. Baudry; et combien de contrastes on pourrait signaler encore entre les maîtres de l'heure présente, admirable variété qui atteste la profonde vitalité del'école française. Mais il est un genre que notre époque devait remettre tout à fait en honneur; c'est la peinture décorative. Bornée dans la première moitié du siècle à quelques plafonds ou à quelques parois
ALBUM
La peinture
« Partant pour la Ville étemelle
graphie de Haffol (1801-1860), exécutée en isi'J.
d'église, la peinture décorative s'est étalée dans la troisième République, aux murs de tous nos grands édifices,
établissements scientifiques, hôtels de ville et mairies, gares de chemins de fer, etc. Cessant d'être vouée uniquement aux sujets religieux ou historiques, elle s'est à son tour imprégnée de réalisme, ou bien s'alTranchissant des antiques données de la mythologie, elle a su renouveler les allégories coutumières de la pensée humaine, en môme temps que nos maîtres retrouvaient les lois fondamentales du genre, la sobriété de la composition, l'harmonie des
lilho-
Tj'Exôcution sans jugement à
pointure exécutée en 1870 par H ^1843-1871), conservée au Musée
Grenade,
Rcgnault du Louvre.
L'Exëoation des maiUotins à Parla en 1382. peinture de M. J.-] faisant partie de la décoration de l'IIôloI do Ville de Paris.
Laghouat; Sahara algérien, peinture de Guillaumel (18^0 exécutée eu 187y (Musée du Luxembourg).
Fumeur, peinture do Meissonior (18t5-l891), conservée dans une collection . particulière.
couleurs, la simplicilé du dessin. Ce retour à la peinture décorative entraîna aussi la restauration de la tapisserie qui a cessé d'être la copie irraisonnée des tableaux des maîtres pour redevenir un art original et remit en honneur la mosaïque, dont la tradition s'était presque entièrement perdue en France.
L'estampe. — Le début du XIX® siècle avait vu déchoir la gravure en taille-douce ; les romantiques s'approprièrent un procédé nouveau, la lithographie, qui leur permettait de satisfaire leur goût des oppositions violentes d'ombre et.
de lumière. Dès la fin
LES SCIENCES, LES LETTRES ET LES ARTS EN FRANCE AU XIX» SIÈCLE
La peinture moderne.
Médaille d'honneur,
par Dàniol Dupuis, décornéo par la Snniéiê des Ai'tiates français à l occasion de sou cxposilion annuelle des Boaux-Arls.
Portraits, pointure exécutée ^ar M. Carolus Duran (Nfusoc du Ijuxembourg).
^J'-L^ TZi^Z.T'J.
Portrait du cardinal Lavlgerle, pointure oxécBtéo par M. Bonnat en 1888 (Musée du Luxembourg).
Réception de la Garde impériale par le Conseil municipal de Paris le 25 novembre 1807, peinture cxécutëo en 1903 par M. Détaille
(Hôtel de Ville de Paris).
du règne de Louis- Philippe, la lithographie fui abandonnée pour la gravure sur bois ; une école d'illustrateurs adroits se forma dont le principal représentant fut Gustave Doré ; de nos jours, grâce aux progrès de la photographie, des procédés mécaniques permettent de reproduire di-
Gombat sur la voie ferrée,
1836-1885) (au Musi'e Condô à Chantilly).
reclement rœuvre originale sous toutes ses formes.
La troisième République a vu naître un genre nouveau qui participe de la peinture décorative, l'affiche murale; avec elle, la réclame commerciale s'est faite œuvre d'art; les maîtres en ce genre garnissent constamment les
La peinture moderne.
Saint Sébastien, martyr, poiniure par Tli. Uihol (IR2.J-I89 exécntf'o en 1865. Colle œuvre, ainsi que le Lex-pr île lutte cl les Foi
est ronserv<^c au Musée «lu Luxembourg
Lever de lune, poiniure exécutdo par M. Harpignies en 1884.
Paysage, poiniure <Io Cnzin (IStl-l'UH), ronscrvë dons une colloclion particulière.
Les Foins, peinture oxëcutdc par Bostion-Lopajro ( 1818-1 SSS) en 1877.
Faits et gestes des propriétaires.
•I rommrnt ne oomprpnpz-voii» pn» qnVn me Ininsnnt <'ctlo clof-lii. la nuit, un ninlfaiU'ur n'aurait «iii'ii Baiilor le mur |tour oii\rir la porli'. iuilti-rilo ! • Lilhopraphio «le Gavarni (18n4-18nr»)"exécutdp en'lS'»7
murailles de nos murs de compositions agréables par réclal des couleurs, et d'une invention souvent divertissante.
Les arts mineurs. — La l'énovation qui s'est produite pendant la seconde moitié du siècle dernier dans nos arls majeurs s'est étendue aux arts mineui's. Leur hisloii^e est très pauvre jusqu'à la fin du second Empire; d'abord l'estés fidèles aux traditions napoléoniennes, ils subissent ensuite fâcheusement l'influence du goût que les i^omantiques témoignaient,
Gravure sur bois de Gustave Dor.; (1833-1883; {Roland furietuc; Hachette et G'', Éditeurs).
LES SCIENCES, LES LETTRES ET LES ARTS EN FRANCE AU XIX» SÎÈCLK
miiieuis- "^
Surtout de table ^\tVMîl^ par la liifti-ioiïrhmloii^potir NapoU^o» TH (rrJii.'iTi^nl i, tel qu'il a él& rolrouvÉ' parmi If.'s niiiii-'^ilii jinlajs fies Ttiilrrïcsi'tï ISTl (Musée lîen Arls «i(^rofatifsX
Vase de Sèvres oxéculé cri 1878(Musëo de ('-éramique lie la innnufacturc do Sèvres).
V^ede Sèi^res <<\êi^ui(^ ^nu^ lo n'^^iio de J.oui!s-Pltilt|t[io (Must5û dp O'romique df in nianufarturc lif" Sêvrr'il.
Bracelet romantlqufl , eît^'oiUé jiaf
Froni p n l - >i eu r i < e 1 1 ki ti- | U 5 5). qn i y a re jtn la vie cle suaint L»jLii*"!Ph' BuHy}
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Reliure romantique, dite à la cathédrale, exécut<*e par Germain Simier (Miisëe des Arts décoratifs).
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Canapé jardinière montée d'un candélabre flVH^uUv eti ISr>>* pJir M. Ctaum's Art pour tGn*j.
sans toujours bien le conipr^nflré, à Tart du moyen âge. Puis ce fui sous le second Empire une sorlo de néoclassicisme qui régna du us les arts mineurs simultanément avec une imitation maladroite des sljles de la Renaissance ou du xviii* siècle. Mais depuis Texposition universelle de ISTS^rinduencede Tarljaponai-^, une connaissance plus approfondie des belles époques d'art, le pro^^n'^s du (^ goiit public délermin^rent un réveil
C andéJ a b r e aux maBcaroBS eïi^i'ii' u^ cri tnrii par M* lH'lcilViiUiti(io iMu- Ht'tn ili's Arts dt^-orolifM*
Panneau detapfsserlapmir li déroratlon An inTik Iff i'KlvM'c exéf iiUi Mflr Cialland ii82Maïi3jî d snrfrs
dff iKlvM'c exéfiiUi |Pflr Galland ii82Maïi3jî un rarloii ooiisefvi' ,iu Musïïe des Arl^ ddi^iiratifs.
iïiux ou aux petits animaux de nos pays; puis il s'étendit h la céramique, à la verrerie, au dessin des tissus, li la dentelle, au mobilier enfin ; grâce à celle resl aurai ion il es aris mineurs, les successeurs de ceux qui n'élaieut au début du si^ele que des nrtisans, ont pi'is rang parmi nos plus i;i'ands arlisles ; ils luil iiiérilé noire recoiinaissance pour les mille créations ingéiiîeusesdoiit ilf^eiirichisHenl noire costume ou nos apparlemenb et, mieux que beau-
1 1 • . :i ^rv w^^.^«:r«„4« Blàtdécoratif sur la place , ^ j j j .
des arts mineurs; il se manitesla de la République exécuté en coup de représentants des arts majeurs, d'abord dans la bijouterie et dans Tor- ««'s par m. ii. Mayeur(Aw jig auront donné aux premières années
• ^ pour tous). 1
fèvrerie par la création de formes de ce vingtième siècle leur caractèi*e
nouvelles empruntées le plus souvent aux végé- original dans Tbistoire généiale de Tart français.
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