DERNIERS VERS DE L'AUTEUR
Comme un dernier rayon, comme un dernier zéphire
Anime la fin d'un beau jour, Au pied de l'échafaud j'essaie encor ma lyre.
Peut-être est-ce bientôt mon tour; Peut-être avant que l'heure en cercle promenée
Ait posé sur l'émail brillant.
Dans les soixante pas où sa route est bornée,
Son pied sonore et vigilant.
Le sommeil du tombeau pressera ma paupière.
Avant que de ses deux moitiés Ce vers que je commence ait atteint la dernière,
Peut-être en ces murs effrayés Le messager de mort, noir recruteur des ombres.
Escorté d'infâmes soldats, Remplira de mon nom ces longs corridors sombres . . .
mS^^P^ LE COMTE X. DE MAISTRE .B^k^m