‹ Album lyrique de la France moderneChapitre 130 sur 328 · LA SOURCE · texte numérisé non relu

LA SOURCE

Lorsque l'été sur la terre

Étend son brûlant manteau,

Comme un Éden solitaire,

Fleurit au pied du coteau

Un pré riant et fertile.

Ailleurs quand le sol stérile

Est morne, silencieux.

Là s'ouvre un charmant asile

Pour l'oiseau mélodieux;

Dans l'atmosphère embrasée

On voit monter, doux espoir!

Un brouillard qui, vers le soir,

Retombe en fraîche rosée . . .

Or, ce pré toujours vert, même au sein de l'été, A qui doit-il la sève et la fertilité?

C'est à la source féconde Qui répand sous les fleurs les trésors de son onde.

Ainsi dans l'obscurité

Se cache la bienfaisance.

Et, seules, ses vertus signalent sa présence.

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