LA VALSE DES FEUILLES
Le vent d'automne passe Emportant, à la fois, Les oiseaux dans l'espace, Les feuilles dans les bois.
Jours tièdes, brises molles.
Pour longtemps sont chassés:
Valsez comme des folles, Pauvres feuilles, valsez.
Sur les marges des routes.
Au midi comme au nord, Voyez-les valser toutes Cette valse de mort.
Le vent qui les invite Jamais n'en trouve assez:
Tournez, tournez plus vite.
Pauvres feuilles, valsez.
Oui, toute feuille tombe.
Ormeau, chêne ou tilleul ; Tout homme est à la tombe.
L'enfant comme l'aïeul.
m&=^^ GUSTAVE NADAUD ,£^^im
Les rêves de ce monde Sont bientôt effacés; Poursuivez votre ronde, Pauvres feuilles, valsez.