‹ Album lyrique de la France moderneChapitre 205 sur 328 · LE PSAUME DE LA VIE · texte numérisé non relu

LE PSAUME DE LA VIE

Ah! ne me dites pas que la vie est un rêve. Une ombre qui s'enfuit et flotte sous mes pas; C'est le temps de la lutte, et si rien ne s'achève, L'éternel avenir a son germe ici-bas.

La vie est un combat, la vie est une arène

Où le devoir grandit du devoir obtenu;

C'est le sentier qui monte, et pas à pas nous mène

Aux sommets d'oii Ig vue embrasse l'inconnu.

Ame, souffle divin, captive frémissante, Toi dont l'aile meurtrie usera ta prison, Celui, qui t'a créée, immortelle et vivante. Te fit libre et t'ouvrit un immense horizon.

Pour l'homme, né de Dieu, rayon de sa pensée. Le repos, c'est l'oubli; le sommeil, c'est la mort; Souviens-toi, fils du ciel, qu'immobile et glacée, La mort est un passage, elle n'est pas un port.

SI

Imité de Longfellow.

&m^^ LOUIS RATISBONNE ^^f^se

Que fon pied sur !e sol laisse une noble empreinte, Et peut-être, suivant les sentiers après toi, Quelque esprit agité par le doute et la crainte Retrouvera l'espoir, le courage et la foi.

Marche, et que chaque jour te trouve à son aurore Plus près du but sacré le flambeau dans la main; Agis, le temps est court, il se hâte et dévore Ce qui n'est pas réel, immortel et divin.

Que jamais le regret, la crainte ou l'espérance, La joie ou la douleur ne retardent tes pas. N'entends-tu pas ton cœur qui bat dans le silence? Marche, il n'est rien pour lui d'assez grand ici-bas.

Laisse au vague avenir ses lointaines promesses. Au stérile passé son sourire d'adieu ; Bannis les rêves d'or et les molles tristesses. Le présent est à toi, mais le reste est à Dieu.

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