‹ Album lyrique de la France moderneChapitre 211 sur 328 · LES LARMES · texte numérisé non relu

LES LARMES

Si vous donnez le calme après tant de secousses, Si vous couvrez d'oubli tant de maux dérobés, Si vous lavez ma plaie et si vous êtes douces, O mes larmes, tombez!

Coulez, coulez longtemps et sans mesurer l'heure ; Laissez dans le sommeil mes esprits absorbés; La douleur est moins vive alors que l'âme pleure: O mes larmes, tombez!

Mais si comme autrefois vous êtes meurtrières. Si vous rongez un cœur qui déjà brûle en soi, N'ajoutez pas au mal, respectez mes paupières: O larmes, laissez-moi !

Oui, laissez-moi ! je sens ma peine plus cuisante. Vous avez évoqué tous mes rêves perdus : Pitié! laissez mourir mon âme agonisante; Larmes, ne tombez plus!

L'auteur de ces strophes est une simple ouvrière.

^S^^^^ STEPHEN LIÉGEARD .5^è=sge

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