‹ Album lyrique de la France moderneChapitre 300 sur 328 · EDMOND HARAUCOURT · texte numérisé non relu

EDMOND HARAUCOURT

Le beau soleil vivant s'en va vers d'autres mondes

Auréolé de sang divin, le dieu mortel

Se fait en souriant des funérailles blondes

Où l'or de sa jeunesse éclabousse l'autel.

Le beau soleil fécond sait mourir dans la joie: Le salut qu'il accorde à son passé d'un jour Semble un autre orient où l'avenir rougeoie, Et son suprême adieu n'est qu'un baiser d'amour.

Le beau soleil ressemble à mon cœur qui t'adore, A ce cœur vespéral et que tu rajeunis. Ce cœur grave, ébloui de sa nouvelle aurore Où les voix du matin chantent au bord des nids.

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