‹ AlcméonChapitre 20 sur 49 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

ARSINOÉ. seule.

La cruelle, empressée à croître mes dégoûts , S'obstino à m'enlever le cœur de mon époux. Qu'elle ose , j'y consens , s'en rendre la maîtresse^ Je saurai bien encore en guérir sa tendresse. Je veux le rendre horrible et coupable à ses yeux , Plus qu'elle n'est aux miens un objet odieux. Elle ne l'obtiendra , de l'hymen qu'elle espère, Que couvert et souillé du meurtre d'une mère. Sera-t-il digne alors de mériter son cœur ? C'est ce dont il est temps de démêler l'horreur. Éclaircissons le doute où son erreur me plonge , Et d'un hymen trompeur dissipons le mensonge.

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