SCÈNE VIII
ALCMÉON , CALLIRHOÉ. TÉLÉNUS , suite d'Alcméon.
ALGHÉON, d Callirhoé.
Vous n'avez plus, Madame, à trembler pour vos jours ! Ni craindre une rivale.
CALLIRHOÉ
Ah ! seigneur, quel secours !
S'il vous coûte son sansr.
D ALCMEON.
Oui, Madame, elle est morte ; Et ma rage à la lin s'est trouvée assez forte. Aux autels où d'abord elle semblait prier , Elle appelait sur vous le glaive meurtrier. Je l'approche, et ma main encor mal assurée Hésite à lui donner une mort désirée.
Mais enfin sous mes coups je la vois chanceler; Elle semble en tombant vers elle m'appeler ; Et, je le crois, afin de fléchir ma colère. Prend l'air, la ressemblance et les traits de ma mère. Mais en vain sa douleur en m' appelant son fils, Et me tendant les bras, m'implore par ses cris :
Je ne suis que plus prompt à frapper la cruelle , El vois, les yeux couverts d'une nuit éternelle, Tomber Arsinoé.
TELÉMJS.
Barbare ! Quelle horreur !
Oui ! quelle voix ici s'anime en sa faveur ? Oui^. je le vois au sang que je viens de répandre ! C'est un sang abhorré ! je ne puis me méprendre. Vous allez donc me suivre, et sans rien redouter, Voir la victime...