‹ Alexandre Dumas et Marie DuplessisChapitre 42 sur 188 · Balzac, La JMttse du Déparlenienf · texte numérisé non relu

Balzac, La JMttse du Déparlenienf

3. A. Dumas fils, La Da?ne au.r Camélias [Paris, Cadot, in-80, 1849, 2 vol. {V^ édition)].

voyait qu'elle, entre un bouquet et un sac de bonbons, respirant l'un, grignotant l'autre, écoutant peu, lorgnant à tort et à travers, échangeant des sourires et des regards, se penchant de temps en temps vers le fond de la loge, pour converser un moment avec celui qu'on n'y voyait pas ^ )).

En 1844, lorsque Dumas la remarqua pour la première fois, «elle s'épanouissait dans toute son opulence et dans toute sa beauté ^ )).

Hôte assidu des milieux où l'on s'amuse, le jeune écrivain dans le cours de sa vie boulevardière, n'avait pu manquer cependant de se trouver déjà dans le sillage de cette femme. Sans doute, la connaissait-il seulement «comme tout jeune homme connaît les filles entretenues en renom » ; et comment ne l'eût-il pas distinguée parmi d'autres, « aux Champs Élysées où elle venait assidûment tous les jours, dans un petit coupé bleu attelé de deux magnifiques chevaux bais ^ »? Est-ce à lui, est-ce à Armand Duç>al, qu'elle était apparue, place de la Bourse, un après-midi que, toute fraîche dans sa « robe à volants de mousseline des Indes, un crêpe de Chine jeté sur ses épaules, un chapeau de paille de riz » rabattu sur le visage, elle sautait légèrement de sa

1. A. Dumas fils, Thââfre (Éd. des Comédiens). La Dame aux Camélias (note A.).

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