Cf. l'annexe
Si ce n'est pas à cheval, c'est dans son coquet coupé bleu qu'elle se montre aux Champs- Elysées et au Bois de Boulogne. Sa promenade est quotidienne ^. Mais elle y met une discrétion étrangère aux femmes entretenues qui font, d'ordinaire, dans le but d'être remarquées, la navette, de l'entrée des Champs- Elysées au Rond-Point. Celles-ci, observe Dumas, « tiennent continuellement leur tête à la portière en souriant à tous ceux qu'elles connaissent », et « sont toujours accompagnées on ne sait de qui ». Respectant en elle « la noblesse de la femme jusque dans la dégradation de la courtisane », dit Paul de Saint-Victor, Marie Duplessis « enveloppait sa honte aux yeux du monde, d'un voile de retenue et de dignité ». Jamais personne ne prend place dans sa voiture, au fond de laquelle elle s'efface le plus possible. — « Ses deux chevaux, continue Dumas, l'emportaient rapidement au Bois. Là, elle descendait de voiture et ée promenait à pied pendant une heure ; puis elle remontait dans son covipé, et elle rentrait chez elle au grand trot de son attelage. » A ses pieds ou à ses côtés