‹ Alexandre Lenoir (volume 2)Chapitre 137 sur 252 · CLIV JOURNAL DE LENOIR · texte numérisé non relu

CLIV JOURNAL DE LENOIR

écarter des statues qu'il jugeait indignes d'entrer au Louvre et pour les renvoyer à la fonte ou h la vente. Cependant il ne pouvait pas toujours agir avec cette indépendance. Quand un envoi était fait d'office, par le Comité de Salut public ou par la Convention nationale, on l'acceptait sans discuter, car on ne raisonnait pas avec ces puissances-là. C'est ainsi que sont entrées au Louvre quelques-unes des pièces du trésor de Saint-Denis, et certaines œuvres d'orfèvrerie adressées directement par l'assemblée souveraine ou par des clubs parisiens. Mais on se dédommageait quelque temps après. Tout ce qui n'était pas de « premier mérite » et tout ce qui n'avait pas été « choisi » courait grand risque d'être déclaré « inutile à l'instruction publique » et vendu *.

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