DEUXIÈME MOIS
143. — Le 9 du deuxième mois, même année, en vertu d'un arrêté de la Commu-ne de Paris, il a été remis au c. Lalande, commissaire de police, accompagné d'une députation des membres du Comité révolutionnaire de la section de l'Unité, cent quatre-vingt portraits peints à l'huile, en pieds et en buste, de nobles, prélats, princes, etc., qu'ils appellent féodaux, pour être brûlés, à la fête populaire, dans le jardin de l'abbaye Saint-Germain, en face du lieu delà Section.
144. — Le 1 1 dudit, reçu onze tableaux venant de Montmartre, dont cinq par Lagrenée et deux par La Traverse.
14ÎJ. — Le 14 dudit, j'écris au c. Chaumette, procureur de la Commune, pour l'engager à m'autoriser à retirer de l'Arsenal un bas-relief d'Anguier représentant l'histoire entourée de plusieurs génies et occupée à tracer les fastes de notre histoire et deux figures accadémiques, par Prieur; le tout en bronze et venant du tombeau de Jacques- Auguste de Thou, à Saint-André-des-Arcs. Je lui fais remettre de suite, ainsi qu'il l'avait demandé, la note de tous les portraits dits féodaux qui se trouvent au dépôt.
146. — Le 16 brumaire, remis au c. Roze, commissaire du Comité de Salut public pour la recherche des métaux, neuf cent trente livres pesant de plomb provenant des démolitions des mausolées et tombeaux précédemment enlevés. PluS;, quatre figures venant de Sainte-Geneviève et deux anges adorateurs de Saint-Chaumont. Le reçu signé Roze, commissaire du Salut public.
147. — Le 21 dudit, une députation du Comité révolutionnaire de la section du fauxbourg Montmartre enlève, au nom de la Commune de Paris, soixante-seize portraits dits féodaux, pour êtrebrtilés publiquement.