GERMINAL AN IV
lier quatre bustes colossaux en marbre, représentant des empereurs.
692. — Le 22, du même lieu, reçu du même Scellier un buste colossal en marbre, représentant un empereur romain ; — un chambranle de cheminée et les débris d'une statue en marbre gris, qui a dû représenter un religieux ;
— plus, reçu, d'un autre voyage, quatre bustes colossaux comme dessus, et un fort chapiteau en marbre d'ordre corinthien.
693. — Ledit, reçu, de la commune de Sceaux, une statue en pied, mutilée et en marbre, représentant Louis XIV;
— une statue aussi en pied , représentant le Christ à la, colonne, copiée d'après Michel-Ange, par Slodtz.
694. — Le 24, de la salle des Antiques, reçu du c. Scellier une statue représentant ur. Consul, médiocre copie d'après l'antique ; — un bas-relief, représentant une Pleureuse, par Yassé, projetée pour le tombeau de Caylus ;
— un groupe, marbre blanc, représentant la France éplorée au pied du buste de Louis XV, sculpté par Falconnet.
69o. — Le 23, de Saint-Denis, du c. Louis-François, deux figures colossales en marbre blanc, représentant la Valeur etTAbondance, parTuby, provenant du tombeau de Tu renne.
696. — Le 27, il a été remis à l'administration de la Bibliothèque des Quatre-Nations, un fort fût de colonne de cipolin, provenant de Saint-Sulpice, pour faire un piédestal à la statue d'Auguste jeune, venant du jardin de Richelieu, qui a. été également remise à cette administration.
697. — Le 28, de la commune de Sceaux, reçu du c. Louis-François deux figures à genoux et plusieurs fragments en marbre. Ces deux statues étaient originairement à Charenton.
698. — Le 29, remis au citoyen Camus, représentant du peuple et archiviste, une table en brèche violette, de
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6 pieds de long, et son pied : — plus, une petite statue assise, de Pierre Corneille.
699. — Le 30 dudit, remis au ministère, des Finances, d'après la demande du ministre Ilamel, un buste en plâtre de Colbert; uji idem, de Racine, provenant de la salle des Antiques.
FLORÉAL
700. — Le 1" floréal, des Jacobins, rue Saint-Jacques, reçu du c. Scellier six figures en marbre et couchées, représentant des personnages de la famille Saint-Louis, dont deux sont très-mutilées.
701. — Le 5 dudit, remis au c. Scellier plusieurs morceaux de marbre noir, pour faire le soubassement et le^ socles du tombeau de porphyre dans lequel on a déposé les restes de René Descartes.
702. — Le 7 dudit, j'ai formé rechange, avec le c. Scellier, d'une aigle, en bleu turquin, sculptée avec beaucoup de soin, provenant du tombeau des Boullenois qu'il avait acheté. Il a reçu, en conséquence^ la valeur en débris de marbre.
703. — Le 9 dudit^ reçu de l'esplanade des Invalides, une figure de sainte Thérèse, en marbre, et une autre idem, représentant saint Grégoire.
704. — Le 13, reçu, de la commune de Sceaux, un Amour prêt à lancer un trait, posé sur un piédestal de marbre blanc circulaire, orné de guirlandes de fleurs, scul[)té par Tassaërt ; — plus, un vase en marbre blanc o:né d'un basrelief et un piédestal en marbre blanc garni, dans le milieu, d'un marbre rouge.
705. — Le 18 dudit, remis à l'administration du Dépôt des machines deux forts globes de Coronelly, montés en bois.
PRAIRIAL AN IV. lui
706. — Ledit, des Jacobins, rue Saint-Jacques, reçu du c. Scellier deux tombes de marbre noir et plusieurs débris d'autres tombes^ même marbre; — plus, une figure couchée, représentant un guerrier ; — la statue, en pied, de Béatrix de Bourbon, sculptée en pierre, le socle qui la porte ainsi qu'un tronc de colonne sur laquelle elle était posée.
707. — Le 22, remis au ministre des Finances Ramel un buste en marbre, de Colbert, venant de la salle des Antiques.
PRAIRIAL
708. ^- Le 7 prairial, reçu de l'administration du Dépôt de Nesle les objets ci-après : une figure de femme colossale, représentant Melpomène, appuyée sur un fort buste de Çrébillon sculpté en marbre par Duhez ; plus, le soubassement en marbre bleu turquin ; le tout venant originairement de la salle des Antiques. — Deux bas-reliefs circulaires, en bronze, représentant des allégories relatives à la religion. — Trois statues en pied et en bronze, représentant Louis XIII, Anne d'Autriche et Louis XIV, enfant, provenant du Pont-au-Change ; — plus, une statue en pied et en marbre, de Henri IV, provenant du parc de Mousseaux.
709. — Ledit, de Saint-Nicolas-du-Cha''donnet, reçu du c. Nadrau quatre panneaux en bois^ représentant des sujets de dévotion, médiocrement peints.
710. — Le 9, du Val-de-Grâce, reçu du c. Scellier la statue, à genoux, de la sainte Vierge, celle de saint Joseph, idem, et Tenfant Jésus, le tout formant groupe et sculpté par Anguier.
7 11.^- Ledit, reçu, de l'esplanade des Invalides, la statue de saint Ambroise, par Falconet, et un saint Augustin en maibre.
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712. — Le 12 dudit, de Saint-Denis, reçu du c. Louis- François la statue colossale et à demi couchée du maréchal de Turenne, sculptée en marbre blanc, par Tuby ; — plus, une statue de la Victoire, placée au-dessus du maréchal, et un bas-rehef en bronze, représentant la bataille de Turkeim où périt le grand homme.
713. — Le 13, remis au c. Favet, serrurier, du fer, sept vases en cuivre et deux en plomb, très-mutilés, pour l'établissement de plusieurs grilles à l'usage du Dépôt, dont le haut des lances doivent être en cuivre.
714. — Le 14 dudit, reçu du c. Scellier quantité de débris de marbre provenant des démolitions du Yal-de-Grâce.
715.- — Ledit, remis à l'administration du Dépôt des machines deux plans en relief avec leurs cages de verre, du château de Richelieu, en Poitou.
716. — Le 16 dudit, remis à la même administration deux petits plans en relief également sous verre, l'un du port de Bordeaux, et l'autre de celui âe Magonis^, venant de la veuve Richelieu; — plus, trois modèles de moulins à sucre et autres objets du même genre, provenant des Jacobins, rue Saint-Honoré ; — plus, une table de bois d'acajou, modèle d'un séchoir à sucre, du même lieu.
717. — Ledit, reçu de l'administration du Dépôt des Cordeliers un petit monument en pierre, antiquité germanique venant de la Belgique, représentant la déesse Nehalennia.
718. — Le 17, remis à l'administration du Dépôt littéraire, rue de Thorigny, une quantité de livres et de volumes qui avaient été inutilement apportés au Dépôt.
1 . Ce mot parait dépourvu de sens au premier abord, mais on devine, en y réfléchissant et en regardant à la provenance de l'objet, que Lenoir a copié, sans la comprendre, la moitié d'une inscription latine : Portus Magonis et qu'il s'ag'it de Port-Mahon. Rien de plus naturel, en effet, que de trouver les plans de Bordeaux et de Port-Mahon daus la succession d'un ^ouverueur de Guieune et du Vainqueur de IMinorque.