No* 501, 503, 513 et 517 du Journal de Lenoir
6. No 1041. A cette date 324 tableaux furent remis an dépôt de vente pour y être aliénés.
7. a 15 Frimaire an V. — Le Conservatoire arrête qu'il va être écrit au Ministre de l'intérieur pour être autorisé à prendre au Musée des monnmens françab les vitraux peints par différens grands maîtres qui manquent à notre
INTRODUCTION. GLIX
Le brave Naigeon, parement passif^ et qui, comme on geôlier, écrouait avec iodifférence tous les objets dont on encombrait son dépôt, se laissa tranquillement dépouiller ^ Mais Lenoir protesta '. Il trouvait exorbitant que la hautaine administration du Musée — dont le mérite avait consisté jusque-là à flatter les instincts de destruction de la foule et qui croyait remplir d'indispensables fonctions en applîq(uant une orthopédie classique aux pieds de table {séance du 13 brumaire an III) ou en vernissant les tableaux expédiés par nos soldats victorieux — ^ s'arrogeât te droit de lui enlever
collection. » (ProQès-TertMiax du ConMiratoire.}- Cf. le Journal <ïe Lenoir à la date da 19 frimaire an Y, n» 799.
1. « 25 Messidor an III. — Les oonservatears réunis se sont transportés hier a^ dépôt de Nesle pour y faire un choix des objets qui méritent d'être recueillis pour le Muséum des Arts. Cette opération sera terminée cet aprèsmidi. »
Paris, le 29 fructidor Tan III de la république une et indivisible. La Commission executive de l'Instruction publique au citoyen Naigeon, « Un arrêté du Comité d'instruction publique^ en date du 10 germinal, autorise, citoyen., le Gonseryatûire du Muséum des Arts à prendre, dans tous les dépôts proTisoires, ce qu'il jugera convenir à cet établissement. Nous vous inviton», en conséquence^ à lui remettre tous les objets dont il aura fait choix dans votre dépôt pour servir au complément du Muséum et à nous en«donAer avis à mesure qu'il les retirera^ pour que nous connaissions toi;gours l'état de la collection qui vous est confiée.
« Salut et fraternité^ « GiNGUENÉ. »
2. a Séance du Conservatoire du 23 fructidor an III. — Les mêmes membres ont été au dépôt des Augustins où ils ont marqué différents objets d'art, tels que statues^ colonnes, bustes, etc., qui doivent servir tant à ta décoration de l'entrée du Muséum qu'entrer^dans la collection des objets précieux qu'il doit réunir.
c Le citoyen Lenoir, directeur de ce dépôt, ayant demandé une autorisation spéciale de la Commission executive d'Instruction publique pour délivrer les objets choisis, il a été écrit sur ce sujet à ladite Commission, et le citoyen Picault est allé ce matin, muni de la lettre, en appuyer les demandes au nom du Conservatoire. »
En voyant l'incapacité du Conservatoire du Muséum, le Comité d'instruction publique lui avait enlevé le droit de retirer des dépôts, sans une autorisation spéciale, ce qu'il désirait pour le Louvre :
a 7 pluviôse an III. — Le Conservatoire reçoit deux arrêtés imprimés du Comité d'instruction publique. Le premier, du 25 vendémiaire dernier, qui a pour objet qu'à l'avenir aucun objet relatif à l'InstructioD publique ne puisse être enlevé d'anctm dépôt sans que préalablement le Comité d'instruction publique ait prononcé. » (Séance du Conservatoire du 7 pluviôse an II.) *
GLX - JOURNAL DE LBNOIR. •
les meilleures de ses pacifiques conquêtes, et même les objets précédemment refusés ou dédaignés par elle. Lenoir était compris par quelques hommes comme Mathieu et Gr^oire ; son dépôt fut déclaré permanent et érigé en Musée des monuments français le 29 vendémiaire an IV ^ Il fut en môme temps interdit aux conservateurs du Musée central, par le Comité d'instruction publique, de puiser à discrétion dans le dépôt des Petits-Augustins. Grand émoi parmi les tapissiers-décorateurs et les rentoileurs du Musée I profonde indignation chez les débsUeurs attitrés des armées françaises :
tt 6 brumaire * (an IV).
Le Conservatoire au Citoyen Guinguené.
« Citoyen, nous vous faisons passer une lettre du citoyen Lenoir ; elle annonce un arrêté du Comité de l'Instruction publique ' qui contrarie tous ceux qu'il avait pris en faveur du Muséum des Arts et les ordres que vous aviez donnés pour l'exécution de ces arrêtés. Ainsi les dépôts provisoires deviendront autant de Musées dont les gardiens se feront une affaire I Ainsi le Muséum se verra privé des objets essentiels au complément d'une collection aussi utile à l'étude et aux progrès des A^ts et conséquemment à la gloire nationale I Nous abandonnons à votre sagesse les réflexions qui naissent de tels événemens. »
Lenoir, affamé ^, grelottant^ dans sa masure des Petits- Augustins, blessé dans l'accomplissement de son devoir, est traité, par cette assemblée de hauts fonctionnaires vaniteux,