c Paris, la 13 ^ennina] an V de la Râpnbliqoe françaiie
Le citoyen Lenoir, conservateur du Musée des Monvmens flrançais, à Fadministraiion du Musée central des Arts,
m Citoyens administratenrsy
« J'ai fait part an Ministre de la lettre que tous m*aTez adressée le 9 de ce mois^ par laquelle tous réclamés les monnmens des anciens peuples qui se trouvent dans le Musée que je dirige et qui ne tiennent point aux monumens de notre histoire et à ceux de l'histoire de l'art relativement k la France.
« Si le Ministre^ citoyens, par sa lettre du 19 germinal an IV, art. 2, m'autorise à remettre à votre disposition les antiques que tous réclamez^ l'article 3 de la môme lettre m'autorise à rerendiquer auprès de tous les monumens qui appartiennent à l'histoire de France et à l'histoire de l'art pour oempletter le Musée des monnmens français.
m J'espère que Tous Toudrez bien me permettre de me concerter stoc tous pour effectuer cet échange et remplir, par là^ les intentions du Ministre. « Salut et fraternité, c Lbnqir. »
2. Si le jury des arts ne fût pas une machine de guerre contre Lenoir, oe fut une mise en tutelle bien humiliante pour le ConserTatoire dn Muséum. Une lettre de Lenoir nous apprend ce qu'était ce jury.
c l6 Tentôse an V de la République.
. « Le citoyen Lenoir, conservateur du Musée des monumens flfonçais, au Ministre de F Intérieur,,,
c Le Musée des monumens français renferme aussi des monnmens qui ne tiennent point à son caractère : par son organisation tous m'aTez tcacé la ligne que j'aTois à suiTre; je m'y suis conformé en résenrant à chaque musée ce qui lui conTient.
« Vous Tenés d'organiser un jury des arts pour extraire des dépôts ce qui peut GonTenir à l'embellissement du Muséum central. Le Musée des monumens français ne peut pas être euTisagé comme un dépôt dont on puisse retirer les objets qui y sont consacrés, puisque d^à un Elysée ^t trois siècles sont organisés définitiTement dans des salles particulières et que le moindre déplacement altéreroit l'ensemble et la chronologie. Je fous demande, citoyen Ministre, d'annoncer à ce jury quelles sont tos intentions sur le Musée des Monumens français.
c Citoyen Ministre, tous m'aTez témoigné tant de bieoTeillance que j'ose croire que tous ne refuserés pas k protéger un établissement, votre ouTrage, eontre toutes les entreprises qni tendroient à le détruire, c Salut et fraternité,
1 Lbnoir. »
Cf. n* 1927 du Journal de Lenoir.