‹ Alexandre Lenoir (volume 3)Chapitre 190 sur 207 · VENTOSE AN VII. M · texte numérisé non relu

VENTOSE AN VII. M

976. — Le 11 dudit J'ai fait payer au citoyen Lena, mouleur, par le citoyen Louis François, la somme de cent quatre-vingt-onze francs, pour frais de moulage faits pour le Musée.

977. — Le 26 dudit, j'ai remis à l'administration de la bibliothèque des Quatre-Nations un buste antique en marbre rouge, que l'on croit être celui de Scipion TAfricain, provenant de la salle des Antiques, au Louvre.

VENTOSE

978. — Le 18 ventôse, j'adresse au ministre un État général des dépenses faites dans le Musée, et je lui rends compte des travaux qui les ont nécessitées.

979. — Le 26 ventôse, reçu de l'église Notre-Dame une Vierge gothique en marbre blanc ; — la statue en pl&tre de saint Christophe, par Gois ; — la statue de saint Maurice, en marbre, par Boussau ; — plus, une statue aussi en marbre, par le même.

980. — Le 27, remis à l'administration municipale du 9* arrondissement une statue colossale en plâtre, représen^ tant la Liberté. — Ledit, remis à l'administration municipale du 10* arrondis.sement deux statues en pierre de Tonnerre, représentant la Justice et la Tempérance, par Desjardins, venant des Minimes ; le tout pour célébrer une fête ordonnée par le gouvernement.

981. — Le 27, remis à l'administration des Arts-et-Métiers deux poignards, dont un en acier de Damas flamboyant, et l'autre aussi à lame de Damas et à manche damasquiné; — une paire de bottes chinoises, en soie cramoisie, venant des Petits-Pères.

lit JOURNAL D'ALEXAMDRB LENOIR.

GERMINAL

982. — Le 2 genninal, j'ai reçu du citoyen Goustou le buste en terre cuite de Nicolas Goustou, son grand-onde, modelé par (xuillaume Goustou, frère du précédent.

983. — Le (2 dudit, j'adresse une demande au ministre pour être autorisé à faire exécuter des tombeaux pour y renfermer les cendres de Molière, de La Fontaine et de Descartes, qui sont au Musée, et h les placer dans le jardin.

984. — Ledit, j'ai fait payer au citoyen Dugast, par le citoyen Louis François, la somme de soixante et douze francs, pour la restauration de deux grands émaux qui ornent le tombeau de Diane de Poitiers.

985. — Ledit, remis à l'administration de la bibliothèque des Quatre-Nations deux statues antiques de moyenne proportion, représentant Diane et Apollon, provenant de la commune de Sceaux; plus, six colonnes moyennes, en marbre vert de mer, venant de Saint*Denis.

986. — Le 22 dudit, payé au citoyen Beauvallet, ^a-^ taaire, pour la restauration du tombeau de Diane de Poitiers, la somme de cinq cens vingt-huit francs. -^ Ledit, il a été donné aux citoyens Beauvallet et Louis François cent cinquante morceaux de débris de marbre, estimés ensemble à la somme de deux cens francs, pour être portés en ft-comple sur les travaux qu'ils font au Musée.

FLORÉAL

987. — Le 3 floréal, remis au citoyen Panney, stuca^ teur, cinq tombereaux de débris de marbre de toutes espèces, pour exécuter un pavé à la vénitienne au ministère de l'intérieur.

FLORÉAL AN TIL i4S

988. — Le 9 dudit, j'adresse au ministre un tabteao général des dépenses faites par les entrepreneurs et des à-comptes qu'ils ont reçus, pour les travaux faits dans la salle du XV* siècle. Je lui adresse en même temps un tableau des dépenses à fiure dans le courant de l'an VUI, en y ajoutant les devis des entrepreneurs.

989. — Le 17, reçu de madame veuve de Wailly le buste en pl&tre de feu son mari, modelé par Pajou ^

990. — Nota. — On observera que je n'ai nullement participé au déplacement . des monuments, des marbres et des tableaux qui se trouvoient ou qui orhoient les paroisses de Paris. La trop célèbre commune de Paris, de 1793, toutepuissante alors, les fit déplacer et détruire en quelque sorte par des ouvriers à ses gages ou à sa solde, à la tète desquels était un artiste, mon contemporain d'étude, qui, à ma sollicitation, fit transporter les morceaux les plus marquants au dépôt des Petits-Augustins. Plusieurs ont été brisés et vendus à des marbriers. Enfin les monuments, amenés sans

i. Le 17 floréal an VU, qui correspond au 6 mai 1799, est la dernière date du journal chronologique de Lenoir. Quelle que soit l'époque de la confection maUrielle du manuscrit, j'établirai, dans une dissertation spéciale, le moment précis où furent définitivement rédigés les États n« 1 et n» 2. Mais dès maintenant il importe de bien constater l'instant où s'arrêtent la récapitulation et la revue coordonnée de toutes les opérations du conservateur des Petits-Augustins. En Tan VII, Lenoir avait d^è publié quatre éditions de son catalogue. Son établissement était en pleine prospérité. Il annonçait, depuis nivôse an VI, la publication d'an ouvrage in folio avec de nombreuses planches dont les premières livraisons ont seules paru. Il est permis de supposer que c'est en vue de l'imprimer dans ce livre que Lenoir composa l'historique chronologique de la formation du Musée des Monuments français. Des circonstances l'empêchèrent sans doute de réaliser ce projet 11 ne songea que beaucoup plus tard à continuer le récit, au jour le jour, de tous les événements de sa carrière administrative. Quand il se remit à cet examen rétrospectif, il ne pensa plus à classer aussi méthodiquement toutes ses opérations. A partir de l'an VU, au lieu de recoudre k l'Etat n» 2 la saite des faits dans leur ordre de date, il mélangea à Ténumération de toutes ses restitutions, objet de l'État n« 3, le récit des principaux événements et des acquisitions nouvelles de son musée. Il en est i^ulté une regrettable confusion que nous avons dû cependant respecter et conserver pour ne pas altérer le texte d'un témoignage et ne pas enlever au Journal de Lenoir la valeur d'un document historique.

144 JOmAL D'AUXAmn LBiOaL '

mdie el pêle-aifle sar des daiTCttes, ont frooié pbtt da^ le Moflée où ils sont aDJoordlnii coosenés el lestaorfis par mes soins. On n'ignore pas que jdosieois ont été radiées on édiangés omtre des marbres on d'antres pièces ec»sidé* rtes comme inutiles à l'étnde des arts on à cdle de notre

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