‹ Alexandre Lenoir (volume 3)Chapitre 33 sur 207 · INTRODUCTION. XL · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XL

^ Des magasins qae l'on gagnerait à ces nouvelles dispositions; S"* La sûreté de cet établissement dont l'administration ne peut répondre si des étrangers ont le droit d'y venir à toute heure de la nuit.

(c La seule vue du bien public peut nous autoriser à vous proposer de revenir sur les dispositions que vous avez faites de ces entresols, mais nous croirions manquer à la confiance dont vous nous avez honorés, si non» ne soumettions à votre sagesse le bien qui peut résulter de la possession de ce local par l'administration, et les inconvénients inséparables d'un nouvel emménagement projeté. »

L'Institut fut, à son début, au nombre des envahisseurs.

o 3 messidor an V. — VAiministratiùn du Musée central des

Arts au Ministre de Vlntérieur.

«CitoyenMinistre, nous vous avons transmis, dans le courant du mois de ventôse dernier^ une lettre que nous adressions à l'Institut pour réclamer le salon d'Apollon, pièce absolument nécessaire au Musée, et qui, iors de la distribution des localités, fut accordée à l'Institut par décret du Corps législatif. Si vous daignez vous en faire donner connoissance, vous jugerez des motifs qui engagèrent l'administration à en redemander la possession. En effet, cette pièce et la salle d'assemblée de la ci-devant Académie de peinture appartenoient auparavant au Musée, et formoient la ligne de démarcation des deux monuments : le palais national des Sciences et des Arts, et le Musée central. L'Institut, pénétré de la justice de notre demande, suspendit les travaux qui doivent être faits dans ce salon, mais, ne voulant pas perdre les localités que la loi lui accorde sans sûreté d'en obtenir d'autres, il ne consentit à le céder que lorsque le gouvernement l'en dédommageroit par une autre pièce de même grandeur.

« Nous apprenons d'une part qu'il va être mis en possession de la vaste salle de la Marine, emplacement où il pourra, s'il le juge à propos, rplacer convenablement sa bibliothèque. Nous avons de môme su que vous veniez de lui faire céder une partie du logement dont jouissait la citoyenne Benoist, que vous prêtez provisoirement à cette citoyenne l'attelier du citoyen Hacquin, lequel jouira aussi provisoirement de celui du citoyen Oirault, peintre absent.

XLfl JOURNAL DE LENOIR.

(( L^administration doit vous observer que rattelier du citoyen Hacquin dépend des localités du Muséum, et qu'il est une annexe des Restaurations ; ainsi Tadminislration perd^ d'une part, le salon d'Apollon et la salle d'assemblée de la ci-devant Académie, de l'autre, cet attelier prêté au citoyen Hacquin.

« Nous vous prions donc, citoyen Ministre, pour engager l'Institut à nous rendre le salon d'Apollon réclamé, de lui procurer d'une part les moyens d'employer la vaste salle de la Marine, etc., etc. »

Autre réclamation contre les envahisseurs du Louvre :

• c( 3 messidor an V. — L'Administration du Musée central des

Arts au Ministre de Vlntérieur.

« Citoyen Ministre, un logement, qui pourrait se partager en deux ou trofs parties et servir à deux ou trois gardiens, est occupé, dans l'enceinte du Musée, par le citoyen Langlois, peintre en miniature,

a Pour communiquer à ce logement, ce citoyen a son entrée par la porte du Musée et c'est Tescalier des gardiens qui y conduit. Sans vous rappeler, citoyen Ministre, l'inconvénient qui peut résulter de l'introduction des étrangers dans le Musée et en attendant que vous ayez pu, en plaçant le citoyen David ailleurs, nous rendre les localités, la sûreté, et les moyens d'établir une police sévère, objet bien important dans un établissement tel que celui-ci, l'administration doit vous exposer le besoin qu'elle aurait du logement du citoyen Langlois. Klle ignore à quel titre ce citoyen en jouit, et s'en rapporte au compte que vous vous en ferez rendre, n

A la date du 26 vendémiaire an VI, le citoyen Vernlquct, cramponné à un magasin oïl il s'était installé, ne voulait pas déguerpir. L'administration s'adressa au ministre de Tintérieur dans ces termes : « .•. Nous vous prions aussi, citoyen ministre, de faire parvenir au citoyen Verniquet un ordre positif de livrer un petit magasin si longtemps disputé par lui. Telle faible que soit pour nous cette ressource, comme lieu de dépôt, jamais elle ne fut plus pressante. »

La résistance des locataires de la nation dura longtemps.

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