GXLII JOURNAL DE LENOIR
sculpté par Bontems ^ ; les monuments de Bonport * ; les
Le tombeau de Diane fut détruit officiellement. J'en ai pour garant le témoignage, assurément non suspect, de M. Roussel, dans son luxueux ouvrage sur le château de Diane de Poitiers. Cet appréciateur bienveillant des prooédés ré- Tolutionnaires s'exprime ainsi, p. 107 : a La seule destruction du tombeau a été décrétée par une motion faite par deux commissaires de sûreté générale Tenus de Dreux. C'est le seul (sic) ornement du château qui ait été abîmé et détruit par le fait direct de la Révolution, etc., etc. » Lenoir acheta de M. Herigoyen, propriétaire d'Anet, la statue de Diane agenouillée.
i . Le monument qui renfermait le cœur de François !•' fut vendu en janvier 1193, ave6 le mobilier du prieuré de Hautes-Bruyères : <(N<> 154 : Item, le mausolée en marbre blanc de François I«r, crié à la somme de 24 livres, a été adjugé après plusieurs enchères, au citoyen Percheron, pour 52 livres 11 sous. {BîUletin monumental, 5* série, t. V, 43* de la collection, p. 192 et 193). Lenoir le réclama pour son musée dans les termes suivants : a Paris, ce 1 1 germinal an VIII de la République. — Alexandre Lenoir, etc., au ministre de rintérieur. — L'abbaye de Hautes-Bruyères, située près de Montfort-l'Amaury, département de Seine-etrOise, renfermait un monument précieux qui avait été érigé à François I«'. Ce monument est simplement composé d'un fût de colonne en marbre blanc, orné de bazes et corniches d'un travail recherché d'arabesques et de médaillons représentant les Beaux-Arts. Un vase, qui renfermait le cœur de ce généreux chevalier, surmontait le tout. Il y a environ quatre ans que cette abbaye qui dépendoit de celle de Saint-Cyr, près Versailles, a été vendue. Cependant le morceau intéressant précité a été réservé de la vente du domaine et le propriétaire l'a fait déplacer et transporter dans sa cour où il est encore dans un état d'abandon.. — Je pense, citoyen Ministre, que ce monument, par le motif de son érection et la beauté de son travail, peut entrer dans la collection précieuse des monuments du xvi* siècle, et figurer, dans le Musée que je dirige, auprès du tombeau du vainqueur de Cérisoles, dont je viens de terminer la restauration. — Citoyen Ministre, je réclame de votre amour pour les arts l'autorisation suffisante pour retirer cette colonne funéraire de l'état d'abandon où elle est. — Je pourrai, si vous adhères à'ma demande, faire conduire ce morceau précieux dans le Musée des monuments français, à la suite du transport de la maison de Diane de Poitiers à Anet, dont j'ai commencé le déplacement. J'éviterai, par ce moyen, des frais particuliers pour le transport, de cette colonne qui est faite pour arrêter votre attention, et par ce moyen, [je pourrai] la* faire arriver à Paris sans dépense. Salut et respect. — Lenoir. »
Le ministre de l'Intérieur autorisa, le 15 çerminal an VIII, le déplacemeot du mausolée de François !«', qui fut gracieusement offert par sou propriétaire : s J'ai reçu du citoyen Marguerie, propriétaire à Hautes-Bruyères, le monument qui avait été érigé à François 1*^, dans cette abbaye, le 13 floréal an VIII. — Lenoie. »
2. <f Bonport, le 22 fructidor an IX.— De la Follie, au citoyen Lenoir, etc. — Citoyen, je suis prêt (sic) d'effectuer l'envoy des objets détaillés dans votre dernière du 4 courant, sçavoir : 1 » La colonne de Desportes, son piédestal en pierre revêtu de marbre, ses accessoires et le médaillon en bronze. — 2» La statue couchée en pierre du grand veneur, avec le masque eu marbfe. — 3* La statue, de même nature, de sa femme et son masque. — 4« Le bas-relief gothique en pierre avec son cadre en bois, etc. — De la Follie. d